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L’un des moyens utilisé par les USA pour enlever Maduro

vendredi 23 janvier 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 23 janvier 2026).

Nahum Fernández, gouverneur de Caracas, 22 janvier 2026 :

J’étais à Caracas. Nous ne pensions pas qu’ils soient capables d’entrer avec des avions et des hélicoptères, avec des commandos spécialisés et des armes qui empêchent la population de communiquer. Nous avons vu comment ils ont enflammé différentes zone de Caracas grâce au bombardement. Les gens fuyaient, épouvantés à cause du bruit assourdissant des missiles Tomahawk et de ses avions technologiques. Ils vous rendent fou. Ils ont attaqué les principales sous-stations électriques et provoqué une tempête magnétique totale pour que nous soyons dans l’obscurité et aveugles.

Question de do : Une bombe E a-t-elle été utilisée ?

Une e-bomb est une arme qui utilise un champ électromagnétique intense pour créer une brève impulsion d’énergie, affectant les circuits électroniques sans nuire aux humains ou aux bâtiments.

Voir ce qu’est une bombe E en détail ici :

https://mai68.org/spip3/spip.php?article5905


Venezuela : Le peuple sera dans la rue tant que Nicolás et Cilia ne seront pas rentrés.

https://bolivarinfos.over-blog.com/…

23 Janvier 2026, 18:35pm

Interview de Nahum Fernández, gouverneur de Caracas

Par Geraldina Colotti

Source : resumenlatinoamericano 22 janvier 2026

En sortant de l’assemblée nationale ou la présidente par intérim Delcy Rodríguez présenter son mémoire et ses comptes, nous avons parlé avec Nahum Fernández, gouverneur de Caracas et responsable de la mobilisation au Bureau Politique de la Révolution Bolivarienne. Nahum Fernández analyse le scénario complexe que vit le pays depuis le 3 janvier.

— Comment as-tu vécu et analysé ce qui s’est passé le 3 janvier, quand Trump a attaqué militairement, le Venezuela et enlevé son président, Nicolas Maduro, et la première combattante,Cilia Flores ?

Le 3 janvier, nous avons été victimes d’une attaque inhabituelle, suprémaciste, par la force armée des États-Unis. Ils ont enlevé le président de la république grâce à une force asymétrique et à une folie technologique de dernière génération. Nous, nous ne sommes pas un pays belliqueux, nous n’avons construit ni bombe atomique ni armes de destruction massive. Ce n’est pas notre histoire. Nous ne dépensons pas d’argent dans la guerre comme le fait l’Europe mais dans la paix et dans les conditions pour que notre peuple vive. Il y a une grande injustice dans le monde. Le monde est impacté, même écœuré. Imagine ce qui s’est passé avec l’Europe, à genoux toute la vie devant l’OTAN. Le Nord a dit oui à la guerre et les bateaux sont là, menaçant d’un conflit mondial qui ne laissera rien pour l’humanité. Il est encore temps d’arrêter cette folie qui ne génère que des larmes et la mort à cause du caprice de certains individus qui veulent démontrer qui est le plus fort. Nous, ce qui nous intéresse, c’est que l’être humain se développe, que les enfants grandissent, que nous préserver ions l’eau et la planète. Nous avons besoin de plus d’écoles et d’hôpitaux, de plus d’amour envers son prochain.

— Où étais-tu quand c’est arrivé et comment as-tu réagi ?

J’étais à Caracas. Nous ne pensions pas qu’il soit capable d’entrer avec des avions et des hélicoptères, avec des commandos spécialisés et des armes qui empêche la population de communiquer. Nous avons vu comment ils ont enflammé différentes zone de Caracas grâce au bombardement. Les gens fuyaient, épouvantés à cause du bruit assourdissant des missiles Tomahawk et de ses avions technologiques ils vous rendent fou. Ils ont attaqué les principales sous-stations électriques et provoqué une tempête magnétique totale pour que nous soyons dans l’obscurité et aveugles. Après, ils se sont vantés du fait que c’était une attaque « intelligente » pour démontrer leur force. Nous n’avons jamais discuté le fait que les États-Unis possèdent une technologie militaire, mais l’utiliser ainsi contre un peuple en paix, c’est une atrocité.

— Comment le peuple a-t-il réagi à cette agression ?

