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Discussion avec l’IA de Google sur les ouvriers (8 juin 2026)

lundi 8 juin 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 8 juin 2026).

: Quel est le pourcentage d'ouvriers en France ?
En France, les ouvriers représentent 18,0 % de la population en emploi selon les dernières données publiées par l'⁠Insee. Cela équivaut à un peu plus de 5 millions de personnes. [1, 2]
Tendances clés du monde du travail
  • Un déclin historique : La part des ouvriers dans l'emploi total n'a cessé de diminuer, passant de 30 % en 1982 à seulement 18,0 % aujourd'hui. [1, 2, 3]
  • La progression des cadres : À l'inverse, la part des cadres et des professions intermédiaires est en constante augmentation et représente désormais près de la moitié des actifs (48,1 %). [1]
  • Une catégorie très masculine : Les professions ouvrières restent historiquement et ⁠largement masculines. [1]
Répartition globale des catégories sociales
Pour situer les ouvriers par rapport aux autres actifs en France, voici la répartition globale des personnes en emploi : [1, 2, 3]
  • Cadres : 23,0 %
  • Professions intermédiaires : 25,2 %
  • Employés : 24,8 %
  • Ouvriers : 18,0 %
  • Artisans, commerçants, chefs d'entreprise : 6,8 %
  • Agriculteurs exploitants : 1,5 % [1, 2, 3, 4, 5]
Si vous le souhaitez, je peux vous fournir des précisions sur :
  • La proportion d'ouvriers qualifiés par rapport aux non qualifiés
  • Les secteurs d'activité qui emploient le plus d'ouvriers aujourd'hui (industrie, construction, transport)
  • L'évolution précise des écarts de salaires avec les autres catégories sociales





Quelle est la définition exacte d'un ouvrier ?
Selon l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques), la définition précise d'un ouvrier repose sur la Nomenclature des Professions et Catégories Socioprofessionnelles (PCS) [1, 2]. [1, 2]
Un ouvrier est un actif dont l'activité principale consiste en un travail manuel de production, de transformation, de transport ou de manutention [2, 3]. [1, 2]
Les 4 critères de classification de l'Insee
Pour classer un travailleur dans la catégorie des ouvriers, l'administration se base sur quatre critères principaux :
  • La nature de la tâche : L'exécution d'un travail à prédominance manuelle [2, 3].
  • La qualification : La distinction entre ouvriers qualifiés (détenteurs d'un savoir-faire spécifique, CAP/BEP) et ouvriers non qualifiés [2, 4]. [1, 2, 3]
  • Le secteur d'activité : Industrie, bâtiment, travaux publics, transport, logistique, ou agriculture [4, 5].
  • Le statut professionnel : Presque exclusivement des salariés (à l'exception des artisans indépendants sans salariés, classés à part) [2, 6].
La distinction juridique : Ouvrier vs Employé
Bien que les ouvriers et les employés soient tous deux des salariés d'exécution au bas de la hiérarchie d'une entreprise, une différence fondamentale les sépare : [1]
  • L'ouvrier transforme la matière ou manipule des objets (ex: maçon, conducteur de ligne, chauffeur-livreur) [2, 3].
  • L'employé réalise des tâches administratives, commerciales ou de service sans transformation de matière (ex: secrétaire, vendeur, agent d'accueil) [7, 8]. [1]
Souhaitez-vous en savoir plus sur :
  • La différence précise entre ouvriers qualifiés et non qualifiés ?
  • Les détails de la nouvelle nomenclature PCS de l'Insee ?
  • L'apparition historique du statut d'ouvrier avec la révolution industrielle ?

