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Des "Rois Maudits" aux Banquiers Centraux, quelle évolution des rapports de classe ?

mercredi 25 février 2026, par Luniterre

A propos d’une polémique sur l’émergence du banco-centralisme et sur l’historicité hypothétique d’une citation attribuée à Norman Montagu et qui en ferait remonter l’origine à 1924 selon une citation supposément publiée sur un journal "Idaho Leader" qui avait en fait déjà cessé d’exister à cette époque !

Une polémique développée sur VLR en 2024 et qui avait donc amené à cette pseudo-"source" de l’"Idaho Leader", citée sur une source internet qui a désormais elle-même disparu !

On retrouve cette citation, parfois intégrée à d’autres textes et avec d’autres références et "sources" mais de toutes façons toujours en impasse concernant la source primaire éventuelle.

Il s’agit donc typiquement d’un cas de manipulation, grossière au demeurant, et sans intérêt autre qu’anecdotique.

Dans la mesure où elle est utilisée pour interroger sur l’histoire du système bancaire et son évolution, et dans la mesure où elle mène à une réflexion qui dépasse l’anecdote, cela peut néanmoins être l’occasion d’éclaircir à nouveau, et encore davantage, même, si possible, la différence fondamentale entre le capitalisme "classique", d’ores et déjà obsolète pour l’essentiel, et le banco-centralisme, qui l’a désormais supplanté, comme système de domination de classe, sur la majeure partie de la planète, à des stades et sous des nuances de formes diverses, tout comme l’avait fait le capitalisme industriel au cours du XIXe siècle, en remplacement des restes du féodalisme.

Aujourd’hui même, le camarade Do, avec lequel nous avions déjà eu cette polémique en 2024, publie :

Réponse à Luniterre au sujet d’une citation de Norman Montagu qu’il pense fausse : https://mai68.org/spip3/spip.php?article1695

Le lien cité étant l’article de 2024 et sa réponse actuelle paraissant au lien :

https://mai68.org/spip3/spip.php?article6042

En repartant de la citation apocryphe "Norman Montagu-Idaho Leader", voici donc notre réponse "complémentaire" en 2026… >>>

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The following quotation was reprinted in the Idaho Leader, USA, on 26th August 1924, and has been read into the Australian Federal Hansard twice : by John Evans MP, in 1926, and by MD Cowan MP, in the session of 1930-31.

Montagu Norman, Governor of The Bank Of England, addressing the United States Bankers’ Association, NYC 1924 :

“Capital must protect itself in every possible way, both by combination and legislation. Debts must be collected, mortgages foreclosed as rapidly as possible.

“When, through process of law, the common people lose their homes, they will become more docile and more easily governed through the strong arm of the government applied by a central power of wealth under leading financiers.

“These truths are well known among our principal men, who are now engaged in forming an imperialism to govern the world. By dividing the voter through the political party system, we can get them to expend their energies in fighting for questions of no importance.

“It is thus, by discrete action, we can secure for ourselves that which has been so well planned and so successfully accomplished.”

https://historyheist.com/lord-monta…

Cette citation est fausse tout simplement parce que jusqu’à preuve du contraire, c’est-à-dire jusqu’à publication d’une source crédible, jusqu’à présent introuvable, elle est donc tout à fait apocryphe.

Mais de toute façon, ça n’a qu’un rapport très indirect, sinon aucun, avec la genèse du banco-centralisme, qui, fondamentalement, ne repose pas sur le seul pouvoir de création monétaire, ni même sur le seul « pouvoir banquier », mais sur l’incapacité du mode de production actuel à valoriser la marchandise par la simple valeur d’échange entre travailleurs-producteurs, même dépouillés de la plus-value extorquée par le capital investi dans le processus productif.

C’est ce que Marx explique dans les Grundrisse, où il fait remarquer que la circulation du capital par le biais de la circulation de la masse salariale est le moyen de réalisation essentiel de la plus-value.

En résumé, quand un travailleur producteur achète une marchandise produite par un autre, cela permet de réaliser la plus-value qui n’est autrement que potentiellement extorquée.