Malgré la supériorité militaire, le peuple est sorti dans la rue pour défendre Nicolas Maduro. C’est le dernier maillon de la défense du territoire : mettre en jeu la vie pour rester indépendant. Avec cette attaque, seule la haine et la rancœur semées par le discours de Maria Corina Machado ont gagné. Ici, personne ne gagne, au contraire, il y a une tache dans notre histoire : un pays qui n’avait jamais été ni envahi ni bombardé a subi une attaque fulminante pour créer la peur et la panique collective. Mais ils n’ont pas gagné et ils ne gagneront pas parce que la haine ne gagne jamais. Le peuple est toujours debout.

— Vous dites que le pays était en paix avant le bombardement, quelle était la situation pendant ces jours-là ?

C’était un pays en paix. Nous, les Vénézuéliens, étions en train de célébrer Noël. L’attaque nous a surpris en famille, finissant de manger le traditionnel jambon des 1er, 2 et 3 janvier. C’est ainsi qu’ils nous ont surpris. Mais le 4 , le peuple était déjà dans la rue pour protester contre un fait juridiquement illégal. On a violé le droit international et la charte des Nations unies. Aujourd’hui, le peuple réclame le rétablissement de l’ordre, car l’humanité est en proie à une nervosité totale face à cette menace de guerre nucléaire. Il faut mettre fin à cette folie.

— La présidente par intérim a présenté un bilan économique impressionnant, malgré le siège. Que penses-tu de ceux qui nient le blocus ?

Ceux qui disent qu’il n’y avait pas de sanctions sont aujourd’hui stupéfaits. C’était la vérité : le blocus existait et il est féroce. Le président Maduro l’a toujours dit. Chaque fois que nous avons cherché à avoir de meilleures relations avec les États-Unis, l’extrême-droite s’est mise au milieu avec des mensonges pour briser la brèche diplomatique et provoquer une guerre.

— La présidente par intérim a annoncé des mesures importantes comme le Fonds Social Spécial. Qu’en penses-tu ?

Tout le pays l’attendait : la revendication du monde du travail. S’il n’y a plus de sanctions, les ressources qui entrent iront directement aux travailleurs, aux services et au secteur social. Le pouvoir d’achat des gens va augmenter. En ce qui concerne les relations avec les États-Unis, elles doivent être normales, des relations de respect. Hugo Chavez les a eues, même avec des compagnies pétrolières des Bush travaillant dans la bande de l’Orénoque. Le président Maduro a toujours été disposé au dialogue dans des conditions de respect. Notre phrase a toujours été : « Le pétrole est ici mais pour l’emporter, ils devront le payer. »

— Quel est le principal défi pour la présidente par intérim en ce moment ?

Le principal défi est de normaliser le système économique et le problème du dollar pour améliorer la le pouvoir d’achat de la famille vénézuélienne. De meilleures jours se profile. Grâce à la résistance de ces 12 ans, Maduro est un président assiégé, mais aujourd’hui, les relations avec les États-Unis basées sur le respect, que nous avons toujours voulues, peuvent renaître.

— La présidente a annoncé que la loi anti-blocus doit être réformée. Comment ceci répond-t-il à ceux qui disent que le pétrole est déjà aux mains des États-Unis ?

Les États-Unis ont toujours été notre principal partenaire commercial parce qu’ils ont les infrastructures pour traiter le pétrole lourd vénézuélien. Des entreprises comme Chevron travaillent ici depuis 60 ou 70 ans, même pendant le blocus, Chevron est restée. Maintenant qu’on envisage de nouvelles relations, les compagnies pétrolières étasuniennes elles-memes ont dit à Trump lors d’une réunion que les sanctions leur avaient fait perdre des milliers de millions de dollars. Le commerce, c’est simple : il nous achète le pétrole, nous leur donnons et il nous le paye. Cet argent va aux revenus du travail, aux salaires et à l’aide sociale. Donald Trump a sa dynamique mais la réalité est que le Gouvernement, c’est nous. Ils l’ont même reconnu en parlant avec un Gouvernement par intérim, mais en sachant que le président continue à être Nicolas Maduro. Sous ce schéma de la diplomatie de paix, nous, nous allons nous battre jusqu’à ce qu’ils libèrent Cilia Flores et Nicolás Maduro.

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