L'apparition historique du statut d'ouvrier avec la révolution industrielle ?
L'apparition du statut d'ouvrier au sens moderne est intimement liée à la révolution industrielle du XIXe siècle, qui a bouleversé les structures économiques en faisant passer la société d'un modèle agricole et artisanal à un modèle industriel. [1, 2]
Auparavant, le terme « ouvrier » s'appliquait aux artisans et aux compagnons des corporations. L'industrialisation va radicalement redéfinir cette identité autour de trois grandes mutations : [1, 2, 3]
1. Le passage de l'atelier à l'usine (factory system) [1]
Avant la révolution industrielle, l'artisan ou le tisseur travaillait à domicile, possédait ses outils et gérait son temps. Les marchands capitalistes vont ensuite rassembler les travailleurs dans un lieu unique : l'usine. [1]
  • Perte d'autonomie : L'ouvrier ne possède plus ses outils de production (qui appartiennent au patron bourgeois). [1, 2]
  • Soumission à la machine : Avec l'invention de la machine à vapeur et la mécanisation, le rythme de travail n'est plus dicté par l'humain, mais par la cadence infernale des machines. [1, 2]
  • Division du travail : Le travail est découpé en tâches simples, répétitives et déqualifiées, rendant la main-d'œuvre facilement interchangeable. [1, 2]
2. La prolétarisation et le salariat
L'exode rural pousse des millions de paysans ruinés vers les villes pour trouver du travail. Ne possédant rien d'autre que leurs bras, ces déracinés deviennent des prolétaires. Ils sont contraints de vendre leur force de travail en échange d'un salaire fixe, souvent misérable, qui dépend entièrement du bon vouloir du patron. [1, 2, 3, 4, 5]
3. La dureté de la condition ouvrière initiale
Au XIXe siècle, l'État n'encadre pas le droit du travail, laissant les coudées franches au patronat : [1, 2, 3]
  • Des journées interminables : Les ouvriers effectuent couramment entre 12 et 16 heures de travail par jour, 6 jours sur 7. [1, 2, 3]
  • L'absence de sécurité : Les usines et les mines sont insalubres, mal éclairées et extrêmement dangereuses (accidents fréquents, amputations, maladies respiratoires). [1, 2, 3]
  • Le travail des femmes et des enfants : Pour maximiser les profits, les usines emploient massivement des femmes et des enfants (parfois dès 5 ou 6 ans), payés nettement moins cher que les hommes. [1, 2, 3]
La naissance d'une « conscience de classe »
Face à cette misère commune, les ouvriers vont progressivement s'organiser au cours du XIXe siècle. Ils créent des sociétés de secours mutuels, puis recourent à la grève (autorisée en France en 1864) et forment les premiers syndications. C'est cette lutte collective qui donnera naissance aux premières lois sociales (limitation du travail des enfants, réduction du temps de travail) et forgera définitivement l'identité de la « classe ouvrière ». [, 2, 3, 4]
Si vous souhaitez approfondir, nous pouvons aborder :
  • L'impact des romans de Émile Zola (comme Germinal) sur la dénonciation de cette condition ouvrière
  • L'histoire des premières lois sociales en France au XIXe siècle (ex: la loi sur le travail des enfants)
  • La différence de développement du monde ouvrier entre la France et la Grande-Bretagne

Est-ce qu'aujourd'hui les ouvriers sont dispersés?
Oui, les ouvriers sont aujourd'hui profondément dispersés, à tel point que les sociologues parlent d'un monde ouvrier « éclaté » ou « fragmenté ». Cette dispersion marque une rupture totale avec le XIXe et le XXe siècle, où les ouvriers étaient concentrés dans de grandes usines ou des bassins miniers. [1]
Aujourd'hui, cette dispersion prend trois formes principales :
1. Une dispersion sectorielle (la fin de l'usine unique)
L'ouvrier moderne ne travaille plus majoritairement dans une usine sidérurgique ou automobile. [1, 2]
  • L'essor du tertiaire : Plus de la moitié des ouvriers travaillent désormais dans le secteur des services (logistique, transports, gestion des déchets, nettoyage). Un cariste dans un entrepôt Amazon n'a pas le même quotidien qu'un ouvrier de la métallurgie. [1, 2, 3, 4]
  • L'émiettement des structures : Avec le développement de la sous-traitance, les ouvriers sont souvent répartis dans de petites unités de production ou des PME. Ils ne partagent plus les mêmes grands collectifs de travail qu'auparavant. [, 2]
2. Une dispersion géographique (l'éloignement des centres)
L'habitat ouvrier s'est profondément transformé. [1]
  • La périurbanisation : Chassés des grands centres-villes par le prix de l'immobilier, les ouvriers vivent désormais de manière diffuse dans le périurbain lointain, les zones rurales ou les petites villes industrielles. [1, 2, 3]
  • L'absence de lieux communs : Contrairement aux anciennes « banlieues rouges » ou aux corons du Nord, il n'y a plus de grands quartiers d'habitation exclusivement ouvriers favorisant une vie communautaire et une solidarité de quartier.
3. Une dispersion des statuts (l'individualisation)
Le collectif ouvrier a été fragilisé par la gestion moderne des ressources humaines : [1]
  • La précarisation : Le recours massif à l'intérim, aux contrats courts (CDD) et à la sous-traitance crée des barrières entre les ouvriers stables (en CDI) et les ouvriers précaires au sein d'un même atelier. [1, 2]
  • L'ubérisation : Certains ouvriers du transport ou de la livraison ne sont même plus salariés, mais travaillent sous le statut d'auto-entrepreneur indépendant, isolés derrière leur application. [1]
  • Des horaires décalés : Le travail de nuit, le travail le week-end ou les horaires d'équipes successives (les 3x8) empêchent les travailleurs de se croiser et de construire des liens en dehors du travail.
Conséquence : La fin de la « classe ouvrière » unie ?
Cette triple dispersion a entraîné un affaiblissement de la conscience de classe et de la syndicalisation. Bien que les ouvriers partagent toujours des conditions de travail pénibles et des bas salaires, ils ont plus de mal à se percevoir comme un groupe uni capable de se mobiliser collectivement, car leurs réalités quotidiennes sont devenues très hétérogènes. [1, 2, 3, 4, 5]
Si vous le souhaitez, nous pouvons analyser :
  • Le rôle de la logistique et des entrepôts comme « nouvelles usines » du XXIe siècle
  • Les conséquences politiques de cette dispersion (notamment sur le vote ouvrier)
  • Le concept sociologique de « classes populaires » qui remplace aujourd'hui le terme de classe ouvrière

