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Assassinat d’Alexandre 1er de yougoslavie à Marseille le 9 octobre 1934 (vidéo 5’06)

samedi 9 mai 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 9 mai 2026).

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academy - 2 janvier 2022

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ASSASSINAT DE ALEXANDRE IER DE YOUGOSLAVIE A MARSEILLE Unknown - 1934 - The Royal Belgian Film Archives, Belgium - Public Domain.

ChatGPT, le 9 mai 2026

L'attentat de Marseille de 1934 ?

L’attentat de Marseille de 1934 désigne l’assassinat du roi de Yougoslavie Alexandre Ier de Yougoslavie et du ministre français des Affaires étrangères Louis Barthou le 9 octobre 1934 à Marseille.

Ce qui s’est passé

Le roi Alexandre Ier effectuait une visite officielle en France pour renforcer l’alliance franco-yougoslave face aux tensions européennes grandissantes. Lors d’un défilé en voiture dans les rues de Marseille, un homme armé a ouvert le feu sur le cortège.

L’assaillant était Vlado Tchernozemski, membre de l’Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne (IMRO), liée à des mouvements nationalistes hostiles au royaume yougoslave. Il agissait avec l’appui du mouvement oustachi croate, dirigé par Ante Pavelić.

Le roi Alexandre est mort presque immédiatement. Louis Barthou a également succombé à ses blessures peu après.

Un point important

L’enquête a montré plus tard que Louis Barthou avait probablement été touché par une balle française tirée dans la confusion par les forces de sécurité, et non directement par l’assaillant.

Pourquoi cet attentat est important

Cet événement a eu un grand retentissement international car il :

  • révélait la montée des nationalismes violents en Europe ;
  • montrait l’instabilité des Balkans ;
  • annonçait le climat de tensions qui mènera à la Seconde Guerre mondiale ;
  • fut l’un des premiers assassinats politiques filmés en direct.

Les images de l’attaque existent encore aujourd’hui et constituent un document historique célèbre.

Conséquences

Après l’attentat :

  • la France renforça certaines mesures de sécurité diplomatique ;
  • la Yougoslavie entra dans une période politique plus fragile ;
  • les tensions entre nationalistes croates, macédoniens et pouvoir yougoslave s’aggravèrent.

Si vous voulez, je peux aussi :

  • raconter l’attentat minute par minute ;
  • expliquer le contexte des Balkans dans les années 1930 ;
  • montrer pourquoi cet attentat est parfois considéré comme un “précurseur” du terrorisme moderne ;
  • ou résumer les théories et controverses autour de l’enquête.
Résumer les théories et controverses autour de l’enquête.

L’enquête sur l’attentat de Marseille en 1934 a rapidement dépassé le simple fait criminel. Plusieurs controverses ont marqué l’affaire pendant des décennies.

1. Qui était réellement derrière l’attentat ?

L’exécutant, Vlado Tchernozemski, a été identifié assez vite. Il appartenait à l’IMRO macédonienne et collaborait avec les oustachis croates de Ante Pavelić.

Mais la question centrale devint : qui soutenait ces groupes ?

La piste italienne

Beaucoup de responsables français et yougoslaves soupçonnaient l’Italie fasciste de Benito Mussolini :

  • Rome hébergeait et protégeait certains militants oustachis ;
  • l’Italie cherchait à affaiblir la Yougoslavie dans les Balkans ;
  • des camps d’entraînement auraient existé sur le territoire italien.

Cependant, aucune preuve directe n’a permis d’impliquer officiellement Mussolini dans la préparation de l’attentat.

La piste hongroise

La Hongrie fut également accusée :

  • certains conspirateurs avaient séjourné dans un camp en Hongrie ;
  • Belgrade affirmait que les autorités hongroises avaient fermé les yeux.

Cela provoqua une crise diplomatique à la Société des Nations.

2. La mort de Louis Barthou : assassinat ou bavure ?

La plus grande controverse concerne Louis Barthou.

Pendant longtemps, on pensa qu’il avait été tué par les balles du terroriste. Mais les expertises balistiques ultérieures montrèrent probablement autre chose :

  • Barthou aurait été atteint au bras par une balle de calibre français ;
  • cette blessure aurait sectionné une artère ;
  • les secours auraient été mal organisés et trop lents.

La thèse dominante aujourd’hui est qu’il a été victime d’un tir ami de la police française dans la confusion.

Cette révélation fut embarrassante pour les autorités françaises, car elle révélait :

  • une sécurité improvisée ;
  • des policiers mal coordonnés ;
  • des erreurs médicales après l’attaque.

3. Les défaillances de sécurité

L’attentat a choqué parce qu’il semblait presque “facile” :

  • voiture décapotable roulant lentement ;
  • foule très proche ;
  • protection insuffisante ;
  • peu de contrôle du parcours.