Si le même travailleur achète au contraire la même marchandise produite par une ligne robotisée, il n’y a plus « échange », plus de réalisation de plus-value, mais seulement amortissement partiel du capital fixe investi dans la ligne de production robotisée.

Si profit il y a, il ne provient donc plus de la « plus-value » au sens précisément « marxiste » du terme, mais d’une masse monétaire « extra » en circulation, et qui ne peut donc provenir que de la dette, d’une manière ou d’une autre.

Le banco-centralisme apparaît donc réellement, comme mode de production remplaçant le capitalisme « classique », parce que la masse de plus-value encore extorquée sur le travail humain productif est insuffisante par rapport à la masse des investissements en capital fixe et doit donc être « compensée » par une dette massive et donc nécessairement banco-centralisée pour maintenir les profits de la classe dominante, mais qui sont donc pour l’essentiel des profits parasites au sens le plus littéral du terme, et non plus une partie de la valeur réellement créée par le travail et extorquée sur le mode de la « plus-value » selon la définition bien précise qu’en donne Marx, à savoir la différence entre la valeur d’usage de la force de travail, directement intégrée dans la production au cours du processus productif, d’une part, et de l’autre la valeur d’échange de cette même force de travail définie par le contrat de travail et correspondant aux besoins de la reproduction de cette force dans un contexte économique et social donné, évidemment variable selon les époques et les pays.

Donc cet article de recherche historique est très intéressant et même tout à fait passionnant mais il raconte essentiellement une histoire économique « précapitaliste » plutôt que « post-capitaliste », comme c’est par contre le cas de l’histoire de l’émergence du banco-centralisme, caractérisé à partir de la crise de 2007-2008, mais dont il est effectivement juste de dire que les prémisses se forment au tournant des années 70, qui marquent l’apogée du capitalisme productif, et donc, par voie de conséquence logique, également le début de son déclin !

En résumé, encore, du point de vue de l’analyse matérialiste dialectique il est nécessaire de distinguer les périodes historiques en fonction de la nature des rapports de production, et ils ne deviennent typiquement banco-centralistes qu’à partir de la crise de 2007-2008 et de la généralisation des politiques monétaires de type Quantitative Easing, que l’on peut qualifier de « saut qualitatif » en termes de rapports de production, dans la mesure où ils en changent la nature de manière manifestement irréversible et massive, malgré diverses tentatives de « retour à l’ancien monde ».

Le résultat social est donc : tertiarisation massive de la société, désindustrialisation, automatisation et robotisation de plus en plus généralisée des processus productifs, et effacement du prolétariat industriel en tant que classe en soi et classe pour soi.

Les prémisses de tout ça s’amorcent donc dès les années 70, mais considérer la crise de 2007-2008, avec la généralisation du Quantitative Easing, comme le point de bascule essentiel entre deux types de rapports de production, deux types de société, en fin de compte, cela semble raisonnable et même tout simplement logique.

Luniterre

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/02/des-rois-maudits-aux-banquiers-centraux-quelle-evolution-des-rapports-de-classe.html

POUR ALLER PLUS LOIN SUR LE THÈME >>>

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Récent sur Ciel de France :

Banco-centralisme : émergence économique et émergence sémantique

Depuis plusieurs décennies déjà, le monde est essentiellement écrasé par la dette, tant publique que privée. Néanmoins jamais autant d’argent n’a circulé dans la sphère financière ni ne s’est accumulé sur quelques « grandes fortunes » qui capitalisent formellement à des chiffres supérieurs aux budgets complets de bon nombre de nations. Si l’on veut simplement figurer la chose en termes de « vases communicants » ou plus exactement encore, de « siphonage », les chiffres rendent pourtant évident que les montants faramineux de ces fortunes restent malgré tout en deçà de la dette publique et privée.

Ce qui peut apparaître encore comme un « élargissement du Capital » n’existe donc pas sans un élargissement encore plus grand de la dette publique et privée, et donc parler encore de « capitalisme » à propos de ce qui n’est plus que du « siphonage » de la dette publique et privée est tout à fait inapproprié tant du point de vue conceptuel que du point de vue sémantique.

