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Tirer les leçons des attaques terroristes pour vaincre la guerre de recolonisation du Mali

lundi 4 mai 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 4 mai 2026).

https://www.impact.sn/Tirer-les-lec…

https://lepcf.fr/Tirer-les-lecons-d…

27 avril 2026

Fodé Roland Diagne

Les attaques terroristes simultanées des mercenaires séparatistes djihado-terroristes contre les bases militaires de l’armée malienne dans plusieurs localités de ce week-end ont été préparées par les reportages médiatiques des officines informationnelles de l’impérialisme.

Les assassinats ciblés visant les cinq ex-colonels (Sadio Camara décédé, ministre de la défense, Modibo Koné, directeur général de l’agence de la sécurité nationale d’Etat et Oumar Diarra, chef d’État-Major Général des Armées, tous les deux blessés) rappellent les meurtres de Khadafi, Saddam Hussein, Ali Khamenei, Cheikh Yassine, Nasrallah et le kidnapping de Maduro.

Le but de ces méthodes barbares est de démoraliser, de semer la peur et le doute dans le peuple pour obtenir la capitulation des forces anti-impérialistes. L’impérialisme et ses mercenaires terroristes n’ont ni foi, ni morale, ni éthique, ni principes.

Au Mali, ces crimes abjects par des actes de kamikazes certainement drogués avaient pour but aussi de déstabiliser la chaîne de commandement militaire pour se ré-emparer de Kidal. C’est ce que montre la campagne médiatique des médias impérialistes et néocoloniaux disant que « Kidal est tombé » entre les mains des séparatistes djihado-terroristes du JNIM et des FLA, ces métastases d’Al Qaïda/Daesh/Al Nostra dont un ministre des affaires étrangères de l’impérialisme français disait qu’ils « font du bon travail en Syrie ».

Avec l’expulsion des bases militaires des pays de l’AES, comment ne pas voir dans ces attaques terroristes des préparatifs de l’objectif qu’un chef d’État major français a fixé comme suit :

« Ce qui est notre destin commun à nous Européens, c’est la Méditerranée et l’Afrique, où notre destin se joue… Je pense que cet intérêt commun là devrait, un jour, faire que l’Europe se décidera à agir comme une entité politique et qui ira défendre elle-même ses intérêts, y compris par des moyens militaires » (Général Lecointre).

Il apparaît ainsi que ces attaques de milliers terroristes n’ont pu être possible sans un apport logistique technique de renseignement, des finances et d’armes des impérialistes, mais aussi de complicités internes et d’espaces territoriaux frontaliers (Mauritanie, Algérie ?) pour préparer leurs forfaits.

Difficile de ne pas faire le lien avec le parti pris diplomatique malien pro-Royaume Chérifien abandonnant la position majoritaire en Afrique du droit à l’autodétermination du peuple Sahraouie et des incidents frontaliers avec l’Algérie.

L’Armée et le peuple de la terre africaine du Mali ont repoussé cette agression armée terroriste après avoir expérimenté la duplicité de l’impérialisme qui d’une part déclare « la guerre contre le terrorisme » tout en instrumentalisant les terroristes pour ses objectifs de contrôler les richesses du sol et du sous sol et de recolonisation de l’Afrique.

Le Mali doit rassembler démocratiquement toutes les forces et toutes les nationalités patriotiques souverainistes pour poursuivre l’œuvre d’unité nationale et de transformation systémique panafricaine dans le cadre de l’AES. Cette tâche doit être aussi à l’œuvre au Burkina et au Niger tout en développant une diplomatie commune bilatérale et multilatérale panafricaine et internationale pour contrer les plans des impérialistes.

Le Mali et l’Algérie qui ont une frontière et partagent des richesses du sous sol en pétrole et gaz doivent trouver, tout comme entre l’US-RDA et le FLN, face aux plans de balkanisation de l’OCRS du colonialisme français dans les années 60, la solution idoine panafricaine démocratique de la question Touareg contre les projet séparatiste de l’Azawad. L’Algérie doit prendre conscience que si le Mali tombe entre les mains des forces bourgeoisies néocoloniales, les impérialistes vont l’utiliser comme base arrière pour s’attaquer à elle tout comme ils l’ont fait en Libye.

L’affrontement en cours dans les pays africains entre les bourgeoisies néocoloniales et les forces souverainistes se déroule dans ce contexte géopolitique du monde unipolaire sous hégémonie impérialiste qui se meurt et d’accouchement douloureux du nouveau monde multipolaire.

Sous des formes diverses, les forces souverainistes panafricaines renversent la table des néo-coloniaux nationaux, régionaux et continentaux.

