VIVE LA RÉVOLUTION
Accueil du site > Comment publier un article > Athanor, quelle est la différence avec la Loge P2 ? vidéo 20’33

Athanor, quelle est la différence avec la Loge P2 ? vidéo 20’33

mardi 31 mars 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 31 mars 2026).

Note de do : La Loge P2 était un organe secret appartenant au pouvoir qui organisait des attentats terroristes en Italie dans les années 1970, afin de faire passer pour coupables tantôt des groupes d’extrême droite tantôt d’extrême gauche. Le but étant d’organiser la peur afin d’éviter la révolution.


"Mon meurtre était planifié" : agents de la DGSE et francs-maçons jugés lors d’un procès hors norme

https://www.tf1info.fr/justice-fait…

30 mars 2026 à 16h01

Hamza HIZZIR

Reportage "Sept à Huit" : Julien DUMOND, Christophe DUBOIS et leurs équipes

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

  • Vingt-deux personnes comparaissent depuis ce lundi 30 mars 2026 devant la cour d’assises de Paris.
  • Elles sont soupçonnées d’avoir mis en place une officine du crime où se mêlaient vrais et faux agents des services secrets, francs-maçons et tueurs à gages, sous couvert d’agir pour le compte de l’État.
  • Tous les détails de cette affaire Athanor dans cette enquête issue de l’émission "Sept à Huit".

Selon les enquêteurs, il s’agit d’une de ces histoires suffisamment folles pour être racontées par plusieurs générations de policiers. Son procès débute ce lundi 30 mars devant la cour d’assises de Paris. C’est celui de l’affaire dite "Athanor", en référence au nom d’une loge de francs-maçons accusée d’abriter un véritable réseau de criminalité organisée. Âgés de 30 à 73 ans, 22 hommes sont accusés de tentatives de meurtre, de violences aggravées et d’association de malfaiteurs. Parmi eux, plusieurs agents de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) affirment avoir commis des assassinats pour le compte de l’État français, ou du moins avoir été manipulés pour agir en ce sens.

L’enquête issue de l’émission "Sept à Huit", diffusée ce dimanche 29 mars sur TF1 et visible en tête de cet article, s’attarde sur les trois cas ayant permis de mettre cette affaire au jour. Le premier, point de départ de toutes les investigations policières, date du mois de juillet 2020, quand un habitant de Créteil (Val-de-Marne) repère deux hommes suspects patientant dans une Clio mal garée. ""En me voyant, le passager a fait semblant de dormir. Le conducteur a baissé la tête pour regarder son rétroviseur. L’un d’eux portait des gants. Je me suis dit qu’en juillet, c’était bizarre"", se souvient le père de famille, qui a alors immédiatement appelé la police. L’arrestation de ces deux individus ouvrira une véritable boîte de Pandore.

Car pendant leur transfert au commissariat, ils prétendent appartenir à la DGSE et se trouver en pleine "mission homo", jargon des renseignements pour désigner un assassinat secrètement ourdi par l’État. Leur cible : Marie-Hélène Dini, une coach en entreprise qu’on leur aurait présentée comme un agent du Mossad. ""Mais pourquoi moi ? Qu’est-ce que je fais dans une affaire de DGSE ? Jamais de ma vie je n’ai approché le Mossad. Je suis catho… Donc sur le moment, on ne comprend rien. Ça tiendrait plus des séries qu’on voit en fiction que de la réalité et pourtant, c’est effectivement la réalité"", témoigne la principale intéressée.

Le ministère des Armées confirme rapidement qu’ils font bien partie de la DGSE, mais uniquement en tant que garde-barrières, auxquels aucune mission d’assassinat n’a jamais été confiée… Il faudra ensuite quelques mois aux enquêteurs pour identifier les commanditaires de la tentative d’assassinat de Marie-Hélène Dini : un ancien chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Daniel B., et un ex-journaliste, Frédéric V., tous deux membres de la loge Athanor. C’est un autre franc-maçon, coach en entreprise de profession, Jean-Luc B., qui aurait versé 50.000 euros à ses compères pour éliminer une concurrente… ""Je n’ai jamais imaginé qu’il pourrait aller jusque-là. Comment en arrive-t-on à tuer une personne juste parce qu’on a un business en danger ?"", se demande encore Marie-Hélène Dini, aujourd’hui en proie à de sévères crises d’angoisse.

