VIVE LA RÉVOLUTION
Accueil du site > Comment publier un article > L’Europe c’est la paix ? "C’est joli mais ça reste une fable"

L’Europe c’est la paix ? "C’est joli mais ça reste une fable"

lundi 18 mai 2026, par a_suivre

https://www.youtube.com/watch?v=58k…

L’OTAN perd toute LUCIDITÉ et précipite un CONFLIT NUCLÉAIRE avec la RUSSIE ! - GPTV - GÉOPOLITIQUE_PROFONDE - 18_mai_2026 - L’ACTUALITÉ_DU_MIDI_GPTV_EN_DIRECT_7J/7 - vidéo_42’50’’

.

Le dimanche 17 mai, le ministère russe de la Défense a annoncé avoir intercepté environ 600 drones ukrainiens. Cette attaque d’une ampleur inédite a visé 14 régions russes ainsi que la Crimée. Le bilan humain fait état de plusieurs morts et de nombreux blessés, notamment à proximité d’infrastructures énergétiques stratégiques.

Selon toute vraisemblance, une opération d’une telle envergure technique nécessite une assistance logistique directe des services de l’OTAN. En réponse, Moscou a rappelé sa puissance de feu en testant avec succès le missile Sarmat. Le Kremlin prévient désormais que menacer une puissance nucléaire constitue une ligne rouge absolue pour la sécurité du pays.

Sommes-nous en train de franchir le point de non-retour vers un conflit total ?

La stratégie de provocation systématique de la caste mondialiste semble pousser l’ours russe dans ses derniers retranchements. Quels seront les prochains objectifs de Moscou si la souveraineté de son territoire est à nouveau bafouée par des technologies occidentales ?

Nicolas Stoquer revient sur cette menace d’embrasement mondial, en direct sur GPTV.

.

LES CHAPITRES DE LA VIDÉO DE GPTV :

  • 00:00:00 Introduction
  • 00:01:00 L’OTAN planifie les frappes
  • 00:13:18 600 drones frappent Moscou
  • 00:26:08 Poutine réforme la doctrine
  • 00:39:57 Conclusion

---

Coopération UE-OTAN

Le partenariat stratégique UE-OTAN est essentiel pour maintenir la sécurité et la stabilité dans la zone euro-atlantique et protéger les citoyens en Europe et au-delà.

Le partenariat stratégique UE-OTAN repose sur les valeurs que nous partageons, sur la volonté de relever ensemble les défis communs, ainsi que sur la ferme détermination à promouvoir et à préserver la paix, la liberté et la prospérité dans la zone euro-atlantique.

Les relations entre l’UE et l’OTAN ont été institutionnalisées au début des années 2000, dans le prolongement des mesures prises au cours des années 1990 pour promouvoir une plus grande responsabilité européenne en matière de défense.

La coopération entre l’UE et l’OTAN a été capitale pour renforcer la sécurité euro-atlantique. L’OTAN reste le fondement de la défense collective pour ses membres, tandis qu’une défense européenne plus forte et plus performante, en complément de l’OTAN, est essentielle.

Le partenariat UE-OTAN est crucial pour le maintien de la sécurité et de la stabilité dans la zone euro-atlantique, aujourd’hui plus que jamais en raison des défis et des menaces croissants.

Ensemble, l’UE et l’OTAN représentent plus d’un milliard de personnes et certaines des plus grandes économies du monde, ce qui leur confère une influence politique et militaire de poids sur la scène mondiale.

Vingt-trois des vingt-sept États membres de l’UE sont également membres de l’OTAN.

Source : https://www.consilium.europa.eu/fr/…

---

.

L’Europe c’est la paix ? "C’est joli mais ça reste une fable"

Une interview par Vincent Geny de Marianne, de l’historien Olivier Delorme. (Publié le 03/01/2022)

.

Pour défendre l’érection du drapeau européen à l’arc de Triomphe, plusieurs politiques ont mis en avant une idée fixe : « l’Europe c’est la paix ». Mais ce récit survit-il vraiment à l’épreuve des faits ? Pas du tout, selon l’historien Olivier Delorme, qui estime que « la première cause de la paix en Europe c’est l’écrasement de l’Allemagne en 1945 ».

