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La fin de la colonisation française au Niger sur nos écrans

mardi 9 juin 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 9 juin 2026).

La fin crépusculaire de la France au Niger incarnée par Mata, un film de Rachel Lang

Mata signifie "Mère" en hindi.

On ne comprend pas grand-chose sur la présence d’Aréva à Arlit au Niger dans ce thriller d’une heure trente où le sujet est "le désespoir d’absence" d’une capitaine à la peau noire de la DGSE, amourachée de son binôme Blanc, kidnappé quelque part dans le Sahel.

https://eda-lille.org/wp-content/up…

Le fantôme d’Aréva y est allusive et furtive.

Dans l’ajournement d’une remise de rançon, au milieu de nulle part, une femme blonde à l’écharpe bleue, ressemblant vaguement à Anne Lauvergon, remet à Mata le numéro de téléphone d’un nouveau fixeur qui s’avère, plus tard, un colonel du GRU…

Le propos n’est pas pour la scénariste de révéler "la main invisible" et les tractations sournoises entre alliés ou adversaires du moment en Afrique mais plutôt de perdre son héroïne dans une recherche désespérée du sens de son métier.

Le perte de son amoureux collègue de la DGSE figure symboliquement la fin de la présence française en Afrique, son désormais inutilité et son éventuel danger.

Le sort des africains exploités pendant 45 ans par Aréva est le cadet des souçis de Rachel Lang.

Sous la couverture d’un laboratoire pharmaceutique, Mata et son comparse doivent contacter d’hypothétiques ravisseurs qui ont enlevé des humanitaires ou des travailleurs d’Aréva dans le désert nigérien. On ne sait pas très bien…

Du reste, tout le film est ainsi manquant d’informations quant au factuel.

Un brouillard de guerre nous envahit dés le départ comme un poison malsain.

A un tel point qu’il est impossible d’avoir une vision de ce qui s’y passe réellement, image après image.

Par exemple, au cours d’un safari à la rencontre des girafes dans un parc national du Niger (allusion à l’attaque de Kouré *), lorsque Mata au volant d’un 4 X 4, poursuivi par un pick-up monté d’une mitrailleuse 7.62 mm, est blessée par balles et le journaliste sur la banquette arrière tué, la pellicule semble tourner dans le vide.

Comme si la mort immédiate de 2 journalistes français figuraient l’impossibilité de connaître la Vérité.

L’image suivante montre Mata séparée de son binôme chéri, attendant dans un couloir glacial aux murs lépreux qui ressemble à un hôpital des Invalides…

Que s’est-il passé ? Comment est-elle revenue en France ? Où sont les personnes qui l’accompagnaient dans les deux véhicules attaquées ? Où sont les 47 millions d’euros ou de dollars dont elle et son compagnon avaient la charge qu’ils avaient planqués dans un vieux container de Bolloré Africa Logistics ?

Le spectateur est plongé dans l’amnésie partielle de Mata et son pathos.

C’est son regard globuleux et son tourment qui balladent le script de la France vers la Suisse. Si bien qu’à la fin du film, nous avons l’impression d’être avec elle dans un délire schizophrénique, une sorte de purgatoire avant réforme définitive du personnage.

La dernière image du film est l’amoureux transi, vivant et souriant assis sur un banc quai de Bercy, avec en face la fillette sourde de celui-ci.

Le langage des signes est la seule communication possible dans un univers où tout est faux semblant et "réduction de signature".

Le nouveau poste de Mata a la DGSI et sa mission de former une recrue qu’elle essaye d’entraîner dans une quête personnelle étaient en fait un contre-interrogatoire mené par des commissaires politiques.

On assiste-là à un singulier debriefing d’un officier blessé avec visite obligatoire chez le psychiatre.

Stress post traumatique dépassé par la Raison d’état.

Himalove

https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaq…

https://www.youtube.com/watch?v=cF1…

2 Messages de forum

  • version du texte corrigé et révisé 10 juin 07:36, par Himalove

    La fin crépusculaire de la France au Niger incarnée par Mata, un film de Rachel Lang

    Mata signifie "Mère" en hindi.

    On ne comprend pas grand-chose sur la présence d’Aréva à Arlit au Niger dans ce thriller d’une heure trente où le sujet est "le désespoir d’absence" d’une capitaine à la peau noire de la DGSE, amourachée de son binôme Blanc, kidnappé quelque part dans le Sahel.

    https://eda-lille.org/wp-content/up…

    Le fantôme d’Aréva y est allusive et furtif.

    Dans l’ajournement d’une remise de rançon, au milieu de nulle part, une femme blonde à l’écharpe bleue, ressemblant vaguement à Anne Lauvergon, remet à Mata le numéro de téléphone d’un nouveau fixeur qui s’avère, plus tard, un colonel du GRU…

    Le propos n’est pas pour la scénariste de révéler "la main invisible" et les tractations sournoises entre alliés ou adversaires du moment en Afrique mais plutôt de perdre son héroïne dans une recherche désespérée du sens de son métier.

    Le perte de son amoureux collègue de la DGSE figure symboliquement la fin de la présence française en Afrique, son désormais inutilité voire son éventuel danger.

    Le sort des africains exploités pendant 45 ans par Aréva est le cadet des soucis de Rachel Lang.

