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Vincent Reynouard - Ce n’est pas parce qu’il dit des conneries qu’il doit aller en tôle !

lundi 30 mars 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 30 mars 2026).

On n’emprisonne pas un homme qui prétend que la Terre est plate ou que les Américains n’ont jamais marché sur la Lune. Mais, l’écrivain révisionniste Vincent Reynouard vient d’être condamné à deux ans de prison sous bracelet électronique.

Où sont les défenseurs attitrés de la liberté d’expression, ceux qui signent des tribunes enflammées à tour de bras ? Où sont les éditorialistes qui nous expliquent chaque semaine que la liberté d’expression est le thermomètre de la démocratie ?

Nos grands défenseurs de la liberté d’expression ont un tropisme curieux : ils s’indignent pour les causes qui leur ressemblent, pour les gens qui fréquentent les mêmes dîners qu’eux. Ils ont défilé pour Charlie. Mais Reynouard ?

Ce faisant, par leur absence, ils scient eux-mêmes la branche sur laquelle ils prétendent s’asseoir. Car le principe — la liberté d’expression — qu’ils refusent d’appliquer ici, leurs adversaires le leur refuseront demain, avec la même bonne conscience.


Vincent Reynouard, condamné à de la prison ferme : Où sont les défenseurs de la liberté d’expression ?

https://www.breizh-info.com/2026/03…

30 mars 2026

YV

Où sont-ils ? Où sont les défenseurs attitrés de la liberté d’expression, ceux qui signent des tribunes enflammées à tour de bras, dès qu’un romancier reçoit une mauvaise critique jugée intimidante ? Où sont les habitués des plateaux, les pourfendeurs de la cancel culture, les éditorialistes qui nous expliquent chaque semaine que la liberté d’expression est le thermomètre de la démocratie ?

L’écrivain révisionniste Vincent Reynouard vient d’être condamné à deux ans de prison sous bracelet électronique. Avant cela : plusieurs incarcérations, une extradition d’Écosse, des comptes bancaires fermés sur pression associative, des contrats d’enseignement rompus, des plateformes de financement coupées une à une. L’homme, qui conteste certains aspects de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Shoah, vit dans les locaux d’un journal, se déplace à vélo, donne des cours particuliers pour survivre.

Le silence, donc. Assourdissant. Chirurgical.

Deux modèles, une seule question

Nous sommes face à un choix de civilisation que personne n’ose nommer clairement. D’un côté, le modèle américain : la liberté d’expression comme principe quasi-absolu, protégée par le Premier Amendement. Même les discours les plus odieux y sont tolérés, car la vérité est censée émerger du « marché des idées ». De l’autre, le modèle européen : la liberté d’expression avec des limites pour protéger la dignité humaine et prévenir l’incitation à la haine.

Les deux modèles sont cohérents sur le plan philosophique. Le premier fait le pari de la raison et de la transparence absolue. Le second fait celui de la protection et de la mémoire. Ce n’est pas un débat entre « bien » et « mal », mais entre deux conceptions de la démocratie.

Sauf que nos défenseurs médiatiques de la liberté d’expression ne choisissent jamais vraiment. Ils sont pour le modèle américain quand il s’agit de Charlie Hebdo ou de Salman Rushdie. Ils redeviennent subitement européens — voire carrément autoritaires — quand il s’agit de Reynouard. Ce n’est pas une position philosophique. C’est un réflexe de confort social.

Si ses thèses sont fausses, pourquoi faut-il l’enfermer ?

On n’emprisonne pas un homme qui prétend que la Terre est plate ou que les Américains n’ont jamais marché sur la Lune. On le laisse parler, on le réfute éventuellement, on passe à autre chose. Pourquoi ? Parce que la vérité scientifique n’a pas besoin de la prison pour se défendre. Si elle en a besoin, quelque chose ne tourne pas rond.

Reynouard soutient des thèses que l’immense majorité des historiens rejettent catégoriquement. Soit. Mais depuis quand enferme-t-on quelqu’un pour avoir tort sur un point d’histoire ?