Le vote ouvrier ?
Le comportement politique des ouvriers a connu une mutation radicale au cours des quarante dernières années. Historiquement ancré à gauche (le fameux « vote de classe » dominé par le Parti communiste), le vote ouvrier se caractérise aujourd'hui par deux dynamiques majeures : une très forte abstention et une large adhésion au Rassemblement National (RN). [1, 2, 3, 4, 5, 6]
L'analyse de l'électorat ouvrier se structure autour de quatre réalités incontournables :
1. Le Rassemblement National, premier parti ouvrier
Lors des scrutins nationaux, le bloc d'extrême droite s'impose systématiquement en tête chez les ouvriers en emploi. [1, 2]
  • Une adhésion massive : Plus de 50 % des ouvriers qui se déplacent aux urnes choisissent le vote RN.
  • Le basculement historique : Commencé dès les années 1980-1990 avec le sentiment d'abandon des partis de gauche traditionnels, ce vote s'est ancré par des thématiques de pouvoir d'achat, de sécurité, de sentiment de relégation géographique et de protectionnisme économique. [1, 2, 3, 4, 5]
2. Le premier parti de France : L'abstention
La dispersion et la précarisation du monde ouvrier ont profondément distendu son rapport à la politique. [1, 2]
  • Les ouvriers (particulièrement les moins qualifiés) affichent les taux d'abstention les plus élevés parmi la population active.
  • Les mutations managériales et l'individualisation des tâches créent une forme de passivité et d'éloignement de la participation démocratique. [1]
3. La gauche se maintient dans les banlieues et le secteur public
Bien qu'il n'existe plus de vote ouvrier homogène, la gauche — notamment à travers la France Insoumise (LFI) ou le Nouveau Front Populaire (NFP) — conserve des appuis chez deux types d'ouvriers : [1, 2]
  • Les ouvriers du secteur public (ex: agents territoriaux de nettoyage, régies publiques).
  • Les ouvriers issus de l'immigration et résidant dans les grands centres urbains ou les banlieues populaires d'Île-de-France. [1, 2, 3, 4]
4. Le clivage Travail public vs Privé / PME vs Grandes Usines
L'expérience quotidienne au travail influence les urnes : [1, 2]
  • PME et individualisation : Les ouvriers isolés au sein de petites entreprises se tournent davantage vers des votes individuels de droite ou d'extrême droite, parfois critiques des aides sociales. [1]
  • Grands collectifs : Les rares bassins où subsistent de grandes usines ou des syndicats implantés (comme dans la métallurgie lourde ou la chimie) conservent une culture politique plus syndicale et politisée. [1]
Le « vote ouvrier » n'est donc plus un bloc monolithique, mais le reflet des fractures d'un monde du travail morcelé. [1, 2]
Vous pouvez demander des compléments sur :
  • Les différences de vote spécifiques entre les ouvriers du privé et ceux du public
  • Le lien direct établi par les sociologues entre la pénibilité au travail et la politisation
  • L'évolution historique du score de la gauche chez les classes populaires

