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La "gauche" à Clermont-FD n’a pas perdu à cause de son alliance avec LFI

mercredi 25 mars 2026, par do (Date de rédaction antérieure : 23 mars 2026).

Mais à cause de la politique de la ville qu’elle a menée.

Elle a perdu malgré son alliance avec LFI.

Bonjour à toutes et à tous,

Il existe deux sortes de villes. Celles où les banlieusards pauvres votent pour le même maire que les riches habitants du centre-ville, comme Clermont-FD ; et celles ou les banlieusards votent pour des maires différents de ceux de la ville, comme Paris.

La politique de la ville à Clermont-FD comme à Paris a consisté à empêcher le plus possible les banlieusards d’« envahir » le centre-ville. Aussi, les banlieusards de Clermont-FD ont puni le maire "socialiste" de Clermont-FD en ne se déplaçant pas pour l’élire, voire en votant contre lui.

Mais, à Paris les banlieusards, par exemple de Saint-denis, n’ont pas pu punir la mairie "socialiste" de Paris pour sa politique de la ville discriminatoire, n’ayant pas la possibilité de voter contre. Et, comme les riches habitants de Paris intramuros sont bien content que la banlieue ne vienne pas les emmerder, ils ont réélu haut-la-main cette politique d’apartheid.

Donc, les ciosalauds ont mené, sous prétexte d’écologie et de vélo, une politique discriminatoire récompensée à Paris et punie à Clermont, parce que ces villes ne sont pas structurées pareil. La banlieue est à l’intérieur de la commune de Clermont, mais à l’extérieur de celle de paris.

Autre chose que le maire "socialiste" de Clermont-FD n’a pas compris, c’est que, pour caricaturer, le sport est de droite et la "culture" de gauche. Il a pourtant dépensé un fric monstrueux pour fabriquer un stade de foot gigantesque très bruyant. Il a ainsi propagé sans le savoir des idéologies de droite en croyant faire de la démagogie.

Je signale aussi que la transformation gigantesque de la ville de Clermont afin d’en éliminer les visites des banlieusards a coûté très cher et que les banlieusards éliminés payent les mêmes impôts que les habitants du centre-ville. On peut dire que les banlieusards ont payé des impôts à Clermont-FD afin d’être éliminés du centre-ville. L’arnaque est complète.

Je peux même rajouter que ce n’est pas glorieux pour LFI d’avoir accepté de faire liste commune avec un maire qui a fait une telle politique de la ville.

Bien à vous,
do le 23 mars 2026
https://mai68.org

Voici la version de La Montagne, autrefois appelé le journal des gauches. Le titre La Montagne n’étant pas du tout inspiré par la chaine des puys, mais par le fameux groupe de la révolution française.

La chute d’un bastion, comment Clermont-Ferrand a basculé à droite

https://www.lamontagne.fr/clermont-…

Publié le 25 mars 2026 à 16h49

Gregory GOMEZ

La Montagne a suivi durant toute la campagne de l’élection municipale à Clermont-Ferrand les équipes des candidats. Réunions stratégiques, tractations, meetings, débats, cette élection qui marquera l’histoire de Clermont est racontée au plus près des candidats dans ce film documentaire de 60’.

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

Clermont-Ferrand, bastion historique de la gauche, vit une élection municipale 2026 sous haute tension, marquée par la violence liée au narcotrafic et de grands chantiers urbains qui ont bouleversé la ville durant le dernier mandat.

Le maire sortant Olivier Bianchi vise un troisième mandat face à une droite rassemblée, une gauche fracturée et une extrême droite en progression. Le documentaire suit, pendant trois mois, les candidats au plus près, entre doutes, stratégies et scènes d’intimité politique. Alternant immersions sur le terrain et interviews maîtrisées, le récit explore leurs fragilités, leurs ambitions et leurs rapports au pouvoir.

Olivier BIANCHI (PS) et Marianne MAXIMI (LFI) scellent un accord pour le second tour, elections municipales, clermont ferrand le 16/03/2026, photo Thierry Lindauer

Olivier BIANCHI (PS) et Marianne MAXIMI (LFI) scellent un accord pour le second tour, elections municipales, clermont ferrand le 16/03/2026, photo Thierry Lindauer

