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L’interdiction des "réseaux sociaux" aux moins de 15 ans est un prétexte pour interdire l’anonymat !

mardi 27 janvier 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 27 janvier 2026).

TF1info, 26 janvier 2026 : L’article ainsi rédigé, qui prévoit une entrée en vigueur à la rentrée 2026, a été adopté par 116 voix contre 23, avec le soutien du camp gouvernemental, de l’alliance RN-UDR, des communistes, des indépendants de Liot et de la majorité des écologistes. Les insoumis ont voté contre. Les socialistes se sont eux en majorité abstenus.

breizh-info, 27 janvier 2026 : Les autorités chargées de la vie privée alertent depuis des mois : multiplier les contrôles d’identité, c’est aussi multiplier les risques de fuite, d’abus, ou de constitution de bases sensibles. Une solution européenne de vérification d’âge “sans divulguer l’identité” est annoncée.

Note de do :

Déjà que je n’avais de cesse d’appeler au boycott des réseaux sociaux, cela me fait une raison de plus de le faire. Le pouvoir veut savoir qui pense quoi. L’anonymat qu’il prétend maintenant garantir est évidemment un mensonge. C’est la police de la pensée. Cela va être le règne de l’autocensure.

Il faut bien se dire que l’auto-censure interdit en fait la pensée libre. On n’ose pas dire ce qu’on pense vraiment ; puis, comme on veut croire qu’on est libre, qu’on parle librement, on finit par préférer se dire que ce à quoi l’on aurait dû penser est faux.

Remarquez bien une chose : le pouvoir a commencé par faire de la propagande pour supprimer l’anonymat sur internet. Puis, comme ça ne plaisait pas, il a cessé d’en parler. À la place, il a parlé du "danger des réseaux sociaux pour les mineurs". il a ainsi trouvé une bonne excuse pour justifier la vérification d’identité. Il nous prend donc pour des cons en prétendant que cette vérification d’identité sera anonymisée !

Tout n’est cependant pas négatif dans cette loi. Souvenons-nous de la loi Hadopi qui avait, en son temps, forcé les gens à apprendre ce qu’est un VPN. La CIA avait d’ailleurs engueulé Sarkozy à ce sujet. Et bien, gageons que cette loi poussera les jeunes à apprendre à passer par dessus l’interdit. Cette loi sera éducative, finalement !


L’Assemblée adopte l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, Macron salue "une étape majeure"

https://www.tf1info.fr/politique/in…

Publié le lundi 26 janvier 2026 à 22h54
Modifié le mardi 27 janvier 2026 à 6h29

par J.F. avec AFP

J’ai pas confiance dans le "tiers de confiance" !

LCI - 26 janvier 2026

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

  • Les députés ont adopté ce lundi soir l’article phare de la proposition de loi visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.
  • Il prévoit que "l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de 15 ans", pour une entrée en vigueur à la rentrée 2026.

Bientôt une première en Europe ? Les députés ont adopté dans la nuit de lundi à mardi une proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, une mesure visant à protéger la santé des adolescents, soutenue de tout leur poids par le gouvernement et Emmanuel Macron. La proposition de loi Renaissance devra maintenant être examinée au Sénat, et ce ""dans les semaines à venir"", a promis la ministre du Numérique Anne Le Hénanff.

Le président de la République, attaché à cette réforme qui marquerait son second quinquennat, a salué ""une étape majeure"". ""Parce que le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre. Ni aux plateformes américaines, ni aux réseaux chinois"", a-t-il ajouté sur X. S’il est adopté définitivement, la France deviendrait le deuxième pays à se doter d’une législation aussi restrictive pour les mineurs, après l’Australie qui a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans début décembre.

Les députés ont donné leur feu vert à un amendement identique du gouvernement et de la rapporteure Renaissance du texte, Laure Miller, réécrivant l’article premier. Il prévoit que" "l’accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de quinze ans"". L’article ainsi rédigé, qui prévoit une entrée en vigueur à la rentrée 2026, a été adopté par 116 voix contre 23, avec le soutien du camp gouvernemental, de l’alliance RN-UDR, des communistes, des indépendants de Liot et de la majorité des écologistes. Les insoumis ont voté contre. Les socialistes se sont eux en majorité abstenus.