De grandes mobilisations comme en mai-juin 1936 ou mai 68 sont-elles encore possible ?
Oui, de très grandes mobilisations restent possibles, mais elles ne prennent plus du tout la même forme qu'en 1936 ou en 1968. Les mutations du travail (la dispersion des ouvriers dont nous parlions) ont profondément modifié la manière dont les Français se révoltent. [1]
L'analyse de l'évolution des conflits sociaux révèle pourquoi le modèle historique a changé et comment les contestations se sont réinventées :
1. Pourquoi le modèle de 1936 et 1968 est devenu presque impossible
Les blocages massifs de l'économie basés sur la « grève générale d'usine » se heurtent à de nouveaux obstacles :
  • L'effondrement du syndicalisme : En 1936 et 1968, les syndicats (comme la CGT) encadraient des millions d'ouvriers. Aujourd'hui, le ⁠taux de syndicalisation en France avoisine seulement 10 % dans le salariat global et à peine 7 % dans le secteur privé. Les syndicats n'ont plus la capacité d'ordonner un blocage généralisé instantané. [1, 2, 3, 4, 5]
  • La peur du chômage et de la retenue sur salaire : Avec la précarisation (intérim, CDD, sous-traitance), faire grève plusieurs semaines est un luxe financier que beaucoup d'ouvriers et d'employés ne peuvent plus se permettre.
  • L'externalisation : Si une usine fait grève aujourd'hui, les donneurs d'ordre peuvent parfois transférer temporairement la production vers un autre site ou un autre pays en quelques jours, réduisant le pouvoir de négociation des salariés.
2. Le passage de l'usine au « rond-point » et à la rue
L'impossibilité de bloquer l'économie depuis l'intérieur des entreprises a forcé l'émergence de nouvelles formes de contestation à l'extérieur des lieux de travail :
  • Le modèle des Gilets jaunes : Ce mouvement est l'exemple type de la mobilisation moderne. Ne pouvant pas faire grève dans leurs petites entreprises ou leurs structures isolées, les travailleurs pauvres, les indépendants et les ouvriers dispersés se sont rassemblés hors du travail (sur les ronds-points) pour bloquer les flux (les routes, les péages, les dépôts pétroliers) plutôt que la production. [1, 2, 3]
  • L'importance de l'espace public : La contestation moderne cherche le rapport de force direct avec l'État plutôt qu'avec le patronat, car les revendications portent souvent sur les taxes, les services publics ou la justice fiscale. [1, 2]
3. La persistance de mobilisations de masse sectorielles
La preuve que la colère peut encore rassembler des millions de personnes se trouve dans l'histoire sociale récente :
  • Les manifestations contre la réforme des retraites : Les mouvements de protestation ont réussi à jeter plus de 1 à 2 millions de personnes dans la rue à plusieurs reprises, unifiant syndicats du public, du privé, ouvriers et cadres dans une opposition commune. [1]
  • Le pouvoir de blocage des "flux" : Si les ouvriers de l'industrie ont plus de mal à se mobiliser, d'autres secteurs clés conservent un pouvoir de blocage immense. Les cheminots, les routiers, les éboueurs, les dockers ou les agents du secteur de l'énergie (raffineries) restent capables de gripper l'économie nationale en quelques jours par des grèves ciblées.
En résumé, si les grèves joyeuses de 1936 avec occupations d'usines appartiennent largement au passé en raison de la fragmentation du travail, la France reste un pays à forte culture contestataire. Les explosions sociales modernes sont simplement plus spontanées, plus imprévisibles, moins syndiquées, et basées sur l'occupation des axes de circulation ou de la rue plutôt que des ateliers. [1, 2]
Souhaitez-vous explorer un aspect particulier de ces mouvements :
  • Les acquis majeurs obtenus lors des accords de Matignon en 1936 ou de Grenelle en 1968 ?
  • Le rôle des réseaux sociaux dans l'organisation des révoltes modernes sans leader ?
  • Une comparaison de la gestion du maintien de l'ordre par l'État entre le XXe siècle et aujourd'hui ?
[1, 2, 3]


Remarque de do sur les directions syndcales

L’IA dit :

L’effondrement du syndicalisme : En 1936 et 1968, les syndicats (comme la CGT) encadraient des millions d’ouvriers. Aujourd’hui, le ⁠taux de syndicalisation en France avoisine seulement 10 % dans le salariat global et à peine 7 % dans le secteur privé. Les syndicats n’ont plus la capacité d’ordonner un blocage généralisé instantané.

