
Dans le monde chaotique qui a succédé à la crise de 2007-2008, c’est l’exportation de la dette qui a pris le pas sur l’exportation des capitaux comme facteur de survie des empires et des nations. La France héritière du Général De Gaulle peut-elle encore y trouver sa place comme nation libre ?
Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France :
Dans la première moitié du XXe siècle le capital industriel en pleine expansion s’est répandu par la violence armée sur tous les continents en générant deux guerres mondiales, mais qui n’ont pas freiné son essor ni le relatif progrès social allant avec, culminant notamment avec les « 30 Glorieuses » en France. Avec l’élargissement du capital industriel se produisait aussi celui de la classe ouvrière, culminant avec la fin des « 30 Glorieuses ». Ensuite la désindustrialisation a fait son œuvre « impérialiste » en « délocalisant » les principales industries vers les « anciennes colonies » mais dont la main d’œuvre restait facilement exploitable et déplaçable au gré des flux financiers. Pourtant le progrès technique de l’industrie n’avait déjà plus besoin de tant de main d’œuvre ouvrière et ce n’est plus le progrès mais le recul social généralisé qui en est résulté, avec un endettement de plus en plus lourd des Etats pour tenter de compenser la chute de rentabilité des investissements.
C’est définitivement l’expansion de la dette qui a pris le pas, au XXIe siècle, sur l’expansion du capital productif. La masse monétaire en circulation, qui permet encore à l’économie de fonctionner « normalement » en apparence, ne provient plus de l’élargissement du capital productif mais de l’élargissement de la dette. Dans cette nouvelle masse monétaire en circulation c’est essentiellement l’argent de la dette qui s’accumule sur les comptes des « grosses fortunes » que l’on appelle encore « capitalistes » mais qui ne sont plus que purement parasites en réalité.
Le mouvement Maga de Trump était la dernière tentative de restaurer le capital productif aux USA et il a échoué, laissant la plus puissante nation du monde face à l’abîme de sa dette colossale, qu’elle ne peut faire « oublier » qu’en imposant de plus en plus violemment son « narratif » aux autres nations. Ce n’est plus la violence conquérante de l’expansion impérialiste des siècles passés mais la violence d’un prédateur aux abois qui se bat désormais pour sa survie. Face à lui, sa propre créature, qu’il a lui-même financé, à l’origine, dès les années 70, par ses propres « délocalisations » : la Chine. Le capital impérialiste était déjà devenu une hydre à deux têtes à la fin du XXe siècle, la dette de l’une étant le capital de l’autre. Mais à présent la Chine exporte à son tour sa dette sur ses « routes de la soie » emprisonnant sous ce label « attractif » ce qui ne l’était pas encore par l’Occident.
L’expansion mondiale de la dette ne laisse plus aucune liberté aux Etats incapables d’échapper à cette soumission. C’est le cas de notre pays, la France devenue sous la Macronie un sujet parmi d’autres des calculs de la Banque Centrale Européenne, véritable nouveau siège du pouvoir sur le vieux continent, comme l’est la Fed de l’autre côté de l’Atlantique et dont Trump s’efforce pathétiquement de reprendre le contrôle, ce qu’il avait déjà échoué de faire en nommant Powell à sa tête lors de son précédent mandat.
Dans une Europe prise en tenaille, dans un Occident en voie d’effondrement économique et civilisationnel, la France a encore moins d’« alliés » qu’elle ne pouvait en espérer en 1940 : pour être à nouveau respectée et nouer des accords utiles elle ne peut compter que sur ses propres forces et la détermination de son peuple, exprimant à nouveau par la voie des référendums sa volonté d’indépendance dans tous les domaines :
_ Indépendance militaire et géostratégique : la force de dissuasion nucléaire doit être remise à jour et au service de l’indépendance de la France de façon potentiellement efficace dans toutes les directions. L’industrie militaire française doit fournir par priorité absolue nos forces armées nationales, en complément et renfort de la dissuasion, et non au service d’intérêts étrangers à la nation.
