Le propos de Malbrunot est intéressant en ce qu’il confirme l’impasse géostratégique que représente le détroit d’Ormuz : même avec des moyens réduits l’Iran garde suffisamment le contrôle en termes de moyens de pression et au besoin, de rétorsion !
Ceci-dit, il suffit d’étudier un peu la géographie du coin, et donc il n’y a pas besoins d’être véritablement un "expert" pour comprendre tout cela :
Reuters fait donc aussi le même simple constat, même si en l’attribuant à des "sources autorisées", "non précisées", probablement tout autant pour se "couvrir" sinon plus que pour couvrir ces hypothétiques sources elles-mêmes !
Malbrunot semble penser que 80% des iraniens sont prêts à en découdre avec le régime, mais il amalgame semble-t-il les "revendicatifs réformistes" avec les éléments kollabos de l’Occident, alors que le réflexe patriotique face aux bombardements US semble avoir ressoudé une grande partie de la base avec la stratégie de Résistance du régime.
Bon, il est vrai qu’en France 80% des français sont mécontents du régime mais ne bougent pas une oreille, alors que la répression est éventuellement moins brutale qu’en Iran, en cas de manif…
Néanmoins, on ne manifeste pas non plus massivement en faveur du régime Macron, en France alors que le régime iranien arrive encore à mobiliser des foules immenses jusque sous les bombes…
Donc il y a logiquement lieu de penser que l’évaluation de Malbrunot est probablement assez gravement erronée, et que le pouvoir iranien actuel a encore une très solide assise populaire, et même tout aussi logiquement renforcée face à la répression US, qui ne discerne pas les victimes de ses bombardement encore approximatifs malgré ses prétentions et son IA, comme le montre la tragédie de l’école de Minab.
Luniterre
Répondre à ce message