Un drapeau « qui nous a donné 70 ans de paix ». Voici comment la députée européenne Nathalie Loiseau a justifié l’érection du drapeau européen à l’arc de Triomphe, le week-end dernier, manifestation censée marquer le début de la présidence française de l’Union Européenne. D’autres voix se sont mêlées à la sienne pour avancer le même argument.

Pour défendre l’érection du drapeau européen à l’arc de Triomphe, plusieurs politiques ont mis en avant une idée fixe : « l’Europe c’est la paix ». Mais ce récit survit-il vraiment à l’épreuve des faits ? Pas du tout, selon l’historien Olivier Delorme, qui estime que « la première cause de la paix en Europe c’est l’écrasement de l’Allemagne en 1945 ».

Un drapeau « qui nous a donné 70 ans de paix ». Voici comment la députée européenne Nathalie Loiseau a justifié l’érection du drapeau européen à l’arc de Triomphe, le week-end dernier, manifestation censée marquer le début de la présidence française de l’Union Européenne. D’autres voix se sont mêlées à la sienne pour avancer le même argument.

Historiquement, cette vision de l’Union Européenne tient-elle la route ? Pas du tout, estime l’historien et écrivain Olivier Delorme, auteur de 30 bonnes raisons pour sortir de l’Europe.

Marianne : Sur Vie-Publique.fr, site d’information sous l’égide de Matignon, on peut lire : « Favoriser l’établissement d’une paix durable est la principale raison à l’origine de la construction européenne ». Qu’est-ce que cela vous évoque ?

Olivier Delorme : C’est faux. Historiquement, l’Union Européenne est une construction de guerre froide et non de paix. Elle émane de la volonté des Américains d’unifier un marché afin de favoriser la pénétration de ses produits. Ainsi, les premières conséquences de la création, en 1951, de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA) ce sont l’arrêt des achats de charbon polonais puis la fermeture de mines françaises au profit de l’importation de charbon américain. Les États-Unis craignaient que la fin de la guerre marque le retour de la récession à la suite de la grande crise de 1929. Ils veulent donc organiser économiquement en même temps que militairement, le morceau d’Europe occidentale qui ne passe pas sous influence soviétique.

La Communauté économique Européenne (CEE) crée en 1957 par le traité de Rome a la même fonction : unifier le marché européen pour lever les entraves à la circulation des marchandises et, de ce fait, permettre la pénétration des produits américains et éviter les droits de douane d’un pays membre à l’autre. Idem pour la monnaie unique. Dès les années 60, Washington lance le projet afin d’éviter les risques de changes.

Depuis 70 ans, il n’y a plus eu de guerre entre des États qui se la faisaient depuis des siècles. Peut-on en conclure que l’Europe c’est la paix ?

Évidemment que non ! La première cause de la paix en Europe c’est l’écrasement de l’Allemagne en 1945. Le pays n’a jamais été une nation terminée et s’est toujours vu un destin impérial. On tombe ici dans l’autre escroquerie intellectuelle du mantra « l’Europe c’est la paix » : dire que la guerre est le résultat des nationalismes. Au contraire, elle est le fruit des impérialismes. La première guerre mondiale est déclenchée par des empires, pas par des nations. Les Austro-Hongrois agressent la Serbie pour s’étendre vers les Balkans parce que, depuis 1866, ils sont bloqués au nord par la Prusse puis l’empire allemand. C’est le besoin d’étendre les frontières pour assurer une hégémonie qui déclenche les guerres.

« La première cause de la paix en Europe c’est l’écrasement de l’Allemagne. »

Pour la Seconde Guerre mondiale, le nazisme est avant tout un racialisme. La doctrine hiérarchise des prétendues races et donne le destin à celle dite supérieure de dominer l’ensemble de l’Europe.

En affirmant que l’Europe c’est la paix, contrairement aux nationalismes qui provoqueraient la guerre, on occulte totalement le rôle de l’impérialisme. Les guerres américaines après la victoire de 45 sont des guerres impériales, le Vietnam est un bon exemple. La démonstration peut aussi s’exporter. Depuis l’anéantissement du Japon impérial, il n’y a plus eu de guerres avec les voisins que sont la Chine et la Corée. Ces trois pays n’ont pas eu besoin d’une Union Européenne pour arrêter les conflits. La nation a pour objectif d’être maître chez soi, l’empire veut s’étendre. L’idée que la nation produit la guerre est fausse.

