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"Ils" mettent la loupe sur Lyhanna pour faire oublier la lutte des classes et les luttes anti-impérialistes

vendredi 5 juin 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 5 juin 2026).

2 Messages de forum

  • Et non, la manière de traiter les enfants est au cœur de la lutte de classes. Karl Marx en a parlé en long et en large dans Le Capital. Je ne vais pas le citer, mais on peut lire ce billet d’une chronique sociale :

    Quand Marx « inventait » le droit des enfants

    Le capitalisme européen et américain s’est édifié sur d’innombrables cadavres d’enfants de prolétaires (et de paysans), à qui on a volé leur enfance et leur vie tout court.

    Depuis fort longtemps, en France, il ne se passe pas une semaine sans qu’une affaire affligeante et criminelle concernant les enfants ne fasse la Une des merdias, et pour cause : on maltraite en masse les enfants dans ce pays. On ne ne sait pas encore ce qui est arrivé à cette pauvre Lyhanna, mais il y a un fort risque qu’elle soit morte, assassinée. On croyait avoir atteint le fond avec l’affaire Bétharram, et puis on a eu celle dite du périscolaire à Paris, et auparavant, entre temps et après combien d’enlèvements et d’assassinat d’enfants !!!!! C’est insupportable.

    Guy Debord, dans des "notes sur la question des immigrés" adressées à Mezioud Ouldamer (auteur de Le Cauchemar immigré dans la décomposition de la France (Champ Libre, 1986)) écrit, je cite un extrait se rapportant aux enfants, ceci :

    "Les Français ne peuvent plus supporter leurs enfants. Ils les envoient à l’école dès trois ans, et au moins jusqu’à seize, pour apprendre l’analphabétisme. Et avant qu’ils aient trois ans, de plus en plus nombreux sont ceux qui les trouvent « insupportables » et les frappent plus ou moins violemment. Les enfants sont encore aimés en Espagne, en Italie, en Algérie, chez les Gitans. Pas souvent en France à présent. Ni le logement ni la ville ne sont plus faits pour les enfants (d’où la cynique publicité des urbanistes gouvernementaux sur le thème « ouvrir la ville aux enfants »). D’autre part, la contraception est répandue, l’avortement est libre. Presque tous les enfants, aujourd’hui, en France, ont été voulus. Mais non librement  ! L’électeur-consommateur ne sait pas ce qu’il veut. Il « choisit » quelque chose qu’il n’aime pas. Sa structure mentale n’a plus cette cohérence de se souvenir qu’il a voulu quelque chose, quand il se retrouve déçu par l’expérience de cette chose même." (*)

    (*) Intégralité des Notes sur la question des immigrés - Guy Debord (1985)

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