Exclure les mineurs des "pressions commerciales excessives"

Un amendement de la députée socialiste Ayda Hadizadeh a aussi été adopté à quelques voix près, établissant que les fournisseurs de réseaux sociaux ""garantissent que les mineurs ne sont pas exposés à une pression commerciale excessive"" et interdisant la ""promotion de produits ou services susceptibles d’altérer la santé physique ou mentale des mineurs"" sur les réseaux sociaux leur étant destinés. Laure Miller a regretté l’adoption de cet amendement" "pas conforme au droit de l’Union européenne"" et faisant risquer au texte ""d’être retoqué par la Commission européenne"".

Les débats se sont par moments déroulés au pas de course, et des votes à quelques voix près ont parfois créé la surprise.

Plusieurs amendements visant à contraindre les plateformes de réseaux sociaux, combattus par la rapporteure et la ministre car contrevenant selon elles au droit européen, ont été adoptés. Il y aura ""encore de multiples occasions de réajuster le texte"", a toutefois voulu rassurer l’entourage de Mme Miller, dans une déclaration à l’AFP. Le texte entendait aussi étendre l’interdiction des téléphones portables aux lycées, comme c’est déjà le cas dans les écoles et les collèges. Les députés ont adopté une réécriture de cette mesure, prévoyant désormais que le règlement intérieur des lycées précise ""les lieux et les conditions d’utilisation"" des téléphones portables. À défaut, cette utilisation est" "interdite pendant les cours" "et ""dans les couloirs, mais autorisée dans une zone définie de la cour"", prévoit l’amendement.

Le gouvernement souhaite aller vite, avec une interdiction mise en œuvre dès la rentrée 2026 pour les nouveaux comptes, et une vérification d’âge efficace pour tous les utilisateurs (y compris les comptes déjà existants) d’ici le 1ᵉʳ janvier 2027, a précisé Mme Le Hénanff.


Réseaux sociaux interdits aux moins de 15 ans : Une minorité de députés valident, mais la bataille technique et juridique ne fait que commencer

https://www.breizh-info.com/2026/01…

27 janvier 2026

L’Assemblée nationale a adopté, le lundi 26 janvier, une proposition de loi visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Le texte a été voté par une minorité de députés présents, (130 voix pour, 21 contre), avec un soutien allant bien au-delà du seul camp gouvernemental. Dans le même mouvement, les députés ont également validé le principe d’une interdiction de l’usage des téléphones portables dans les lycées, sur le modèle de ce qui existe déjà au collège.

La philosophie affichée est désormais connue : face aux mécaniques d’addiction, aux dérives de contenus, au cyberharcèlement et aux effets sur le sommeil ou la santé mentale, l’exécutif veut poser une limite nette et accélérer le calendrier. Une procédure accélérée a d’ailleurs été engagée afin d’espérer une mise en œuvre dès la rentrée de septembre 2026, même si l’effectivité réelle dépendra, dans les faits, de plusieurs verrous.

Un texte voté, mais réécrit sous contrainte européenne

Sur le papier, l’interdiction est claire : l’accès aux réseaux sociaux est interdit aux moins de 15 ans. Dans le détail, la rédaction a toutefois été retravaillée pour éviter un choc frontal avec le droit européen, notamment les règles qui encadrent déjà la responsabilité des grandes plateformes. En clair : Paris veut agir, mais sans empiéter sur des compétences et des sanctions largement structurées au niveau de l’Union européenne.

Conséquence : le texte s’appuie sur un mécanisme où l’interdiction est posée, et où la mise en œuvre doit passer par des dispositifs de vérification d’âge. Pour les très grandes plateformes, la logique de sanction pourrait, selon les cas, relever d’un cadre européen. Cette architecture est précisément ce qui fait douter certains spécialistes : l’intention politique est nette, mais la solidité juridique et l’efficacité pratique restent à éprouver.