Quels sont les ressorts de la paix que l’Europe connaît depuis 70 ans ?

En plus de l’écrasement de l’Allemagne, c’est l’arme atomique et l’équilibre de la terreur qui vont contribuer à la paix européenne. À partir du moment où les Américains et les Soviétiques sont en mesure de détruire leurs adversaires avec la bombe nucléaire, la guerre devient impossible et l’Europe ne peut plus être un champ de bataille. Ce risque de destruction mutuelle empêche tout affrontement entre les deux blocs. Au sein de l’Europe occidentale, la perspective d’une guerre devient absurde car tous les pays font partie de la même organisation soumise aux Américains, l’OTAN. Aussi, la dissuasion française voulue par de Gaulle empêche toute attaque contre la France. Rappelons aussi qu’après la chute de l’URSS, l’Europe n’a pas été capable d’empêcher des guerres.

À quoi faites-vous allusion ?

Le mantra de la paix concerne uniquement les États membres. Mais ce serait oublier la guerre de Yougoslavie. Au moment de l’éclatement, l’Union Européenne n’avait reconnu aucun État. Mais, en quelques heures, l’Allemagne décide, contre l’UE, de reconnaître la Slovénie et la Croatie, ce qui provoque la réaction serbe et l’enchaînement qui mène à la guerre. Dans un sens, c’est l’Europe qui déclenche ce conflit par son absence de décision et de concertation.

« Quand on crée la monnaie unique, on estime que les économies vont converger. Or, l’inverse s’est passé. L’euro est surévalué pour certains pays comme la France, la Grèce ou le Portugal. »

Aujourd’hui, l’UE n’est pas non plus capable de protéger ses pays membres de conflits avec d’autres puissances. Chypre est toujours en partie occupée et colonisée par la Turquie, qui reste un candidat pour rejoindre l’Union. L’organisation européenne n’a pas non plus été capable de soutenir la Grèce quand elle a été agressée par la Turquie à l’été 2020. Lorsque les Turcs violent la zone économique exclusive grecque, ses eaux territoriales et son espace aérien, l’Allemagne et quelques autres pays diffèrent l’adoption de sanctions puis les réduisent à trois fois rien. L’UE encourage ainsi l’agression plus qu’elle ne la dissuade.

Il existe cette idée que la coopération économique rapproche les États et, in fine prévient de conflits futurs. Est-ce un point que l’on peut accorder à l’Union Européenne ?

Ce serait le cas si elle était bien fondée sur la coopération. Or, dixit les textes, l’UE est fondée sur le principe de la concurrence libre et non faussée. Elle interdit aux États de protéger leurs productions et leurs travailleurs. Ainsi, elle conduit à une aggravation des difficultés économiques d’un bout à l’autre du continent. Quand on crée la monnaie unique, on estime que les économies vont converger. Or, l’inverse s’est passé. L’euro est surévalué pour certains pays comme la France, la Grèce ou le Portugal. Cela pousse à une dévaluation interne. Pour compenser, on baisse les salaires et coupe dans les budgets des systèmes de protection sociale. D’autre part, les pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas ont un euro sous-évalué par rapport à leurs économies. Ce qui donne un avantage considérable car leurs produits sont moins chers qu’ils le devraient. L’Europe, telle qu’elle est construite, aboutit à affaiblir les faibles tout en renforçant les forts.

Aussi, avec les politiques d’austérité qu’elle impose, l’UE ne propose pas une politique de paix mais bien de guerre économique au détriment des plus faibles. Quand les Grecs ont voté pour un gouvernement de gauche, le président de la commission estime qu’il n’y a pas de choix démocratique contre les traités européens. Et les Grecs ont eu à la fois une paupérisation massive, une augmentation de la mortalité, un effondrement de leur économie qui ne s’est jamais redressée et une augmentation de la dette, qui avait servi de prétexte pour leur imposer cette politique. Si l’Europe c’est la paix, alors c’est celle des cimetières.