Un fou, on l’enferme à l’asile. Un menteur, on le réfute publiquement. Un criminel, on le juge pour ses actes. Mais un homme qui parle, qui écrit, qui publie des vidéos — et dont les « victimes » sont des associations bien dotées en avocats et en argent — voilà un cas plus délicat. Voilà un cas qui mérite qu’on s’arrête.

Ses adversaires ont tout fait pour le réduire au silence. Résultat : il n’a jamais eu autant d’audience. Ses vidéos circulent. Ses livres se vendent. Sa condamnation est commentée dans des cercles qui l’ignoraient il y a cinq ans. C’est le paradoxe éternel de la censure, que Voltaire aurait reconnu, que Tocqueville aurait analysé, et que nos contemporains semblent avoir oublié dans leur précipitation à frapper.

On fabrique des martyrs en voulant fabriquer des coupables.

La liberté d’expression ne vaut que pour ceux qu’on aime ?

Nos grands défenseurs de la liberté d’expression ont un tropisme curieux : ils s’indignent pour les causes qui leur ressemblent, pour les gens qui fréquentent les mêmes dîners qu’eux. Ils ont défilé pour Charlie. Mais Reynouard ? Trop compromettant. Trop éloigné de leur carte de visite.

Ce faisant, ils scient eux-mêmes la branche sur laquelle ils prétendent s’asseoir. Car le principe qu’ils refusent d’appliquer ici, leurs adversaires le leur refuseront demain, avec la même bonne conscience. Le silence de la presse — y compris dite alternative — sur cette affaire n’est pas un oubli. C’est un choix confortable, un choix sans risque, un choix qui évite d’avoir à penser.

Assumons la question : où placer le curseur entre liberté et protection ? Les Européens ont fait le choix, après la Seconde Guerre mondiale, d’interdire certains discours pour protéger la dignité des victimes et prévenir la résurgence du nazisme – et du communisme dans d’autres pays. C’est un choix fait par des sociétés qui ont vu les conséquences du totalitarisme.

Mais ce choix a un prix : celui de décider quelles vérités peuvent être questionnées et lesquelles ne le peuvent pas. Qui décide ? Les tribunaux ? Les associations ? L’État ? Et jusqu’où va cette logique ? Aujourd’hui Reynouard, demain qui ?

Les Américains ont fait un autre choix : tout peut être dit, même l’ignoble, car la censure est plus dangereuse que le mensonge. Eux aussi paient un prix : celui de devoir supporter TOUS les discours, avec l’espoir que la vérité finira par l’emporter.

Aucun des deux systèmes n’est parfait. Mais au moins, les Américains sont cohérents.

L’hypocrisie française

En France, nous voulons le beurre et l’argent du beurre. Certains voudraient pouvoir insulter des prophètes au nom de la liberté d’expression, moquer des religions qui touchent des milliards de fidèles sur notre planète, mais envoyer en prison celui qui conteste les chambres à gaz. Nous voulons être Voltaire quand ça nous arrange, et Robespierre quand ça nous protège.

Cette schizophrénie n’est pas tenable. Soit nous assumons le modèle européen jusqu’au bout — avec ses interdictions, ses lois mémorielles, ses limites — et nous acceptons que d’autres groupes, demain, réclament les mêmes protections (et ils le font déjà). Soit nous basculons vers le modèle américain et nous acceptons que tout puisse être dit, y compris ce qui nous révulse.

Mais cette position intermédiaire, où l’on défend la liberté d’expression pour ses amis et la censure pour ses ennemis, c’est de l’opportunisme déguisé en principe.

Penser, c’est accepter l’inconfort

Penser ici, c’est accepter un inconfort : celui de défendre le droit à la parole d’un homme dont on ne partage ni les thèses ni les conclusions. C’est le seul test qui vaille. Et manifestement, nous ne le passons pas.

Une démocratie qui condamne des mots dans le silence de ceux qui ont pour métier de veiller est une démocratie qui a décidé de se faire confiance à elle-même un peu moins. C’est une mauvaise décision. Et le silence qui l’entoure est une lâcheté.

La question n’est pas de savoir si Vincent Reynouard a raison ou tort. La question est de savoir si une démocratie saine enferme les gens parce qu’on estime qu’ils ont tort.

