Cette vidéo de vulgarisation (https://youtu.be/5R6k2mEacZo), plutôt bonne et assez claire, ne dit pas que la nature, même au niveau quantique, celui des particules élémentaires, est livrée au « hasard », mais à l’indétermination intrinsèque concernant une partie des données, tant qu’il n’y a pas d’interaction.
On dit souvent « relations d’incertitude » concernant les principes établis par Werner Heisenberg, mais le sens exact est plutôt « indétermination », ce qui est différent. C’est le concept d’indétermination qui exclut, précisément, les hypothèses d’une « réalité à variables cachées », mais qu’on pourrait découvrir « un jour ou l’autre »…
L’interaction des particules n’est pas hasardeuse, vu que le spin de l’une détermine le spin de l’autre, au moment de la détection, alors que l’état « intriqué » contient encore les deux possibilités.
La fin de l’intrication « réduit » donc simplement et presque « mécaniquement » l’indétermination entre les deux possibilités. Que l’une implique l’autre reste une forme de déterminisme, à l’échelle de notre perception, même si la « donnée » préalable reste hors de notre portée, tout simplement parce qu’elle n’existe pas, restant, par définition, dans l’indétermination.
Le « hasard » s’arrête donc à la porte de l’interaction entre le niveau de la physique des particules et celui du monde directement « observable », même si souvent seulement à travers des instruments appropriés. C’est vouloir utiliser les principes de la physique quantique pour raisonner sur le monde directement perceptible à notre échelle humaine qui n’a précisément aucun sens, et relève généralement de la fantasmagorie, sinon carrément de la mythomanie
Les interactions entre différents niveaux de la réalité existent nécessairement, mais elles sont malgré tout suffisamment ténues pour que chaque niveau de réalité ait ses propres « lois », ses propres déterminants : physique des particules, physique au sens de la mécanique « classique », astrophysique, géologie, climatologie, chimie, biologie, économie, sociologie, géopolitique, etc…
La réalité est donc une combinaison de ces différentes « strates de réalité », qui sont également autant de strates de connaissances scientifiques, et de leurs interactions.
C’est pourquoi la réalité est « dialectique » et non pas univoque, au sens du matérialisme simpliste, non dialectique, « mécaniste » au sens « vulgaire » et univoquement déterministe du terme.
Même la science, les connaissances humaines et leur interaction avec l’ensemble de ces strates, à travers les moyens technologiques que s’est donnés l’humanité, constitue donc une « strate de réalité » en interaction avec les autres, et cela inclut donc, de manière dialectique, toute la culture humaine, et que ce soit pour le pire ou le meilleur est une autre question…
Pour ma part je pense que le tropisme général de tout ce mouvement et celui de l’entropie, dès les premiers instants de notre univers, mouvement dont l’humanité n’est jamais qu’un aspect extrêmement « localisé » dans l’univers et dans le temps, même si particulièrement « performant » selon les principes élémentaires de la thermodynamique eux-mêmes.
Le mouvement particulier de l’humanité est particulièrement performant en raison de nos capacités évolutives particulières, mais comme elles sont dues en grande partie à l’une d’entre elle qui est notre « libre-arbitre », nous pourrions aussi bien l’utiliser non pas pour inverser le mouvement de l’entropie, ce qui est évidemment par définition tout à fait impossible, mais simplement pour le « freiner » à notre modeste échelle, plutôt que pour l’accélérer, comme nous y poussent les malades mégalomaniaques qui gouvernent actuellement le monde !
Mais, bon, selon l’évolution actuelle de la société « humaine » il devient très difficile d’y croire encore, même faiblement… Le mouvement inexorable de l’entropie universelle nous pousse donc, même très « localement » à pousser au maximum ce qui est le plus « performant » en matière de dispersion d’énergie, à savoir la robotique sous l’emprise de l’IA, qui semble d’ores et déjà constituer la prochaine « strate locale » du mouvement général de l’entropie sur notre si belle planète… Mouvement auquel notre contribution prendra donc ainsi « prématurément » fin, ainsi que notre civilisation, dans la foulée.
A moins d’un actuellement improbable « réveil des consciences » qui pourrait nous accorder un « sursis » éventuellement même de très longue durée, en fonction de notre capacité à gérer « intelligemment » nos ressources.
Luniterre
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