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Au Venezuela, loin des médias occidentaux, le peuple continue à se mobiliser massivement

samedi 17 janvier 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 17 janvier 2026).

Au Venezuela, loin des médias occidentaux, le peuple continue à se mobiliser massivement. Le 13 janvier, les travailleurs des transports ont rempli l’avenue Bolívar de Caracas pour exiger la libération du président Nicolás Maduro et de son épouse, la députée Cilia Flores. Avant de les kidnapper, la mafia d’extrême droite de Donald Trump a assassiné près de deux cents combattants et civils."

2 Messages de forum

  • La forte mobilisation actuelle est une chance pour définir des tâches au prolétariat pour s’engager dans un processus révolutionnaire.

    Quelle révolution des oeillets au Portugal ?
    Quelle révolution au Vénézuela ?
    Révolution, mot valise, une confusion entretenue sciemment.
    .
    Il ne suffit pas d’une nationalisation aussi importante que le pétrole, pour définir l’étape dans laquelle un peuple en lutte se trouve. Dans un Etat capitaliste, une nationalisation c’est du capitalisme d’Etat, où les critères capitalistes persistent dans l’ensemble de la société et dans l’entreprise nationalisée même, où la lutte des classes s’exacerbe, tout comme dans le socialisme d’ailleurs. Le socialisme c’est à minima les nationalisations qui se transforment en socialisation grâce au pouvoir donné aux vrais créateurs de richesses via la dictature du prolétariat pour le bénéfice de l’ensemble de la population en libérant les forces productives pour tous et non pour le profit.

    Curieusement, le succès de la révolution démocratique anti-impérialiste au Venezuela a renforcé l’étapisme dans toute une série d’organisations communistes d’États impérialistes comme ici en France, sans doute parce que cela correspond à ce qu’a été la pratique de focalisation du PCF sur des objectifs intermédiaires.

    Le PSUV est un parti bourgeois, social-démocrate avec des fractions ouvertement anticommunistes. Certains secteurs bourgeois ont bénéficié de la récupération des richesses confisquées par l’impérialisme et la bourgeoisie compradore. Cette fraction veut aller plus loin.

    Le PSUV se considère-t-il d’ailleurs dans un processus par étapes ? S’il l’était alors pourquoi la répression contre le Parti Communiste Vénézuelien et l’attaque contre les droits acquis des travailleurs ?

    le flux des revenus pétroliers sont devenus insuffisants pour soutenir la base économique. La bourgeoisie et le PSUV veut faire porter le fardeau sur la classe ouvrière du Venezuela.

    La crise de l’impérialisme des monopoles étrangers lorgnent sur la manne pétrolière, notamment la finance, les banques pour relancer la fabrique de la monnaie, crédits et produits dérivés.
    Pas si facile parce que les sanctions contre le venezuela n’ont pas permis de dégager des capitaux pour moderniser l’appareil d’extraction du pétrole estimés à 100 milliards par les compagnies pétrolières étrangères lorsque Trump leur donnait les richesses pétrolières sur un plateau.

    Dans une stratégie par étapes pour aller au socialisme, la phase nationale, démocratique, anti-impérialiste doit préparer la phase suivante, la phase prolétarienne. La Révolution national-démocratique, cette étape qui n’a rien d’universel comme forme de passage au socialisme, en France elle n’est pas nécessaire. Impérativement elle doit être dirigée par le prolétariat de bout en bout sinon elle peut dériver vers la collaboration de classe.

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    • Dans le contexte d’une économie mondialisée et banco-centralisée, le dilemme ne peut être entre "voie prolétarienne" et "voie nationale bourgeoise" qu’à partir du moment où se développe une économie nationale suffisamment endogène pour que la question se pose réellement.

      Or l’économie vénézuélienne repose presque quasi exclusivement sur les revenus de l’exportation du pétrole, et cela depuis des décennies, bien avant Chavez et Maduro.

      Des tentatives pour remédier à cette dépendance ont été faites, également bien avant Chavez et Maduro, et elles ont toutes échoué.

      Mieux répartir socialement les revenus de l’exportation du pétrole n’est qu’une forme très illusoire et nécessairement passagère de "progrès social" et pas véritablement du "socialisme". Paradoxalement cela repose sur une condition de libéralisme absolu du marché de l’énergie, soit actuellement seulement une utopie libertarienne, et sur la validité elle-même du marché de l’énergie.

      Le seul prolétariat industriel significatif au Vénézuela est celui de l’industrie du pétrole et il ne peut donc actuellement être "révolutionnaire" que dans les limites définies par la capacité du pays à exporter son pétrole, c’est à dire actuellement une capacité réduite à très peu.

      Le changement ne peut être que dans la capacité industrielle nationale à raffiner la quantité de pétrole suffisante pour les besoins du pays et passer à autre chose en termes de développement économique endogène, agricole et autre, en diversifiant ses échanges dans tous les domaines sans nécessairement reposer sur l’hypothétique et instable mane pétrolière qui est actuellement plus un poison qu’un profit pour l’économie de ce pays.

      Que ce soit dans le prolétariat ou dans la bourgeoisie nationale, les véritables forces révolutionnaires du Venezuela sont pour l’essentiel nécessairement ailleurs que dans l’actuelle industrie pétrolière. Il leur reste à trouver leur autonomie et leur expression politique.

      Luniterre

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