Note : Macron prétend que cet arraisonnement a été réalisé "dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer" alors qu’elle s’est déroulée "en haute mer".
Un pétrolier provenant de Russie arraisonné par la Marine nationale en mer Méditerranée
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Publié le 22 janvier 2026 à 15h33
Modifié le 22 janvier 2026 à 22h36par V.M
- La Marine nationale a arraisonné un pétrolier en provenance de Russie, annonce Emmanuel Macron sur X.
- Le navire circulait en haute mer et est sous sanction internationale.
- Une enquête préliminaire a été ouverte pour "défaut de pavillon d’un navire"
L’interception s’est faite ce jeudi matin en haute mer. La Marine nationale a arraisonné un pétrolier en provenance de Russie en mer Méditerranée, a annoncé Emmanuel Macron sur X. Le navire est "sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon", précise le président de la République sur son compte, ajoutant que l’intervention a été effectuée "avec le concours de plusieurs de nos alliés", et ""dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer".
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Emmanuel Macron
@EmmanuelMacronNous ne laisserons rien passer.
La Marine nationale a arraisonné ce matin un navire pétrolier en provenance de Russie, sous sanctions internationales et suspecté d’arborer un faux pavillon.
Cette intervention a été effectuée en haute mer, en Méditerranée, avec le concours de plusieurs de nos alliés. Elle a été menée dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer.
Une enquête judiciaire est ouverte.
Le navire a été dérouté.Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions.
Les activités de la flotte fantôme contribuent au financement de la guerre d’agression contre l’Ukraine.
"Nous ne laisserons rien passer"
Une enquête judiciaire a été ouverte, a ajouté le chef de l’État. "Nous ne laisserons rien passer", a également déclaré Emmanuel Macron. "Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions. Les activités de "la flotte fantôme" contribuent au financement de la guerre d’agression contre l’Ukraine." Selon les premiers éléments, le pétrolier a été arraisonné à proximité de Gibraltar.
Le préfet maritime de Méditerranée a donné plus de détails dans un communiqué sur cette "action menée en coopération avec nos alliés dont le Royaume-Uni", qui s’est déroulée "en haute mer" entre l’Espagne et l’Afrique du Nord, à bord du "pétrolier-cargo Grinch en provenance de Mourmansk", port arctique de la mer de Barents.
Le parquet de Marseille a annoncé jeudi soir l’ouverture d’une enquête préliminaire pour "défaut de pavillon d’un navire". Le déroutement du navire a été sollicité pour permettre cette enquête.
La "flotte fantôme" russe
Cette opération "visait à vérifier la nationalité du navire", dont "l’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité du pavillon arboré", ce qui a donné lieu à "un signalement au procureur de Marseille", développe la préfecture maritime, indiquant que le navire "est actuellement escorté par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la poursuite des vérifications".
Pour Emmanuel Macron, cet arraisonnement réalisé "dans le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer" démontre que la France est "déterminée à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions" contre la "flotte fantôme" russe, dont "les activités contribuent au financement de la guerre d’agression contre l’Ukraine".
Depuis Bruxelles, où un sommet européen est organisé ce jeudi soir, le président est brièvement revenu sur cette annonce. "Nous avons expliqué que la flotte fantôme était un problème pour nous tous parce qu’elle permettait de financer l’effort de guerre de la Russie et qu’elle contrevenait aux règles et "aux sanctions que nous avions décidées", a-t-il déclaré face aux journalistes. "La marine française a agi en bon ordre pour faire respecter le droit et venir contrarier le mouvement d’un navire qui contribue à cette flotte fantôme", a-t-il encore fait valoir, vantant son "efficacité" et la "constance" des efforts de la France.
Le pétrolier Grinch figure sous ce nom sur la liste des navires de la flotte fantôme russe placés sous sanctions par le Royaume-Uni mais sous le nom de "Carl" sur la liste établie par l’Union européenne et les États-Unis. Selon le site marinetraffic, au moment de son arraisonnement il faisait route vers l’Est, entre Almeria (Espagne) et Oran (Algérie), arborant le pavillon des Comores.
