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Départ de Tulsi Gabbard : le camp anti-guerre perd du terrain dans l’entourage de Donald Trump

dimanche 24 mai 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 24 mai 2026).

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23 mai 2026 à 17:17

Audrey Parmentier

PHOTO D’ARCHIVE : Tulsi Gabbard, directrice du Renseignement national (DNI), témoigne lors d’une audition de la commission sénatoriale du renseignement au Capitole, à Washington, D.C., aux États-Unis, le 18 mars 2026. REUTERS/Kevin Lamarque/Photo d’archive

Amerique. Son départ illustre les fractures croissantes du camp républicain sur les questions internationales, à l’heure où le président américain pourrait envisager une nouvelle escalade contre l’Iran.

Le retrait de Tulsi Gabbard marque un nouveau tournant dans l’administration Trump. Officiellement, l’ancienne directrice du renseignement national (DNI) a quitté ses fonctions pour des raisons familiales, après l’annonce du cancer de son mari. Mais à Washington, sa démission est surtout interprétée comme le symptôme d’un recul progressif des voix anti-guerre dans l’entourage du président américain.

Le 22 mai, Tulsi Gabbard a rejoint la liste grandissante des hauts responsables ayant quitté l’administration ces derniers mois, après notamment le secrétaire à la Sécurité intérieure, le procureur général ou encore le secrétaire au Travail, énumère The Economist. Une série de départs qui intervient alors que Donald Trump envisage une nouvelle escalade militaire contre l’Iran.

Tulsi Gabbard incarnait précisément l’une des rares figures ouvertement hostiles aux interventions militaires américaines au sein du camp MAGA. Ancienne militaire, ex-élue démocrate d’Hawaï, candidate à la primaire démocrate de 2020, elle s’était notamment fait connaître pour ses positions contre les guerres au Moyen-Orient et ses slogans appelant à éviter un conflit avec Téhéran. Après avoir quitté le Parti démocrate en 2022, elle s’était progressivement rapprochée de Donald Trump jusqu’à rejoindre officiellement le Parti républicain en 2024, selon The Economist.

Une influence limitée

Créée après les attentats du 11 septembre pour coordonner les dix-huit agences de renseignement américaines, la fonction de directeur du renseignement national est censée faire de son titulaire l’un des principaux conseillers stratégiques du président, résument nos confrères du Point. Sauf que Tulsi Gabbard aurait été progressivement écartée des grandes décisions sécuritaires et diplomatiques. Son manque d’expérience dans le renseignement revenait régulièrement dans les critiques internes. À Washington, beaucoup considéraient que le "véritable centre de gravité du renseignement américain "se situait désormais du côté de la CIA et de son directeur, John Ratcliffe, toujours selon l’hebdomadaire.

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