La chute d’un bastion, comment Clermont-Ferrand a basculé à droite

3 Messages de forum

  • Très intéressant.
    A Arcueil, c’était une situation originale : à droite, fusion du macroniste ex responsable PS et liste droite à 14% mais à gauche, une liste communiste et diverses organisations soutenant son projet face à une liste fourre-tout, Écolo LFI PS , une dizaine de cette pseudo gauche bobo avec un rallié navigant de gauche à droite et encore ailleurs, cette coalition hétéroclite ( autoproclamée
    liste d’Union de la Gauche ( mais unie dans la doxa )) a certes fait 42,83% mais la liste PC et alliés a fait 19,52%. Et elle ne trahit pas ses engagements, contrairement à l’autre…( C’est d’ailleurs ce qui explique ces listes séparées)

    MT

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  • Bonjour,

    Montélimar comme Valence ont réélu au premier tour leur maire sortant à plus de 50 % des voix. Respectivement Julien Cornillet et Nicolas Darangon qui fut un des ministres de l’Intérieur éphémère du gouvernement François Bayrou. Tous deux appartenant au parti LR de Retailleau. Les deux ont su débaucher dans leur liste des personnalités de "gauche" notamment Christine Priotto, l’ancienne maire PS de Dieulefit pour le maire de Valence, Nicolas Darangon.

    Quant à Julien Cornillet, fils de Thierry Cornillet, vénérable d’une Grande loge maçonnique, qui a été maire de Montélimar pendant 2 mandats (un ancien député européen depuis inculpé et condamné pour détournement de fond public dans l’affaire des assistants parlementaires du MODEM), il a su dans sa liste enrôler des personnalités de gauche (dirigeants de clubs sportifs ou d’association) issues des communautés maghrébines et turques importantes à Montélimar.

    De plus, lors de son premier conseil municipal, magnanime et volontairement oecuménique, Julien Cornillet a promis au représentant de La France insoumise, Christophe Zimmerman (un marchand de légumes ambulant) de "travailler ensemble". "Nous devrions avoir de nombreux points de convergence" a-t-il dit avec un sourire au seul représentant de LFI présent dans le conseil.

    Zimmerman n’a même pas ramassé 5 pour cent des votes. Ces rivaux à gauche, socialistes (Christophe Roissac), radicaux, chevénementiste et "Place Publique" ont à peine fait 10 %. Les 2 ou 3 partis réunis… Ce qui me fait penser que la plupart des électeurs de gauche soit se sont abstenus soit ont voté utile dés le premier tour pour Julien Cornillet contre le représentant du Rassemblement national, David Masse lequel a fait - pour la première fois qu’il se présente à Montélimar - 22 % !

    Le vote RN a explosé dans cette circonscription de Montélimar depuis dix ans : Lisette Pollet, ancienne femme de ménage membre très soumise au RN que je juge "sans personnalité ni caractère", a été élue deux fois et l’électorat est en progression même dans les quartiers de Nocaze, Pracomtal, essentiellement peuplés d’une population pauvre d’origine nord-africaine.

    Pourquoi un tel engouement du prolétariat qui vote pour le RN ?

    A mon humble avis parce que "la gauche" (LFI, NPA inclus) est une gauche capitularde, petite bourgeoise, "boboïsante et woke", dont le programme à Montélimar ne tranche pas avec les thématiques sécuritaires de droite voire d’extrême-droite.

    De plus, cette gauche soumise n’a jamais critiqué la manière dont le fils Cornillet a dépensé l’argent public pendant son mandat souvent sans demander l’avis du conseil municipal…

    C’est une candidate de droite (Brunel-Maillet) qui a demandé un audit pas la gauche dont le maire LR, un homme d’affaires avisé (il est officiellement le patron d’une nougaterie à Montélimar et d’une brasserie de bières à Die), pourrait acheter la complaisance et la solidarité…

    J’emploie à dessein le mode conditionnel et n’en dirais pas davantage car j’ai été juste avant le début de la campagne électorale, le 22 janvier 2026, convoquer au commissariat de Montélimar pour un commentaire sur face book sur l’actuel directeur de la police municipale… Julien Cornillet n’aime pas la critique ni les débats contradictoires et endosse dés lors qu’il se sent en danger la toge du Premier magistrat de la ville qui crie à l’outrage et demande réparation.

    Comme vous voyez les élections sont une chose et la liberté d’expression, une autre. Il est de plus en plus difficile d’écrire et de dire ouvertement ce que l’on pense sur les réseaux. Combien d’électeurs de gauche n’ont pas voté à cause de cette simple raison ?

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  • Indépendamment de ce que je pense des politiques, d’un coté les cons d’or, de l’autre les cons d’acier, au milieu les pauvres cons, les votants votent pour leurs porte-monnaie, donc ce que dit do est intéressant.

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