_ Indépendance diplomatique et économique : les relations extérieures ne doivent pouvoir se faire que sur une base constitutionnelle strictement bilatérale et équitable avec chaque pays et non pas en signant des accords globaux avec des groupements internationaux de quelque nature que ce soit. Ce qui rendra ainsi caducs tous les accords inéquitables signés jusqu’ici par des politiciens traîtres à la nation.
_ Indépendance financière et monétaire : la France rétablira le Conseil National du Crédit à l’échelle nationale et régionale sur une base constitutionnelle démocratique représentative lui donnant pouvoir de contrôle sur le crédit et la circulation monétaire sur le territoire de la République, mettant ainsi un terme aux pouvoirs extraterritoriaux de la Banque Centrale Européenne.
_ Indépendance culturelle et idéologique : un principe constitutionnel complémentaire devra redonner à la laïcité sa véritable légitimité en affirmant que le renoncement explicite à tout principe théocratique doit être une base statutaire de l’existence légale de toute Église ou institution religieuse sur le territoire de la République. Une nécessité pour affirmer clairement l’indépendance de la France à l’égard de toutes les puissances de facto théocratiques et de leurs agents d’influence sur le territoire national.
Soit quatre points cardinaux à soumettre au débat public en vue d’une reconquête constitutionnelle et référendaire de l’indépendance de la France
Le texte en doc PDF imprimable :
(Recto-verso 21 x 29,7)
Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France.PDF
https://frontdeslaics.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/01/les_quatre_points_cardinaux_du_retour_a_lindependance_de_la_france.pdf

Source :
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/les-quatre-points-cardinaux-du-retour-a-l-independance-de-la-france.html
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EN RÉPONSE CONSTRUCTIVE À :
La premiere indépendance pour une communauté est la souveraineté alimentaire (nourriture/eau)
https://mai68.org/spip3/spip.php?article5898#forum3409
Et la France ne l’est pas de ce point de vue
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L’autonomie alimentaire est un corollaire d’une politique agricole indépendante, qui est elle-même un corollaire de l’indépendance financière de la France, troisième point dans cette formulation résumée pour un format 21 x 29,7, mais qui, pleinement développé, donne logiquement ceci :
_2_ Rétablissement, également par voie référendaire, du Conseil National du Crédit, sur la base d’une représentativité nationale et régionale démocratique, et doté de pouvoirs constitutionnels lui assurant la suprématie du contrôle du crédit et de la circulation monétaire sur le territoire français, par rapport à toutes les autres institutions internationales, à commencer par la BCE. Avec pour premier objectif concret une politique du crédit en vue d’aider notre agriculture nationale à être rapidement en mesure d’assurer l’autonomie alimentaire du pays : une urgence absolue, désormais, face aux risques d’ingérence et d’intervention US sur le vieux continent, en dépit des engagements électoraux trumpistes.
US über alles ? - "Monroe" remplace "Maga" : Résistance française encore possible ?
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/us-uber-alles-monroe-remplace-maga-resistance-francaise-encore-possible.html
Initialement publié ici-même sur VLR, du reste :
https://mai68.org/spip3/spip.php?article5803
Et déjà tel quel dès le 4 janvier ici même sur VLR, à propos de :
La seconde mort d’Hugo Chavez ouvre la tombe de l’Amérique trumpienne
https://mai68.org/spip3/spip.php?article5764
Republié récemment sur Ciel de France :
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/venezuela-la-seconde-mort-d-hugo-chavez-ouvre-la-tombe-de-l-amerique-trumpienne.html
Initialement le Point 2, donc, mais conditionné de fait par la pratique des relations économiques bilatérales équitables, qui s’avère être aussi un prérequis de nature constitutionnelle, si l’on y réfléchit un tant soit peu, et ce qui est donc devenu le Point 2 actuel.
Les observations sur ce point sont donc non seulement valables mais tout à fait pertinentes et doivent donc se transformer en propositions concrètes dans le cadre général d’un mouvement populaire et social de reconstruction de l’indépendance nationale de la France.
Luniterre