Quels réseaux sociaux sont concernés ?

Autre point clé : la liste exacte des services visés n’est pas encore figée dans le marbre. Le principe avancé est celui d’une liste établie par décret, après avis de l’autorité de régulation compétente. En parallèle, le texte prévoit des exclusions : encyclopédies en ligne, répertoires éducatifs ou scientifiques, plateformes de développement et de partage de logiciels libres.

Le gouvernement évoque aussi, dans ses intentions, la question de certaines fonctionnalités sociales : messageries proposant des espaces semi-publics, ou fonctions sociales intégrées à certains jeux en ligne. Là encore, tout dépendra de la définition retenue et de la capacité à distinguer ce qui relève d’un réseau social au sens strict, d’une simple messagerie ou d’un service hybride.

La question explosive : comment vérifier l’âge sans basculer dans la surveillance ?

C’est le nerf de la guerre. Aujourd’hui, mentir sur son âge à l’inscription est d’une facilité enfantine. Pour rendre l’interdiction crédible, il faut donc un contrôle. Plusieurs pistes techniques sont discutées dans l’écosystème européen : vérification via document d’identité, ou estimation d’âge par selfie avec un algorithme, méthode qui pose des problèmes de précision autour des âges limites et des risques de refus injustifié.

La protection des données est l’autre ligne rouge. Les autorités chargées de la vie privée alertent depuis des mois : multiplier les contrôles d’identité, c’est aussi multiplier les risques de fuite, d’abus, ou de constitution de bases sensibles. Une solution européenne de vérification d’âge “sans divulguer l’identité” est annoncée comme en développement et pourrait être testée avant une montée en charge ultérieure. Autrement dit : la France vote, mais la boîte à outils n’est pas encore complètement prête.

Une interdiction qui ne sera jamais totalement étanche

Même les promoteurs du texte concèdent un point : il y aura des contournements, notamment via VPN ou comptes créés à l’étranger. L’objectif est donc aussi dissuasif et culturel : réduire l’exposition des plus jeunes, rendre l’accès moins automatique, responsabiliser les plateformes et les parents, et tenter de reprendre la main sur un espace numérique devenu central dans la socialisation adolescente.

Reste une question politique : si l’interdiction est affichée, mais que la réalité technique la rend poreuse, le risque est celui d’une loi symbolique de plus, difficile à faire respecter, donc rapidement contestée.

Le téléphone portable au lycée : une mesure simple sur le papier, compliquée sur le terrain

En parallèle, les députés ont validé l’extension de l’interdiction du téléphone portable aux lycées. L’intention est limpide : limiter les distractions, les notifications permanentes, les captations de cours, les tensions et les usages cachés. Mais les établissements savent déjà ce que cela signifie : organisation, stockage, contrôle, sanctions, tensions quotidiennes.

Le texte prévoit que les règlements intérieurs pourront aménager des exceptions (zones, moments, usages encadrés), ce qui revient à renvoyer une part du problème au terrain. Or le retour d’expérience des collèges a montré que l’application varie énormément selon les moyens, la configuration des bâtiments et la détermination des équipes.

Septembre 2026, janvier 2027 : un calendrier ambitieux

L’exécutif vise une entrée en vigueur dès la rentrée 2026, au moins pour les nouvelles inscriptions, puis une vérification plus large du stock d’utilisateurs à l’horizon 2027. C’est un calendrier offensif, mais qui suppose que les plateformes coopèrent, que les solutions techniques soient robustes, et que l’édifice tienne juridiquement face aux contraintes européennes.

En résumé, le vote du 26 janvier marque un tournant politique : la question des réseaux sociaux sort du simple débat moral pour entrer dans une logique d’interdiction. Mais la réalité sera celle des décrets, des définitions, des outils de vérification d’âge, du droit européen et, surtout, de l’application concrète dans la vie quotidienne des familles et des établissements

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