Ces forces doivent trouver le chemin de l’union comme l’ont entamé les pays qui ont fondé la Confédération de l’AES pour relever le défi de la souveraineté nationale panafricaine sans et contre les forces néocoloniales.

A la CEDEAO et l’UA, les forces souverainistes doivent neutraliser les forces néocoloniales pour organiser la solidarité inter-africaine contre la recolonisation de l’Afrique.

27/04/26
Fodé Roland Diagne

« Le destin commun de l’Europe se joue en Afrique » (général François Lecointre)

https://bamada.net/le-destin-commun…

17 avril 2024

Bamada.net

Pour le général français à la retraite, l’Europe aura « l’obligation de retourner » en Afrique pour « aider » à la restauration de l’État et le retour des administrations et du développement.

Le général François Lecointre, ancien chef d’état-major de l’armée française, digère mal le retrait des troupes de son pays du Sahel. Cette région, composée de pays tels que le Mali, le Niger ou le Burkina Faso, est en proie aux violences jihadistes et à une instabilité politique des Etats depuis plus d’une décennie. La situation, conjuguée à la montée en puissance de nouveaux acteurs à l’image de la Russie et la Chine, fait dire à l’officier français que l’Europe doit réengager ses forces sur le continent africain pour défendre ses « intérêts ».

« Ce qui est notre destin commun à nous, Européens, c’est la Méditerranée et l’Afrique où notre destin se joue. Et donc nous avons en permanence essayé, nous Français, d’entraîner les Européens dans cette prise de conscience de la nécessité d’agir collectivement en Afrique et en Méditerranée. Et je suis absolument désolé de voir l’échec de nos engagements au Sahel », a souligné le général François Lecointre, 62 ans, dans un entretien publié dimanche par la chaîne YouTube du journal français Le Figaro.

A l’heure des turbulences notées au Moyen-Orient et en Afrique, il estime que l’Europe doit vite trouver des réponses sur l’éventualité de nouveaux « choix politiques » que pourraient prendre les États-Unis d’Amérique dans le but de préserver leurs intérêts géopolitiques particuliers. Face à cette hypothèse, M. Lecointre, engagé au Mali à la tête de la première mission européenne de formation de l’armée malienne de janvier à juillet 2013, indique que le vieux continent doit être « capable de prendre en charge son destin sur le plan militaire, de sa défense, de la promotion de ses intérêts et de ses valeurs ».

Un « intérêt commun » en Afrique

Pour cet officier qui a commandé des troupes au Gabon puis au Rwanda en 1994, l’Europe doit agir en Afrique en raison de « la destruction des appareils de gouvernement et des États », de la « guerre civile dans beaucoup de pays » et des difficultés « liées aux évolutions climatiques ». L’autre argument qu’il avance est que l’Afrique « va connaître une explosion démographique comme aucun continent n’en a jamais connu » et cela aura des « conséquences sur l’Europe » dans les dix et vingt prochaines années.

« Je pense que cet intérêt commun là devrait un jour faire que l’Europe se décidera à agir comme une entité politique qui ira défendre elle-même ses intérêts, y compris par le moyen de l’engagement de ses armées », a soutenu le militaire, estimant que le retrait des forces française Barkhane et européenne Takuba de la région du Sahel était un « échec ».

« Le retrait du Sahel fut difficile à accepter pour tous ceux qui y ont été engagés. Je suis le premier à avoir beaucoup de mal à avaler ça. C’est un échec français, européen et africain qui procède principalement de ce que nous n’avons pas compris, que l’action devait être une action globale », a déclaré François Lecointre, persuadé qu’ils auront « l’obligation de retourner aider ces pays africains » pour la restauration de l’État, le retour des administrations et du développement.

« Ce n’est pas la Chine, la Russie et (son groupe paramilitaire privé) Wagner qui vont apporter des solutions durables aux très grandes difficultés que connaissent ces pays africains et leur population », a fait savoir le général qui a fait son adieu aux armes le 21 juillet 2021.

ODL/ac/APA

Source : https://fr.apanews.net

Sahel, Russie, Ukraine… Le Général François Lecointre se confie

https://www.youtube.com/watch?v=tBe…

Le Figaro - 14 avril 2024

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

Aujourd’hui en retrait de la vie militaire, le grand chancelier de la Légion d’honneur et ancien chef d’état-major des Armées François Lecointre livre son analyse de l’engagement et du rôle du combattant, et la vocation de soldat au sein d’une société souvent désintéressée de la question militaire. Addendum : « Entre guerres » (Gallimard), le nouveau livre du général Lecointre est disponible en librairies

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