Le vocabulaire courant reste donc en retard sur l’évolution du réel, tout aveuglé qu’il est par la brillance factice, la morgue et l’exubérance indécente de ces fortunes spectaculaires, dont très peu, et surtout pas, les plus grosses, ressortent réellement d’une démarche concrètement entrepreneuriale.

En 2008 le système économique et financier mondialisé paraissait être à l’agonie et en réalité il n’a été sauvé que par l’intervention massive de la dette publique et surtout, des Banques Centrales qui l’ont soutenue. Le monde est rentré dans une dépendance à la dette banco-centralisée dont il n’a jamais plus réussi à se passer complètement, malgré plusieurs tentatives. Les Banques Centrales et les Etats sont donc le siphon par lequel la dette publique et privée alimente un ersatz de « Capital », aussi spectaculaire soit-il.

Cet article explique pourquoi il arrive qu’à un certain point le terme de banco-centralisme doit nécessairement remplacer le terme de « capitalisme » pour nommer de manière appropriée le système de domination économique qui règne actuellement sur la majorité des pays, et qui n’en reste pas moins, tout comme le capitalisme, un système de domination de classe.

Luniterre

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/02/banco-centralisme-emergence-economique-et-emergence-semantique.html

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Quand s’éteignent les dernières lueurs du capitalisme la classe politique est à l’unisson pour nous faire prendre les vessies banco-centralistes pour des lanternes

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/02/quand-s-eteignent-les-dernieres-lueurs-du-capitalisme-la-classe-politique-est-a-l-unisson-pour-nous-faire-prendre-les-vessies-banco-centralistes-pour-des-lanternes.html

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Sur le même thème voir aussi :

Monique Pinçon-Charlot, désormais parmi les "dinosaures" de la pseudo-"critique anticapitaliste"

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/06/monique-pincon-charlot-desormais-parmi-les-dinosaures-de-la-pseudo-critique-anticapitaliste.html

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Pour comprendre comment on en est arrivés là…

Quelques articles qui parlent de la mutation banco-centraliste en cours depuis le début du XXIe siècle, avec ses deux tournants décisifs en 2007-2008 et 2020-2021, à commencer par cet autre résumé qui « illustre » littéralement le « poids » de la dette dans le déséquilibre économique catastrophique de notre pays :

France Finances, ça Balance… Mal ! Déficit Public Vs Dividendes CAC 40

https://cieldefrance.eklablog.com/2025/05/france-finances-ca-balance.mal-deficit-public-vs-dividendes-cac-40.html

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Cet autre article, plus détaillé, avec deux vidéos documentaires importantes, nous parle précisément et par la voix de son initiateur, aujourd’hui heureusement pour nous « repenti », de la première expérience historique de banco-centralisation d’une économie moderne, au Japon, le « prototype », en quelque sorte, des « solutions de crises » basées sur la dette publique exponentielle, telles qu’elles ont gagné ensuite la majeure partie des grandes puissances industrielles, dont évidemment la France…

Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :

Richard Werner, « père spirituel » du Quantitative Easing et « apprenti sorcier » du banco-centralisme

https://cieldefrance.eklablog.com/richard-werner-pere-spirituel-du-quantitative-easing-et-apprenti-sorci-a215699895

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Et pour une approche historique plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond sur le temps long :

Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !

https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921

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POUR EN SORTIR… :

Les conséquences concrètes à tirer de cette analyse de l’actu et d’autres récentes :

Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France

Dans le monde chaotique qui a succédé à la crise de 2007-2008, c’est l’exportation de la dette qui a pris le pas sur l’exportation des capitaux comme facteur de survie des empires et des nations. La France héritière du Général De Gaulle peut-elle encore y trouver sa place comme nation libre ?