Des critiques ont visé :

  • la préfecture ;
  • le gouvernement français ;
  • les services de renseignement, qui connaissaient pourtant les menaces contre le roi.

Certains ont parlé d’une grave négligence d’État, sans aller jusqu’à la complicité.

4. Théories de complot plus larges

Avec le temps, diverses hypothèses sont apparues :

  • implication secrète des services italiens ;
  • manipulation par des puissances européennes ;
  • volonté de supprimer Barthou lui-même, car il cherchait à construire une alliance anti-allemande et anti-fasciste.

Cependant, les historiens considèrent généralement qu’il n’existe pas de preuves solides d’un complot international centralisé.

5. Une affaire symbolique des années 1930

L’attentat est devenu emblématique car il révèle :

  • la montée des mouvements ultra-nationalistes ;
  • l’usage du terrorisme politique transnational ;
  • les rivalités entre États européens avant la Seconde Guerre mondiale ;
  • l’impuissance des mécanismes internationaux comme la Société des Nations.

Il reste aussi célèbre parce qu’il a été filmé : les images ont donné au monde une vision directe d’un assassinat politique moderne.



Expliquer le contexte des Balkans dans les années 1930

Dans les années 1930, les Balkans étaient une région extrêmement instable, traversée par des rivalités nationales, des tensions ethniques et les ambitions des grandes puissances européennes. Le contexte de l’attentat de Marseille ne peut se comprendre qu’à travers cette situation.

1. Un héritage explosif après la Première Guerre mondiale

Après la disparition des empires austro-hongrois et ottoman en 1918, de nouveaux États apparaissent ou s’agrandissent :

  • la Yougoslavie ;
  • la Hongrie réduite par le traité de Trianon ;
  • la Bulgarie frustrée territorialement ;
  • l’Italie cherchant de l’influence sur l’Adriatique.

Le principal problème est que les frontières ne correspondent pas aux peuples :

  • Serbes, Croates, Slovènes, Macédoniens, Albanais, Bulgares, Hongrois et autres communautés vivent mélangés ;
  • beaucoup de minorités se sentent dominées ou lésées.

Cela nourrit des mouvements séparatistes et des violences politiques.

2. La Yougoslavie : un État fragile

Le royaume de Yougoslavie est créé pour unir les Slaves du Sud, mais en pratique :

  • les élites serbes dominent largement l’État ;
  • beaucoup de Croates dénoncent un pouvoir central autoritaire ;
  • les Macédoniens contestent l’autorité de Belgrade.

Le roi Alexandre Ier de Yougoslavie tente de maintenir l’unité par la centralisation.

En 1929, il instaure une dictature royale :

  • suspension de la constitution ;
  • interdiction des partis nationalistes ;
  • répression politique.

Cela radicalise les opposants.

3. Les nationalismes radicaux

Les oustachis croates

Le mouvement oustachi de Ante Pavelić veut créer une Croatie indépendante par la violence.

  • ultranationaliste ;
  • autoritaire ;
  • futur allié du fascisme italien puis du nazisme.

Le groupe organise attentats et assassinats contre la Yougoslavie.

Les révolutionnaires macédoniens

L’IMRO (Organisation révolutionnaire intérieure macédonienne) lutte contre la domination serbe en Macédoine.

  • certains veulent l’indépendance ;
  • d’autres souhaitent un rattachement à la Bulgarie.

Le tueur de Marseille, Vlado Tchernozemski, vient de ce milieu.

4. Le rôle des grandes puissances

Les Balkans deviennent un terrain de compétition internationale.

L’Italie fasciste

Benito Mussolini cherche à :

  • affaiblir la Yougoslavie ;
  • dominer l’Adriatique ;
  • étendre l’influence italienne dans les Balkans.

L’Italie soutient ou protège certains mouvements anti-yougoslaves, notamment les oustachis.

La France

La France soutient la Yougoslavie :

  • alliance militaire ;
  • stratégie de containment contre l’Allemagne et l’Italie ;
  • système d’alliances en Europe centrale.

Le ministre Louis Barthou essaie même de construire un front diplomatique anti-fasciste plus large.

L’Allemagne nazie

Au début des années 1930, l’Allemagne commence à accroître son influence économique et politique dans la région.

5. Une région surnommée “la poudrière de l’Europe”

Les Balkans avaient déjà déclenché indirectement la Première Guerre mondiale avec l’assassinat de François-Ferdinand d'Autriche à Sarajevo en 1914.

Dans les années 1930 :

  • terrorisme politique ;
  • dictatures ;
  • conflits ethniques ;
  • interventions étrangères ;
  • crises économiques

créent un climat permanent d’instabilité.

L’attentat de Marseille apparaît donc comme :

  • un épisode du conflit interne yougoslave ;
  • mais aussi un symptôme de l’effondrement progressif de l’ordre européen d’après 1918.

