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Affaire Bonfanti - Seuls les dictatures n’appliquent pas un délais de prescription de 10 ans ! vidéo 1’28

samedi 17 janvier 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 17 janvier 2026).

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Publié le 16 janvier 2026 à 14h11
Modfié le 16 janvier 2026 à 14h59

V.G. avec AFP

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  • Le meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti, résolu 36 ans après sa disparition, est prescrit, a statué vendredi la Cour de cassation, ce qui fera jurisprudence dans les cas similaires.
  • Cette décision ferme la porte aux poursuites contre Yves Chatain, qui avait finalement avoué en 2022 avoir étranglé Marie-Thérèse Bonfanti, portée disparue en 1986 en Isère.

Le meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti, résolu 36 ans après sa disparition, est prescrit, a statué vendredi la Cour de cassation, plus haute juridiction judiciaire française, ce qui fera jurisprudence dans les cas similaires.

Cette décision ferme la porte aux poursuites contre Yves Chatain, qui avait finalement avoué en 2022 avoir étranglé Mme Bonfanti, portée disparue à l’âge de 25 ans le 22 mai 1986 en Isère.

La position de la Cour de cassation, très attendue, rejaillira sur tout ""cold case" s"imilaire, notamment dans certains dossiers du pôle de Nanterre spécialisé dans les crimes non élucidés.

La cour n’a pas suivi l’avis du procureur général

""Dans cette affaire, il n’y a pas eu d’obstacle insurmontable de nature à suspendre le cours de la prescription"," a estimé la Cour de cassation.

""En effet, dès la disparition de la victime, la commission d’une infraction a été suspectée. Des investigations pouvaient donc être réalisées"," ajoute la plus haute juridiction française." "L’action publique est donc prescrite"", conclut la Cour de cassation.

Elle n’a donc pas suivi l’avis de Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, qui avait insisté lors de l’audience du 28 novembre pour une évolution de la jurisprudence dans un tel cas. Rémy Heitz avait soutenu qu’un crime comme celui-ci ""ne peut commencer à se prescrire tant qu’il est ignoré de tous, sauf de son auteur"."

Le procureur général avait aussi invoqué les attentes de la société aujourd’hui, notamment en terme d’impunité." "La mémoire du crime ne s’efface jamais pour les victimes et leurs familles"", avait-il martelé à l’audience.

Rémy Heitz avait aussi élargi la focale : parmi les 22 procédures qualifiées fin 2025 d’"enlèvement" et "séquestration" dans le périmètre du pôle "cold cases" de Nanterre, sept pourraient être remises en cause si la prescription avait été établie dans cette affaire.

Cette question centrale dans le dossier Bonfanti avait déjà été examinée précédemment par les cours d’appel de Grenoble et Lyon, avant de revenir devant la Cour de cassation.

"Une injustice violente" pour les parties civiles

Thierry Bonfanti a dénoncé une ""injustice violente" "après cette décision. ""C’est un jour terrible pour nous, c’est incroyable d’entendre ça de la part d’une justice dont nous sommes les victimes"", a-t-il encore déploré à la sortie de l’audience.

""Je ne sais pas comment va se passer l’avenir des pôles ’cold cases’, mais si c’est pour avoir des résultats comme celui-ci, je leur souhaite bien du courage"", a-t-il conclu, amer et les larmes aux yeux, entouré d’autres membres de sa famille, éplorés.

Un pourvoi formé par l’auteur du crime

Le pourvoi en cassation tranché ce vendredi avait été formé par Yves Chatain, mis en examen après ses aveux il y a quatre ans pour" "enlèvement", "séquestration" "et" "meurtre"". Le mis en cause, aujourd’hui sexagénaire, demandait qu’il soit mis fin à la procédure judiciaire, estimant que l’action publique était prescrite.

Le délai de prescription de meurtre, qui court à compter du jour où le crime a été commis, était de 10 ans avant 2017 et est de 20 ans depuis (cet allongement du délai de prescription ne s’applique pas aux crimes prescrits avant 2017).

Pourquoi les crimes sont-ils prescrits au bout de 10 ans ? (vidéo 1’37)

https://mai68.org/spip/spip.php?article10772

Extrait de Femmes de loi - Dette d’amour

Enregistré sur NRJ 12 le 22 avril 2016 vers 20h55

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Dans la vidéo, une femme de loi explique par la présomption d’innocence la nécessité de la prescription des crimes au bout de 10 ans.

Il existe une autre raison à une telle prescription, c’est le droit pour tous à une deuxième chance. En fait, au bout d’un temps aussi long, la personne qui a commis un crime a souvent changé et se refuserait à le commettre à nouveau. En quelque sorte, elle n’est plus la même. Donc, la juger au bout de 10 ans, ce ne serait pas juger la bonne personne, et ce serait injuste.

Il y a quelques semaines, j’ai entendu à la radio qu’en France le pouvoir voulait supprimer cette prescription. Si cela se faisait, ce serait un terrible retour en arrière, et une grande avancée vers la dictature la plus absolue.

Doublement des délais de prescription - 16 février 2017 - La France devient visiblement ce qu’elle était déjà essentiellement : une dictature !

https://mai68.org/spip/spip.php?art…

Note de do : L’aveu d’un crime n’a pas plus de valeur qu’un témoignage. S’il a plus de dix ans, il ne compte pas pour les divers raisons expliquées.

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