Dans une Europe prise en tenaille, dans un Occident en voie d’effondrement économique et civilisationnel, la France a encore moins d’« alliés » qu’elle ne pouvait en espérer en 1940 : pour être à nouveau respectée et nouer des accords utiles elle ne peut compter que sur ses propres forces et la détermination de son peuple, exprimant à nouveau par la voie des référendums sa volonté d’indépendance dans tous les domaines :

-* _ Indépendance militaire et géostratégique

-* _ Indépendance diplomatique et économique

-* _ Indépendance financière et monétaire

-* _ Indépendance culturelle et idéologique

Soit quatre points cardinaux à soumettre au débat public en vue d’une reconquête constitutionnelle et référendaire de l’indépendance de la France

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/les-quatre-points-cardinaux-du-retour-a-l-independance-de-la-france.html

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Le texte en doc PDF imprimable :

(Recto-verso 21 x 29,7)

Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France.PDF

https://frontdeslaics.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/01/les_quatre_points_cardinaux_du_retour_a_lindependance_de_la_france.pdf

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Pour une analyse plus approfondie qui a contribué à l’élaboration des "Quatre Points" :

Le Dernier Compte du Grand Méchant Oncle Sam

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/le-dernier-compte-du-grand-mechant-oncle-sam.html

Cet article en PDF avec les docs en liens :

Le Dernier Compte du Grand Méchant Oncle Sam.PDF

https://frontdeslaics.wordpress.com/wp-content/uploads/2026/01/le-dernier-compte-du-grand-mechant-oncle-sam.pdf

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Marx avait-il raison ?…

 

Mais pas pour les raisons que l’on croit ?

 

IA, capitalisme et fin du travail

 

 

 

    Parmi tous les auteurs de tous horizons qui écrivent sur AgoraVox, "Armelle" se réclame du mouvement "libertarien", qui est, en économie, la forme la plus "extrême" du libéralisme. En principe, une sorte d’"anarcho-libéralisme" visant à réduire au maximum le rôle de l’Etat dans la société, et surtout, évidemment, son influence et son rôle dans la vie économique. Autrement dit, un capitalisme tout à fait débridé… Au motif et/ou prétexte que le marché complètement livré à lui-même se "régulerait" spontanément en termes d’équilibre économique et social.

Un "utopie" que la loi de la jungle "humaine" n’a jamais rendue opérationnelle nulle part, sauf à mener à son exact contraire : la dictature monopoliste…

Le dernier article d’"Armelle", portant sur le rôle de l’IA dans l’économie, et les transformations profondes, voire radicales, qu’elle y induit, était donc un thème à priori tout à fait passionnant et si "Armelle" est restée, pour le moins, dans une certaine confusion au cours du débat dans les commentaires, avant de le déserter, en fin de compte, celui-ci n’en a pas moins abordé toute une série de questions fondamentales en lien avec ce thème et ses conséquences.

Dans une suite à ce débat le rôle de l’IA dans l’évolution actuelle du monde est plus spécialement abordé entre "Christophe", qui semble savoir de quoi il parle, et "Luniterre", autodidacte en cette matière comme en d’autres, sujet qui porte sur la question de l’autonomisation de l’IA par rapport à ses concepteurs et utilisateurs, avec ses conséquences, déjà concrètes, sur la société humaine.

Peut-on et doit-on y mettre une limite, et laquelle ?

Luniterre

PS : au 21/02/2026 on ajoute à la suite de ce deuxième volet le dernier échange à ce jour sur cet article d’"Armelle", entre Robert GIL et Luniterre.

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/02/debat-marx-avait-il-raison-mais-pas-pour-les-raisons-que-l-on-croit.html

Le deuxième volet :

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/02/une-suite-au-debat-marx-avait-il-raison-mais-pas-pour-les-raisons-que-l-on-croit.html

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« The Unit » : que vaut réellement le dernier épisode dans la série « monnaie des BRICS » ?

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/02/the-unit-que-vaut-reellement-le-dernier-episode-dans-la-serie-monnaie-des-brics.html

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Nouvel épisode – Une suite à « The Unit » : que vaut réellement le dernier épisode dans la série « monnaie des BRICS » ?

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nouvel-episode-une-suite-a-the-266678

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EN RÉPONSE À DOMINIQUE >>>

https://mai68.org/spip3/spip.php?article6161#forum3560

Bonjour, Dominique !

La réalité cruelle de ce monde supposément « humain » finit donc par nous mettre d’accord sur l’essentiel.

Effectivement tu fais très bien de mettre l’accent sur la problématique des ressources naturelles.

Une problématique qui génère des « poussées » contradictoires au sein même du système, même s’il sen dégage irrémédiablement, à plus ou moins long terme, un tropisme vers la « dépopulation », quel qu’en soit le moyen.