C’est une étrange sensation, que celle de gagner de l’argent pour défoncer quelqu’un

Sébastien L., mis en cause dans l’affaire Athanor

Les confessions d’un autre agent de la DGSE interpellé révèlent que Daniel B. et Frédéric V. auraient ainsi recruté des agents du renseignement et commandité des meurtres durant dix ans. Parmi leurs contrats, des commerciaux du BTP les auraient contactés pour s’en prendre à un constructeur de maison en faillite leur devant de l’argent. Ce dernier retrace, sous couvert d’anonymat, ses trois mois de calvaire : ""C’étaient des menaces de mort quasi quotidiennes par téléphone. Des gens disant où on habite, où nos enfants vont à l’école… C’est allé jusqu’à jeter des rats morts dans notre maison. En fait, les rats ont été empalés sur des bouts de bois. C’était comme ça qu’on devait finir si on ne payait pas. Un soir, j’ai retrouvé mon mari avec 51 points de suture sur la face, le bras et la hanche démis… De gros traumatismes. Ils ont tapé jusqu’à ce que le voisin arrive.""

Des opérations qu’ils présentaient chaque fois à leurs hommes de main comme des missions pour le compte de l’État. Un rêve alors devenu réalité pour Sébastien L., agent de sécurité de 30 ans ayant échoué à entrer à la DGSE et dans la police, qui a écrit ceci dans son journal intime à l’époque des faits (qu’il a tous reconnus) : ""Je sens que je suis fait pour ça. C’est une étrange sensation, que celle de gagner de l’argent pour défoncer quelqu’un."" Son avocat plaide aujourd’hui la manipulation.

La DGSE a réalisé une enquête interne mais n’en a livré aucun élément à la justice

Le nom de Sébastien L. apparaît dans une autre affaire de meurtre : celui de Laurent Pasquali, un pilote automobile dont les ossements ont été retrouvés en forêt en 2019. Sébastien L. admet avoir pris part à l’assassinat avec un complice, puis avoir transporté son corps pour le dissimuler, contre 17.000 euros, assurant que Daniel B. et Frédéric V. leur avaient été présentés comme une menace pour l’État, en lien avec les milieux corses. Quelques jours avant sa garde à vue, le créancier du pilote, accusé d’avoir commandité l’assassinat, avait répondu par téléphone à "Sept à Huit", admettant avoir fait rechercher la victime, mais sans intention de tuer : ""Il me devait un montant conséquent, mais pas au point de le faire flinguer. Parce que ça ne m’arrange pas. Tant qu’il était en vie, j’avais la possibilité de récupérer mon argent. Après, mettre un contrat sur la tête de quelqu’un, j’ai du mal à imaginer que ça existe en France."" Une version qui, pour l’heure, n’a pas convaincu la justice.

À leur côté dans le box des accusés, comparaîtront aussi la dirigeante d’une usine de plastique et son mari, qui ont reconnu avoir payé 80.000 euros pour faire assassiner un de leurs employés, Hassan Touzani, au seul motif qu’il était syndicaliste et manifestait, à l’époque, avec les Gilets jaunes. ""La patronne, elle a engagé des tueurs à gage pour se débarrasser de moi, tout simplement. Elle a choisi une solution inimaginable. J’ai été surveillé pendant un moment sur les routes que je prenais tous les jours, sans que personne ne s’en rende compte. On ne pense pas à ces choses-là quand on vit normalement. Ils ne savaient pas encore exactement comment ils allaient maquiller ça, mais mon meurtre était planifié. Une des pires choses que j’ai découvertes dans l’enquête, c’est la phrase : "‘Tant pis s’il y a des dommages collatéraux.’ "Pour moi, ça voulait tout dire. Si ma femme ou mes enfants avaient été là, ils auraient pu être aussi touchés"", détaille aujourd’hui la victime présumée.

