Une enquête collaborative lancée par l’émission Vraiment de la RTS révèle des tirs de grenade lacrymogène et de balles de caoutchouc non conformes lors d’une manifestation pour Gaza qui avait dégénéré à Genève.
Pour moi, le plus intéressant est à la fin à partir de 48:10. "L’élue en charge de Justice et Police déclare que la police a essayé de contacter les différents mouvement qui appelaient au rassemblement, aucune n’a voulu prendre la responsabilité… Bien sûr que s’il y avait eu des contacts préalables et que l’on s’était mis d’accord sur un parcours, bien sûr que cela aurait pu être mieux."
Et à 49:10, "Le but encore une fois de la police dans ces moments là c’est de sécuriser les biens et les personnes, mais pas forcément de courir après les coupables."
Cette manif s’est déroulée dans un contexte explosif, le mouvement de solidarité partait enfin dans tous les sens. Des Suisses et des Suissesses étaient dans la flottille. Comme en Suisse, tout le monde se connaît, même moi qui à mon âge sort moins qu’avant, je connais des militants qui étaient sur ces bateaux.
Il y a eu des débordements des deux cotés et certainement plus du coté des flics que de celui des manifestants. Cette vidéo en donne un bon compte-rendu.
Une semaine avant, il y avait eu une manif à Lausanne avec rendez-vous sur la Riponne (la plus grande place du centre-ville) et parcours négocié avec les autorités. En m’y rendant, je suis passé par Saint-Laurent, une petite place voisine où sur le parvis du temple se trouvait un groupe de sionistes (le siège de la Cicad (le Crif suisse) se trouve à Lausanne), en face un groupe de manifestants qui se moquaient d’eux et quelques flics au milieu. La situation s’est débloquée quand une partie de la foule s’est dirigée sur Bel-Air, une autre place à l’opposé par rapport à la Riponne. Il y avait un blindé des flics avec canon à "eau". En face des flics et au milieu une bande d’excités avec une bâche qui fonçaient sur le canon à eau tout en amorçant les flics en lançant des trucs dans leur direction et en demandant aux gens de les suivre. On les a laissé se faire rincer et on est parti à la Riponne rejoindre le gros de la manif. C’était tranquille, les gens discutaient et après un court discours le cortège s’était formé et il n’y avait pas eu de débordement.
Par contre à Genève ce fut une autre histoire. Les excités étaient en tête du cortège. Ceci alors que juste avant que ces excités n’apparaissent dans les manifs, Ruth Dreyfuss, une ex-conseillère fédérale socialiste à la retraite, une sorte d’éminence grise de la gauche suisse qui n’a jamais caché son sionisme, était sortie de son placard pour déclarer comme en 1947 lors du plan de partage de l’ONU pris contre la volonté des premiers concernés, les Palestiniens : "Solution à deux états".
Après Genève, il y a eu une autre manif à Berne lors de laquelle il y a eu beaucoup de casse, aucune liée avec les intérêts sionistes comme macdo, starbuck ou l’ambassade d’Israël. Et une autre en Valais où les black blocs se sont fait intercepter, fouiller et désarmer par la police à leur arrivée en gare de Sion.
Depuis, le mouvement de solidarité recueille des signatures, ce qui doit bien faire rigoler les sionistes, eux qui se torchent le cul même avec les résolutions de l’ONU. Surtout que si cette récolte se passe bien, il faudra du temps, 6 mois, un ans, 3 ans, pour que ce référendum passe en votation, et si le peuple accepte d’obliger la Kommandantur de Berne à reconnaître l’état de Palestine, il faudra que celle-ci accouche d’une loi d’application, ce qui prendra de nouveau un certain temps et le tout ne change et ne changera rien sur le terrain.
La conclusion que j’en tire est qu’en Suisse, le mouvement de solidarité qui était en pleine expansion s’est bien fait avoir par la gauche des kibboutz et que lors de cette manif à Genève, les organisateurs comme les autorités ne s’y seraient pas pris autrement s’ils avaient voulu le pourrir. C’est d’autant plus dommage que les gens que je connais dans ces organisations sont des gens sincères et intègres. Ils ne réalisent simplement pas que la gauche est un monolithe dirigé depuis en haut par des gens qui, dés le premier kibboutz sioniste post-Balfour fondé en 1923, s’y sont précipités admiratifs en stage de formation, le socialisme pour nous, l’esclavage pour les autres.
Dans une autre manif soit-disant de solidarité avec la Palestine et organisée à Lausanne par cette gauche qui est dans tous les sales coups de BHL, le mot de la fin devant un bâtiment de l’UNIL avait été "Vive l’Ukraine." Et ses nazis. La continuité dans le socialisme… s’allier avec la droite pour voter les crédits de guerre qui ont rendu la 1re guerre mondiale. Récidiver avec la parti hitlérien, ce parti socialiste des travailleurs allemands. Récidiver avec Vive l’Ukraine et ses nazis. Couler le mouvement de solidarité avec la Palestine. Et j’en oublie, la liste est trop longue. Pourtant même les kurdes commencent à comprendre qu’avec l’impérialisme atlantico-sioniste, ils se font avoir à tous les coups.
Un bémol dans ce désastre, quand ils ont lancé cette campagne de signatures, BDS n’a pas suivi, ils préfèrent sans doute se concentrer sur un truc utile, le BDS.
Source : https://www.rts.ch/info/regions/gen…