Le premier mouvement dialectique de cette nouvelle réalité banco-centraliste, par force et non par « choix politique », est qu’à mesure que l’industrie se robotise, la main d’œuvre, même dans le tertiaire, devient superfétatoire, ne générant du « profit » qu’en fonction de l’accroissement de la dette globale, qui, même plus ou moins « sécurisée » par le banco-centralisme, reste malgré tout un poids inutile à gérer, à terme.

Et de plus, mais dans la même logique, l’expansion du tertiaire est donc une source de gaspillage en réalité globalement « non rentable » de matières premières, disponibles en quantités de plus en plus limitées, logiquement, et « gaspillage social » qu’à terme également l’« élite » banco-centraliste entend évidemment éviter pour se « réserver » les ressources suffisantes pour maintenir son train de vie luxueux « durablement ».

Mais comme chaque clan de cette « élite » putride pense nettement et assez ouvertement avoir besoin de chair à canon pour régler ses « comptes » avec leurs rivaux, ils hésitent tous encore à « baisser la garde », question natalité.

En somme la combinaison des deux tropismes, guerre et dépopulation, est manifestement une « synergie » particulièrement morbide qui les intéresse nécessairement tous, sauf sans doute la Russie, qui a encore de vastes espaces à peupler pour simplement « résister » dans le contexte actuel. (Idem pour son « petit frère » Bélarus !)

Mais pour la majorité des pays industriels « modernes » il est clair qu’après une « saignée » il y aura de fait « réduction du nombre de parts », question « partage » du gâteau des ressources…

Le « gagnant », du moins ces ordures de banco-centralistes semblent donc assez nettement calculer ainsi, sera celui qui aura « dégainé » le premier, assez vite et assez fort pour détruire les forces de l’adversaire, l’essentiel de sa population, et tant qu’à faire y avoir également laissé une masse de « héros » sur le champ de bataille, qui ne viendront plus réclamer leur part du « butin », question ressources naturelles, et encore moins, se reproduire !

Pour les « survivants » sélectionnés viendra alors l’ère de la « robotisation sans entraves » préparant un autre « règne » : celui de l’IA. Mais c’est une autre histoire …déjà assez largement en gestation, en fait.

L’inhumanité du banco-centralisme n’est donc pas un vain mot, et à plus d’un titre, et surclasse de loin, même si sous des apparences très « soft », celle du nazisme.

Luniterre

2 Messages de forum

  • Si les biens de consommation sont le résultat du travail des travailleurs, ce travail consiste pour l’essentiel à transformer des ressources naturelles (énergies, minerais, etc.). Donc in fine l’économie est des ressources transformées. D’ailleurs les débuts du capitalisme lors des colonisations a consisté pour l’essentiel en un pillage général des ressources naturelles et humaines du reste du monde par l’occident. Le banco-centralisme est aujourd’hui une réalité mais il a un double problème :

    • Les bourses ne font pas tourner une économie, elles la financent et la parasitent.
    • Les ressources naturelles non renouvelables, indispensables même pour fabriquer les ventilateurs de la "transition" énergétique, sont en voie d’épuisement à un rythme qui ne cesse d’accélérer avec chaque nouvelle technologie.

    Cet épuisement rapide implique que les pays capitalistes dont les plus puissants sont tous des pays industrialisés, n’ont pas d’autre choix que de se livrer à une lutte pour le contrôle des ressources restantes, une lutte qui deviendra de plus en plus féroce avec l’épuisement de ces ressources. C’est mathématique et imparable.

    L’alternative serait de dépopuler la planète, un projet très en vogue dans les élites de la clique de Davos. Même là ces élites auront un problème : comment, dans un monde peuplé des fantômes des familles de leurs milices, pourront-elles garder le contrôle.

