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8 mars 2026
Assawra
Il est considéré comme proche des conservateurs, en raison notamment de ses liens avec les gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique. Cette relation date de son engagement dans une unité combattante à la fin de la longue guerre entre l’Irak et l’Iran (1980-1988).
Le président américain, Donald Trump, qui avait revendiqué jeudi d’être « impliqué » dans le choix du nouveau guide suprême, avait fait savoir qu’il n’accepterait pas que son fils prenne la relève. Le Trésor américain avait indiqué en 2019, en lui imposant des sanctions, que Mojtaba Khamenei « représentait le Guide suprême à titre officiel, bien qu’il n’ait jamais été élu ni nommé à un poste gouvernemental, en dehors de ses fonctions au sein du bureau de son père ». Selon le Trésor, Ali Khamenei avait « délégué une partie de ses responsabilités » à son fils.
Ce dernier, selon le site de l’organe américain, « a travaillé en étroite collaboration avec le commandant de la Force Al-Qods » –branche des opérations extérieures des gardiens – ainsi qu’avec les forces paramilitaires des Bassij, pour « faire avancer les ambitions régionales déstabilisatrices de son père et ses objectifs intérieurs répressifs ». Des opposants ont notamment mis en cause le rôle de Mojtaba Khamenei dans la violente répression du mouvement de contestation qui avait suivi la réélection du président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad en 2009.
Sur le plan religieux, il a étudié la théologie dans la ville sainte de Qom, au sud de Téhéran, où il a également enseigné. Il a atteint le rang d’« hodjatoleslam », un titre donné aux clercs de rang intermédiaire, inférieur à celui d’ayatollah qu’avaient son père et Rouhollah Khomeini.
Son épouse, Zahra Haddad-Adel, fille d’un ancien président du Parlement, a également été tuée dans les frappes américano-israéliennes ayant provoqué la mort d’Ali Khamenei et de sa femme, selon les autorités iraniennes.
Le ministre de la défense israélien, Israël Katz, a averti mercredi que tout successeur à Ali Khamenei deviendrait « une cible ».
(Avec les agences de presse du 08 mars 2026)
