Montélimar, 29 avril 2026 à 18 heures le directeur de la police municipale, Johan L., traverse le jardin public qui fait face à la gare. A son passage, des jeunes crient "C’est un flic, c’est un flic !"
Un tabassage en règle du dépositaire de l’autorité publique se serait alors produit.
Il n’existe qu’une version de la scène : celle du chef de la police reprise en choeur par la presse écrite et audio-visuelle.
Aucune image de l’agression ou tabassage ne filtre sur les réseaux, aucune voix de témoin ne vient infirmer ou confirmer le récit de la victime.
Johan L. aurait reconnu deux de ses agresseurs…
Les spéculations qui suivent sont tirées de son témoignage donné juste après les faits aux reporters du groupe EBRA et franceinfo sur le canapé de sa maison.
https://www.franceinfo.fr/…/le-di….
Le haut gradé de la police municipale raconte qu’il rentrait chez lui en civil lorsqu’il a été interpellé par des jeunes près du parc animalier où vivent bien nourris des chèvres, moutons, paons, poulets face à la gare de Montélimar qui à cette heure-ci de la journée (18 heures) est bondée de monde.
Au lieu de faire profil bas et de fuir ce qui pourrait être un rapport de force défavorable Notre héros montilien s’avance vers les jeunes sauvageons déclinant identité, fonction et grade.
L’un des jeunes (aucune indication sur son âge et profil n’est donné) se détache du groupe et vient à portée de poings et pieds. La bagarre commence.
Il faut croire sur parole les mots et les blessures du grand flic.
Selon Johan L., c’est lui qui a ouvert le bal des mandales. Son adversaire a esquivé le premier "geste" qu’il a porté à hauteur du thorax et attrapé sa jambe lors d’un coup de pieds dans les couilles, le projetant au sol.
Là le sauvageon - sans doute adepte du MMA, très populaire à Montélimar - a boxé le visage du directeur de la police municipale.
Résultat : quatre fractures (orbite, sinus, nez et arcade), une ITT de 10 jours et quinze jours d’arrêt de travail.
https://www.nouvelobs.com/…/le-ch….
Les blessures sont détaillées par la presse qui se moque du secret médical.
Par pudeur, on ne montre pas la tête Mickey du directeur de la police mais son torse musclé en tee-shirt et son tatouage à l’intérieur du bras gauche.
Il n’en fallait pas plus pour qu’un syndicat national de la police (SNSP) monte au créneau et apporte son soutien total à Johan L.
Le maire LR Julien Cornillet n’emploie pas la locution "tabassage d’un chef de la police" mais "intimidation"…
Etrangement le parquet de Valence reste silencieux sur "le tabassage gravissime" qui fait la une de Cnews.
https://www.cnews.fr/…/une-montee….
Seule la mairie de Montélimar où Johan L. est salarié se porte partie civile.
Aucun journaliste localier ne fait d’enquête ni recueille d’éventuels témoignages sur le fait divers qui fait la une de la presse nationale.
"Vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre !"
"Le Dauphiné libéré" publie in extenso page 10 le communiqué de soutien de David Masse (conseiller municipal RN) le 4 mai où "le frontiste" exprime sans réserve le soutien du parti de Jordan Bardella aux demandes du maire LR pour un renfort de police.
Pour la mairie de Montélimar, cette agression spectaculaire est pain béni car elle demande avec insistance au ministre de l’Intérieur Laurent Nunez 50 policiers supplémentaires, une BAC de nuit et un commissaire-divisionnaire pour superviser le dispositif policier.
Le maire LR Julien Cornillet prévoit le déploiement de 300 caméras urbaines et le survol de la ville par une flotte de drones.
Pour l’heure, aucune des 203 caméras du Centre de supervision urbaine (CSU) inauguré en grandes pompes le 21 janvier 2026 par Julien Cornillet et Nicolas Daragon n’aurait confirmé la scène d’agression du 29 avril à 18 heures du chef de la police municipale et n’a servi à des arrestations.
Il y a pourtant quatre caméras enregistrant à 360 ° dans le jardin public.
De plus, la plupart des passants nombreux à cette heure de la journée possèdent un Smartphone équipé d’une caméra.
Agression bidonnée ou réelle montée en épingle ? Toujours est-il que cet article ironique que j’écris, aujourd’hui, sur la base de coupures de presse peut me valoir une convocation dans les jours qui viennent au commissariat de la police nationale pour diffamation.
La chose s’est déjà produite le 22 janvier 2026 lorsque j’ai relayé dans un commentaire sur face book le 23 décembre 2025 des "indiscrétions" livrées par l’ex-numéro 2 de la Sécurité de la Drôme (Jean-Pierre S.) sur le travail de Johan L. à Valence en 2018 au sujet de la multiplication des plaintes pour coups et blessures lors de ses virées nocturnes en uniforme *.
HIMALOVE
* Nota Bene : Je n’ai reçu aucun soutien lors de mon audition au commissariat de la France insoumise alertée de ma convocation ni du reste de Jean-Pierre S. qui m’a confié l’information. Que le directeur de la police municipale soit le cheval de Troie du Rassemblement national à la mairie de Montélimar n’intéresse nullement les gauchistes préoccupés seulement par le banquet du Canon français qui doit se tenir les 8 et 9 mai 2026 au Palais des congrès "Charles Aznavour" à Montélimar.