6. Ce que cela annonce pour la suite

Les tensions balkaniques des années 1930 préfigurent plusieurs événements majeurs :

  • l’expansion des régimes fascistes ;
  • l’éclatement de la Yougoslavie pendant la Seconde Guerre mondiale ;
  • les violences interethniques massives ;
  • et, plus largement, la crise générale qui conduit à la guerre de 1939.

Si vous voulez, je peux aussi :

  • expliquer les différences entre Serbes, Croates et Bosniaques ;
  • raconter la naissance de la Yougoslavie ;
  • détailler les oustachis et leurs crimes pendant la guerre ;
  • ou montrer comment les tensions des années 1930 réapparaîtront dans les guerres des années 1990. 


Montrer pourquoi cet attentat est parfois considéré comme un “précurseur” du terrorisme moderne ;

L’attentat de Marseille de 1934 est souvent présenté par les historiens comme un précurseur du terrorisme moderne parce qu’il combine plusieurs caractéristiques qui deviendront fréquentes après la Seconde Guerre mondiale.

1. Un terrorisme transnational

L’opération dépasse largement un conflit local.

On y retrouve :

  • des nationalistes croates ;
  • des militants macédoniens ;
  • des soutiens logistiques à l’étranger ;
  • des déplacements clandestins à travers plusieurs pays européens.

Le tueur, Vlado Tchernozemski, agit pour une cause politique liée à la Yougoslavie, mais l’attentat est commis en France avec des ramifications en Italie et en Hongrie.

Cette dimension internationale annonce :

  • les réseaux terroristes du XXe siècle ;
  • les sanctuaires étrangers ;
  • les opérations menées hors du pays d’origine.

2. Une attaque hautement symbolique

Le but n’était pas seulement de tuer un homme.

Le roi Alexandre Ier de Yougoslavie incarnait :

  • l’unité de l’État yougoslave ;
  • l’autorité monarchique ;
  • l’alliance diplomatique avec la France.

L’attentat visait donc :

  • un symbole politique ;
  • un chef d’État internationalement visible ;
  • un événement diplomatique mondialement médiatisé.

Le terrorisme moderne cible souvent des figures ou lieux symboliques pour produire un impact psychologique maximal.

3. La recherche d’un effet médiatique mondial

C’est un point essentiel.

L’assassinat a été :

  • photographié ;
  • filmé ;
  • relayé immédiatement par la presse internationale.

Les images du chaos circulent dans le monde entier. Pour beaucoup d’historiens, c’est l’un des premiers attentats “médiatiques” modernes.

Les auteurs savaient que :

  • la présence des journalistes était massive ;
  • la visite royale attirait l’attention mondiale ;
  • l’impact politique serait démultiplié par les médias.

Cette logique préfigure le terrorisme contemporain, où la portée psychologique compte autant que l’acte lui-même.

4. Une violence destinée à influencer la politique internationale

L’objectif allait au-delà d’une vengeance personnelle.

Les groupes impliqués espéraient :

  • déstabiliser la Yougoslavie ;
  • affaiblir le pouvoir serbe ;
  • provoquer des tensions diplomatiques européennes.

Le terrorisme devient ici un outil stratégique destiné à modifier les rapports entre États.

5. Des groupes clandestins organisés en réseau

Les conspirateurs utilisent :

  • faux papiers ;
  • caches ;
  • filières de déplacement ;
  • complicités étrangères ;
  • entraînement paramilitaire.

Cela ressemble davantage aux organisations terroristes modernes qu’aux anciens attentats anarchistes isolés du XIXe siècle.

6. La difficulté des démocraties à répondre

L’affaire révèle aussi plusieurs problèmes encore actuels :

  • circulation internationale des extrémistes ;
  • insuffisance de la coopération policière ;
  • hésitations diplomatiques ;
  • exploitation des zones grises entre États.

La Société des Nations apparaît incapable d’empêcher ou de sanctionner efficacement les soutiens indirects aux groupes violents.

7. Une transition entre l’attentat anarchiste et le terrorisme contemporain

Avant 1914, beaucoup d’attentats européens étaient commis par :

  • des anarchistes isolés ;
  • des révolutionnaires locaux ;
  • des activistes peu structurés.

À Marseille en 1934, on voit déjà :

  • une organisation internationale ;
  • une stratégie politique globale ;
  • une exploitation médiatique ;
  • une dimension géopolitique.

C’est pourquoi certains historiens considèrent cet événement comme une étape importante dans l’évolution du terrorisme moderne.

8. Une comparaison souvent faite avec Sarajevo 1914

L’attentat rappelle celui de Sarajevo contre François-Ferdinand d'Autriche :

  • nationalisme radical ;
  • réseaux clandestins ;
  • assassinat politique spectaculaire ;
  • conséquences internationales majeures.

Mais Marseille 1934 ajoute une dimension nouvelle :
celle de la médiatisation mondiale immédiate, très caractéristique du terrorisme du XXe et du XXIe siècle.

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