Réponse : Ce ne sont jamais les syndicats qui qui ont ordonné un blocage généralisé. Voir l’encdré ci-dessous :

CGT = CRS

http://mai68.org/spip/spip.php?article3

10 juin 2003 : Les manifestants sont tout à fait à gauche ; à leur droite, leur faisant face et s’en prenant violemment à eux, on voit le SO de la CGT (par exemple la personne en rouge), on voit ensuite le grillage de protection des CRS et enfin, on voit les CRS à l’extrême droite. Nous n’oublierons ni ne pardonnerons jamais cette alliance du SO de la CGT avec les CRS.

27 mars 2006 : La révolution française, le 14 juillet 1789, fut une émeute qui a réussi. Or, les SO syndicaux font tout pour neutraliser les émeutiers, pour les isoler, notamment en les renommant "casseurs", exactement comme le pouvoir. Les SO syndicaux font tout pour livrer les émeutiers à la police du sarkonazi. Les syndicats sont des bordels et les partis les meilleurs proxénètes des masses ! L’humanité ne sera heureuse que le jour où le dernier capitaliste aura été pendu avec les tripes du dernier bureaucrate ! Une seule solution pour la lutte : monter une coordination commune à tous les secteurs en lutte.

Il y avait des CRS dans le SO de la CGT

Cliquer ici pour l’article, les vidéos-preuves et les commentaires

Évacuation de Grandpuits,, le 22 octobre 2010, où les gendarmes délèguent leur pouvoir au chef syndical (vidéo-preuve 46’’) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1628

La CGT est fière d’être plus efficace que la police pour mater la révolte (Vidéo-Picouly 1’43’’) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1693

CGT - Et Bernard Thibault devint chef :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1170

UIMM - Les syndicats sont au service de ceux qui les financent :

L’historien Jacques Marseille rapporte qu’en juin 1936, Alfred Lambert-Ribot, délégué général de l’UIMM, rencontra grâce à Léon Blum les représentants des syndicats. De ces rencontres découla un « modèle où l’État, le patronat de la grande entreprise industrielle et le syndicalisme alors ouvrier s’entendirent pour "fluidifier" au mieux le dialogue social tout en jouant, pour la galerie, le spectacle de l’accord arraché :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1621

UIMM - quand le patronnat graisse la patte aux syndicats (vidéo 2’10) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article6097

(Excellent résumé sur le scandale de l’UIMM.)

2 Messages de forum

  • Habituelle et habile manipulation des statistiques, de la part de l’INSEE, comme de la part de l’IA, programmée en fonction :

    Selon cette IA google, qui se base en partie sur l’INSEE (https://www.insee.fr/fr/statistiques/8376826) >>>

    "Un déclin historique : La part des ouvriers dans l’emploi total n’a cessé de diminuer, passant de 30 % en 1982 à seulement 18,0 % aujourd’hui."

    "L’essor du tertiaire : Plus de la moitié des ouvriers travaillent désormais dans le secteur des services (logistique, transports, gestion des déchets, nettoyage). Un cariste dans un entrepôt Amazon n’a pas le même quotidien qu’un ouvrier de la métallurgie."

    >>> "plus de la moitié" >>> il faut donc déjà diviser 18 % "au moins" par 2 pour arriver à une estimation logiquement plus proche de la réalité, soit moins de 9%, donc, et qui regroupe >>>

    "Le secteur d’activité : Industrie, bâtiment, travaux publics, transport, logistique, ou agriculture"

    Or si la part de l’agriculture est malheureusement devenue dérisoire, il y a par contre une relativement bonne "résistance" de l’emploi ouvrier dans le bâtiment, secteur difficilement robotisable : dans ce secteur l’emploi ouvrier représente encore entre 50 et 64,5% du personnel, selon branche :

    "_ dans les Travaux Publics, il y a 1 ouvrier pour 1 salarié non ouvrier (ETAM et cadres).