    Avec Trump, nous plongeons en plein dans ce conflit pour le contrôle des ressources : "Ceux qui ne commercent pas en dollar sont les ennemis de l’Amérique." - son discours d’investiture, puis "Les européens, vous vous occupez du continent pendant que nous nous occupons du reste du monde." - Vance à Munich. Tout récemment, Marco Rubio, une sorte de gusano au carré, a déclaré qu’il fallait que l’occident s’unisse pour rétablir son empire par un retour aux colonisations. Seuls problèmes pour eux, le reste du monde ne l’entend pas de cette oreille et même l’Iran, une pièce centrale des nouvelles routes de la soie, dispose de missiles hypersoniques…

    On peut ce dire que l’America first d’une bonne partie de la base de Trump est une bonne chose car cela peut permettre de couper les ponts avec Israël. Certes, mais il ne faut pas se leurrer, les USA n’entendent pas pour autant renoncer à leur impérialisme guerrier. La RTS a publié une interview de l’ambassadeur US à Tel-Aviv par Tucker Carlson qui est très révélatrice de cet état de fait : https://www.rts.ch/info/monde/2026/…

    Sur le sujet d’une guerre contre l’Iran, Tucker demande si, dans les circonstances actuelles, une telle guerre ne serait pas une catastrophe pour l’économie US. L’ambassadeur lui répond que même pour Netanyahu, une telle guerre n’est pas d’actualité. Tucker déclare alors que si une telle guerre pouvait être bonne pour l’économie et enrichir les USA, il est pour la commencer demain. Donc Tucker semble avoir une vision du christianisme très proche de celle de De Villiers, un retour aux croisades.

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    • Bonjour, Dominique !

      La réalité cruelle de ce monde supposément « humain » finit donc par nous mettre d’accord sur l’essentiel.

      Effectivement tu fais très bien de mettre l’accent sur la problématique des ressources naturelles.

      Une problématique qui génère des « poussées » contradictoires au sein même du système, même s’il sen dégage irrémédiablement, à plus ou moins long terme, un tropisme vers la « dépopulation », quel qu’en soit le moyen.

      Le premier mouvement dialectique de cette nouvelle réalité banco-centraliste, par force et non par « choix politique », est qu’à mesure que l’industrie se robotise, la main d’œuvre, même dans le tertiaire, devient superfétatoire, ne générant du « profit » qu’en fonction de l’accroissement de la dette globale, qui, même plus ou moins « sécurisée » par le banco-centralisme, reste malgré tout un poids inutile à gérer, à terme.

      Et de plus, mais dans la même logique, l’expansion du tertiaire est donc une source de gaspillage en réalité globalement « non rentable » de matières premières, disponibles en quantités de plus en plus limitées, logiquement, et « gaspillage social » qu’à terme également l’« élite » banco-centraliste entend évidemment éviter pour se « réserver » les ressources suffisantes pour maintenir son train de vie luxueux « durablement ».

      Mais comme chaque clan de cette « élite » putride pense nettement et assez ouvertement avoir besoin de chair à canon pour régler ses « comptes » avec leurs rivaux, ils hésitent tous encore à « baisser la garde », question natalité.

      En somme la combinaison des deux tropismes, guerre et dépopulation, est manifestement une « synergie » particulièrement morbide qui les intéresse nécessairement tous, sauf sans doute la Russie, qui a encore de vastes espaces à peupler pour simplement « résister » dans le contexte actuel. (Idem pour son « petit frère » Bélarus !)

      Mais pour la majorité des pays industriels « modernes » il est clair qu’après une « saignée » il y aura de fait « réduction du nombre de parts », question « partage » du gâteau des ressources…

      Le « gagnant », du moins ces ordures de banco-centralistes semblent donc assez nettement calculer ainsi, sera celui qui aura « dégainé » le premier, assez vite et assez fort pour détruire les forces de l’adversaire, l’essentiel de sa population, et tant qu’à faire y avoir également laissé une masse de « héros » sur le champ de bataille, qui ne viendront plus réclamer leur part du « butin », question ressources naturelles, et encore moins, se reproduire !

      Pour les « survivants » sélectionnés viendra alors l’ère de la « robotisation sans entraves » préparant un autre « règne » : celui de l’IA. Mais c’est une autre histoire …déjà assez largement en gestation, en fait.

      L’inhumanité du banco-centralisme n’est donc pas un vain mot, et à plus d’un titre, et surclasse de loin, même si sous des apparences très « soft », celle du nazisme.

      Luniterre

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      ( version finale de ce post avec diverses corrections)

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