Comment la prestigieuse DGSE peut-elle se retrouver impliquée dans cet ensemble de contrats crapuleux entre particuliers ? ""Vous avez, parce que c’est l’apanage du renseignement, des notions, des théories. Il y en a une principale, qui est le besoin d’en connaître. C’est-à-dire qu’on ne va pas donner d’informations à quelqu’un qui n’a pas besoin d’en connaître. Et donc, vous évoluez avec une partie des informations, mais pas avec l’intégralité de la mission. Et la deuxième théorie, c’est celle du cloisonnement. C’est-à-dire que ce que fait votre voisin de bureau, vous ne le savez pas. Parce que si vous le savez, vous risquez de divulguer des informations à un service ennemi ou à des tiers. Et donc, ces deux théories qui coexistent dans la tête de chaque soldat de la DGSE vont amener à des dérives comme ce dossier le montre, avec des soldats qui ne peuvent pas savoir s’ils agissent dans la légalité ou dans l’illégalité"", avance Me Romain Ruiz, avocat d’un des garde-barrières.

Une réponse qui pose encore d’autres questions. Comment de tels profils ont-ils pu être recrutés par le contre-espionnage français ? Comment leur dérive a-t-elle pu échapper à tout contrôle ? ""Je crois qu’il y a eu une grande défausse", estime pour sa part Me Marie-Alix Canu-Bernard, avocate de l’autre garde-barrière assis dans la Clio. "Ils se sont rendu compte qu’ils avaient été très défaillants, mais que certains services admettent moins que d’autres leurs défaillances. Aujourd’hui, on a des commissions d’enquête multiples dans tous les sens par nos parlementaires. Je suis très étonnée qu’il n’y en ait pas eu sur le fonctionnement de la DGSE, car je crois qu’il y aurait vraiment à redire."" Sollicitée par nos journalistes, la DGSE n’a pas répondu aux questions de "Sept à Huit". Elle a réalisé une enquête interne sur cette affaire, mais elle n’en a livré aucun élément à la justice.

Guy Debord - Préface à la quatrième édition italienne de "La Société du Spectacle"

Il appartenait, en effet, à la société spectaculaire elle-même d’ajouter quelque chose dont ce livre, je crois, n’avait pas besoin : des preuves et des exemples plus lourds et plus convaincants. On a pu voir la falsification s’épaissir et descendre jusque dans la fabrication des choses les plus triviales, comme une brume poisseuse qui s’accumule au niveau du sol de toute l’existence quotidienne. On a pu voir prétendre à l’absolu, jusqu’à la folie " télématique ", le contrôle technique et policier des hommes et des forces naturelles, contrôle dont les erreurs grandissent juste aussi vite que les moyens. On a pu voir le mensonge étatique se développer en soi et pour soi, ayant si bien oublié son lien conflictuel avec la vérité et la vraisemblance, qu’il peut s’oublier lui-même et se remplacer d’heure en heure. L’Italie a eu récemment l’occasion de contempler cette technique, autour de l’enlèvement et la mise à mort d’Aldo Moro, au point le plus haut qu’elle ait jamais atteint, et qui pourtant sera bientôt surpassé, ici ou ailleurs. La version des autorités italiennes, aggravée plutôt qu’améliorée par cent retouches successives, et que tous les commentateurs se sont fait un devoir d’admettre en public, n’a pas été un seul instant croyable. Son intention n’était pas d’être crue, mais d’être la seule en vitrine ; et après d’être oubliée, exactement comme un mauvais livre.

La suite : https://mai68.org/spip/spip.php?article8452

La loge P2, le cerveau de Gladio

https://mai68.org/spip/spip.php?article11592

Historique - QUI se cache vraiment sous le masque de Berlusconi ? (vidéo 55’32)

https://mai68.org/spip/spip.php?article11587

Italie - 9 mai 1978 - Il faut tuer Aldo Moro (France-inter audio 54’39)

https://mai68.org/spip/spip.php?article8483

Italie - Stratégie de la tension, les mensonges du juge Rosario Priore

https://mai68.org/spip/spip.php?article1375

Silvio Berlusconi, de la loge P2, est mort le 12 juin 2023

https://mai68.org/spip2/spip.php?article15498

Membres de la loge P2

https://mai68.org/spip2/spip.php?article15499

La Loge P2

https://mai68.org/spip2/spip.php?article15500

GLADIO - Le scandale des armées secrètes de l’OTAN (Vidéo 54’36)

https://mai68.org/spip/spip.php?art…

2 Messages de forum

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0