2 Messages de forum

  • Condamné, encore à la prison Vincent Reynouard, m’évoque cette chanson de Guy Béart "La vérité", et confirmerait qu’il ne dit peut-être pas que des "conneries…" (ne connaissant pas le sujet, je n’irais pas plus loin).

    Guy Béart - La Vérité (1969)
    La Vérité est composée et interprétée par Guy Béart en 1967
    https://www.youtube.com/watch?v=ewx…

    ---

    Vincent Reynouard n’est malheureusement pas le seul, car comme le chante Georges Brassens, "les brav’s gens n’aiment pas que l’on suive une autre route qu’eux", je pense par exemple à l’historienne Annie Lacroix-Riz que Mediapart a voulu ostraciser pour nuire à sa réputation et depuis elle n’a plus aucune tribune pour présenter le fruit de son travail de recherche…

    Georges Brassens - La Mauvaise Réputation
    Sortie en 1952, elle est son premier succès et son premier scandale.
    https://www.youtube.com/watch?v=Zvq…

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  • Une synthèse après trente ans de travaux

    Rédigée à partir du

    MÉMOIRE EN DÉFENSE

    présenté le 22 janvier 2025 devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris

    par Vincent Reynouard

    Édition privée, hors-commerce

    Avril 2025

    Contact : vincentreynouard69@gmail.com

    Avant-propos :
    Je laisse le lecteur juger

    Le 19 mars 2025, les juges de XVIIe chambre judiciaire de Paris m’ont
    reconnu coupable de contestation d’un crime de guerre (affaire d’Oradour-sur-Glane), contestation de crimes contre l’humanité (affaire des « chambres à gaz » dans les camps allemands) et provocation à la haine raciale (antisémitisme). J’ai été condamné à douze mois de prison ferme (en régime de semi-liberté), à dix mille euros de dommages et intérêts et autant de frais de justice (à verser aux parties civiles).

    Dans un communiqué, le Collectif Stoppons Rivarol dénonce un « échec
    de la justice » (voir page suivante). Il rappelle que le représentant du ministère public avait demandé 18 mois de prison ferme, soulignant d’une part les nombreuses condamnations du prévenu et ses récidives certaines, et d’autre part, la dangerosité pour la société de ce menteur sociopathe qui hiérarchise « les races humaines » et qui
    se prétend « indifférent » au sort des Juifs mais qu’il les détermine pourtant de « bacilles » à éradiquer.

    Ces calomnies à mon propos, j’y réponds dans le présent ouvrage. Il résume trente ans de travaux sur la Shoah. Le lecteur y trouvera également des considérations sur la « question juive » et, plus généralement, sur l’évolution de nos sociétés depuis plus d’un siècle.

    Ces considérations, je les expose en vidéo depuis au moins une dizaine d’années. Il ne s’agit donc pas d’un discours de circonstance, tenu pour tenter d’éviter la prison, mais de mots qui reflètent ma pensée profonde.

    Personne ne peut m’accuser d’avancer masqué.

    L’ouvrage se fonde sur le mémoire en défense que, le 22 janvier 2025, j’avais déposé à l’audience. Il comptait alors 64 pages. J’ai toutefois jugé utile de développer la partie consacré au révisionnisme, afin de répondre aux objections les plus communes. Soucieux de prouver mon honnêteté, je reproduis la quasi-totalité des documents que lesquels se fondent mes démonstrations.

    Reprenant le discours de mes adversaires, le Collectif Stoppons Rivarol
    termine son communiqué en ces termes :

    Les mots tuent. Le négationnisme, le racisme et l’antisémitisme ne sont pas
    des délits, mais des crimes. Déjà considérés ainsi dans les pays européens, la
    France doit faire au plus vite son aggiornamento devant l’augmentation
    inquiétante des actes de violence raciale qui vont jusqu’au meurtre. Nous
    demandons au législateur de les sortir du délit de presse de la loi de 1881
    pour les inscrire dans le code pénal en tant que crimes.

    A mes yeux, cette demande trahit une peur panique ressentie par mes
    adversaires devant la vérité historique qui les épouvante. Ai-je raison ? Ai-je
    tort ? Je laisse le public juger à la lecture de cet ouvrage.

    Vincent Reynouard
    Le 25 mars 2025

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