Pour le chercheur suisse René Schwok, l’UE a contribué à la paix via l’élargissement au sud et à l’est, qui aurait permis un rattrapage économique et une stabilisation politique, qu’en pensez-vous ?

Cela tient de la profession de foi. Personne ne peut affirmer que la CEE a ancré la démocratie dans des pays comme le Portugal ou l’Espagne au moment où ils sortaient de la dictature. Ce sont des arguments qui ont été avancés dans ces pays et qui portent encore aujourd’hui mais, peut-être que simplement, l’époque des régimes autoritaires en Europe était révolue. Rien ne prouve que sans organisation européenne, les choses auraient été différentes.

« En réalité, en décrédibilisant l’idée d’alternance, puisque les traités européens prédéterminent les politiques suivies quel que soit le vote des électeurs, l’UE prépare les catastrophes de demain. »

À mon sens, ce sont plutôt les trente glorieuses et les États sociaux qui ont pacifié les sociétés européennes et enraciné la démocratie. Au contraire, les politiques imposées par l’euro et l’UE affaiblissent ou détruisent les État-providence, contraignent par des logiques budgétaires à démanteler leurs services publics. In fine, cela déstabilise la démocratie. En France, on observe que l’alternance politique ne change rien aux orientations prédéfinies par les traités. Un peu partout, les participations aux scrutins baissent et les forces radicales, surtout de droite, engrangent de plus en plus de soutiens. En réalité, en décrédibilisant l’idée d’alternance, puisque les traités européens prédéterminent les politiques suivies quel que soit le vote des électeurs, et en paupérisant las classes moyennes dans lesquelles s’ancre la démocratie, l’UE prépare les catastrophes de demain.

Selon vous, pourquoi ce mantra reste invoqué pour défendre l’UE ? Est-ce que la coïncidence de la paix et de la construction européenne est le seul argument positif  ?

Le problème c’est de ne pas avoir de récit. Le seul crédible est d’expliquer que l’Union Européenne est une construction atlantique, circonstanciée à la guerre froide. Mais, cela ne permettrait pas de convaincre des bienfaits de l’UE. Il a donc fallu marteler ce mantra, répété à outrance sans jamais qu’il puisse n’être ni critiqué ni démontré. Tout comme Erasmus et la fin du besoin de faire du change quand on part dans un autre pays. Ce sont des béquilles qui permettent d’éviter d’expliquer quels sont les vrais principes de l’Union Européenne. La concurrence libre et non faussée ne risque pas d’enthousiasmer les peuples, surtout quand ils en voient les conséquences au quotidien. Il faut donc inventer des fables. L’Europe c’est la paix. C’est joli mais ça reste une fable.

Propos recueillis par Vincent Geny

Publié le 03/01/2022

Source : https://www.marianne.net/monde/euro…

---

.

SOYEZ ACTEUR LES AMIS !

VOICI 2 CHOSES SIMPLES À FAIRE MAINTENANT :

👍 Mettez un pouce vers le haut c’est vital : un grand merci pour ce soutien inestimable !

🔔 Saviez-vous que 45,2% d’entre vous ne sont toujours pas abonnés à cette chaîne YouTube ? Cliquez ici : https://bit.ly/3q074NJ

⬇▬▬▬▬▬⬇

REVUE CONFIDENTIELLE :

🔴 Recevez la nouvelle revue mensuelle directement dans votre boite aux lettres : https://bit.ly/4g0Ncoj

⬇▬▬▬▬▬⬇

BOUTIQUE :

👚 Nouveau ! Ouverture de la boutique GPTV avec mug, t-shirt, pull… : https://bit.ly/4fiOnOC

⬇▬▬▬▬▬⬇

POUR NOUS SOUTENIR :

💗 Faire un DON pour nous aider dans le combat : on a besoin de vous ! https://bit.ly/3ubBoN3

⬇▬▬▬▬▬⬇

LE SITE INTERNET :

🌍 Géopolitique Profonde : https://geopolitique-profonde.com/

⬇▬▬▬▬▬⬇

LES RÉSEAUX :

▬▬▬▬▬▬▬

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0