    Au total, en 2023, 64,5% des effectifs salariés du BTP sont des ouvriers, 22,4% des ETAM et 13,1% des cadres (soit respectivement -1,5 pt, +0,7 pt et +0,8 pt par rapport à 2022)."

    https://www.metiers-btp.fr/actualites/edition-2025-portraits-statistiques-dares/

    Pourcentage à rapporter à un total d’ 1,5 millions de salariés du secteur, soit 967 500 ouvriers, environ.

    Les 9% d’ouvriers réels, au maximum, donc, y incluant le bâtiment et l’agriculture représentent au total 2 611 980 actifs (sur les 29 022 000 recensés par le doc INSEE), et si l’on veut mieux cerner la réalité industrielle de notre pays il faut donc en déduire le bâtiment :

    2 611 980 - 967 500 = 1 644 480 actifs, environ.

    (Recoupement des chiffres DARES et INSEE)

    Et étonnamment "Les effectifs salariés relevant du régime agricole atteignent presque 830 000 emplois, en légère hausse de 0,8 % en un an.", selon la MSA >>>

    https://statistiques.msa.fr/publication/chiffres-utiles-edition-nationale-2025/

    …Ce qui semble logiquement disproportionné, mais l’est moins si on rentre dans le détail >>>

    "En France, 1,3 million de personnes travaillent en production agricole[1]. Parmi elles, 900 000, soit les 2/3 sont salarié·e·s. Seulement 119 000 sont salarié·e·s Permanent·e·s dans une ferme. 80% des contrats de travail salarié sont courts. 25 % des salarié·e·s en contrat saisonnier sont étrangers. En équivalent temps plein (ETP), en 2021, 674 000 ETP travaillent dans la production agricole dont 413 000 agriculteurs.trices et autres non-salarié·e·s, et 261 000 salarié·e·s. Les salarié·e·s agricoles assurent près de 40% du travail agricole."

    https://cf.eelv.fr/cf-2025-06-1415-md-salaries-agricoles/

    Donc, et si l’on considère que les 119 000 salariés agricoles à temps plein sont tous des ouvriers, ce qui est une approximation, il reste en France >>>

    1 644 480 - 119 000 = 1 525 480 ouvriers actifs dans l’industrie, et encore, en y incluant donc, selon cette IA, transport et logistique, dont il faudrait éventuellement étudier les statistiques spécialisées.

    Ce qui reste une approximation, mais avec une marge d’erreur limitée, compte tenu de la précision des sources.

    Soit 5,26 % du total des actifs en France, mais répartis de façon inégale sur le territoire, comme on a déjà pu le voir avec une évaluation précédente concernant spécifiquement l’Île de France, où ce pourcentage était déjà carrément tombé à 1,52 %, en 2018, en ce qui concerne strictement la production industrielle, selon l’INSEE, et en fonction de la "pente" de la courbe INSEE de cette époque, il y a logiquement lieu de penser que le chiffre réel est encore plus bas aujourd’hui.

    https://cieldefrance.eklablog.com/le-sens-retrouve-du-combat-social-en-france-a213299195

    Voir aussi, avec des données chiffrées et sourcées :

    https://cieldefrance.eklablog.com/2026/05/1936-le-front-populaire-entre-joie-et-coleres-90-ans-plus-tard-quelles-lecons-de-l-histoire.html

    Luniterre

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    Répondre à ce message

  • Suite à ma réponse >>> https://mai68.org/spip3/spip.php?article7073#forum4015

    PS >>> CONCLUSION >>> Une étude réaliste et dialectique des sources, dont celles de l’INSEE, montre donc que le prolétariat du XXIe siècle n’est plus essentiellement "ouvrier", et surtout quasiment plus au sens "industriel productif" du terme, mais désormais essentiellement "tertiaire", et il reste donc à en tirer toutes les conséquences en termes de luttes sociales encore réellement possibles et plus que jamais nécessaires face à ce qui est devenu la dictature du capital fixe et son cycle de reproduction et d’automatisation-robotisation, reposant sur le cycle de la dette banco-centralisée à l’échelle européenne (BCE) et mondiale (Fed, BRI, etc…)

    Luniterre

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