    Sous la couverture d’un laboratoire pharmaceutique, Mata et son comparse doivent contacter d’hypothétiques ravisseurs qui ont enlevé des humanitaires ou des travailleurs d’Aréva dans le désert nigérien. On ne sait pas très bien…

    Du reste, tout le film est ainsi manquant d’informations quant au factuel.

    Un brouillard de guerre nous envahit dés le départ comme un poison malsain.

    A un tel point qu’il est impossible d’avoir une vision de ce qui s’y passe réellement, image après image.

    Par exemple, au cours d’un safari à la rencontre des girafes dans un parc national du Niger (allusion à l’attaque de Kouré *), lorsque Mata au volant d’un 4 X 4, poursuivi par un pick-up monté d’une mitrailleuse 7.62 mm, est blessée par balles et le journaliste sur la banquette arrière tué, la pellicule semble tourner dans le vide.

    Comme si la mort immédiate de 2 journalistes français figuraient l’impossibilité de connaître la Vérité.

    L’image suivante montre Mata séparée de son binôme chéri, attendant dans un couloir glacial aux murs lépreux qui ressemble à un hôpital des Invalides…

    Que s’est-il passé ? Comment est-elle revenue en France ? Où sont les personnes qui l’accompagnaient dans les deux véhicules attaqués ? Où sont les 47 millions d’euros ou de dollars dont elle et son compagnon avaient la charge qu’ils avaient planqués dans un vieux container de Bolloré Africa Logistics ?

    Le spectateur est plongé dans l’amnésie partielle de Mata et son pathos (des images de son partenaire chantant une ritournelle sur fond noir apparaissent de temps à autre).

    C’est son regard globuleux et son tourment qui balladent le script de la France vers la Suisse. Si bien qu’à la fin du film, nous avons l’impression d’être avec elle dans un délire schizophrénique, une sorte de purgatoire avant réforme définitive du personnage.

    La dernière image du film est l’amoureux transi, vivant et souriant assis sur un banc quai de Bercy, avec en face la fillette sourde de celui-ci.

    La cinéaste joue avec les hallucinations : on croit reconnaître dans l’enquête la personne recherchée dans le chanteur travesti en blonde platine d’un cabaret nocturne.

    Le langage des signes est la seule communication possible dans cet univers froid où tout est faux semblant et "réduction de signature".

    Le nouveau poste de Mata à la DGSI et sa mission de former une recrue qu’elle essaye d’entraîner dans une quête personnelle étaient en fait un contre-interrogatoire mené par des commissaires politiques.

    On assiste-là à un singulier debriefing d’un officier blessé avec visite obligatoire chez le psychiatre.

    Stress post traumatique dépassé par la Raison d’état.

    Himalove

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaq…

    https://www.youtube.com/watch?v=cF1…

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  • La fin crépusculaire de la France au Niger incarnée par Mata, un film de Rachel Lang

    Mata signifie "Mère" en hindi.

    On ne comprend pas grand-chose sur la présence d’Aréva à Arlit au Niger dans ce thriller d’une heure trente où le sujet est "le désespoir d’absence" d’une capitaine à la peau noire de la DGSE, amourachée de son binôme Blanc, kidnappé quelque part dans le Sahel.

    https://eda-lille.org/wp-content/up…

    Le fantôme d’Aréva y est allusive et furtif.

    Dans l’ajournement d’une remise de rançon, au milieu de nulle part, une femme blonde à l’écharpe bleue, ressemblant vaguement à Anne Lauvergon, remet à Mata le numéro de téléphone d’un nouveau fixeur qui s’avère, plus tard, un colonel du GRU…

    Le propos n’est pas pour la scénariste de révéler "la main invisible" et les tractations sournoises entre alliés ou adversaires du moment en Afrique mais plutôt de perdre son héroïne dans une recherche désespérée du sens de son métier.

    La perte de son amoureux collègue de la DGSE figure symboliquement la fin de la présence française en Afrique, son désormais inutilité voire son éventuel danger.

    Le sort des africains exploités pendant 45 ans par Aréva est le cadet des soucis de Rachel Lang.

    Sous la couverture d’un laboratoire pharmaceutique, Mata et son comparse doivent contacter d’hypothétiques ravisseurs qui ont enlevé des humanitaires ou des travailleurs d’Aréva dans le désert nigérien. On ne sait pas très bien…

    Du reste, tout le film est ainsi manquant d’informations quant au factuel.

    Un brouillard de guerre nous envahit dés le départ comme un poison malsain.

    A un tel point qu’il est impossible d’avoir une vision de ce qui s’y passe réellement, image après image.

    Par exemple, au cours d’un safari à la rencontre des girafes dans un parc national du Niger (allusion à l’attaque de Kouré *), lorsque Mata au volant d’un 4 X 4, poursuivi par un pick-up monté d’une mitrailleuse 7.62 mm, est blessée par balles à l’épaule et le journaliste sur la banquette arrière tué, la pellicule semble tourner dans le vide.

    Comme si les morts immédiates de 2 journalistes français figuraient l’impossibilité de connaître la Vérité.

    L’image suivante montre Mata séparée de son binôme chéri, attendant dans un couloir glacial aux murs lépreux qui ressemble à un hôpital des Invalides…

    Que s’est-il passé ? Comment est-elle revenue en France ? Où sont les personnes qui l’accompagnaient dans les deux véhicules attaqués ? Où sont les 47 millions d’euros ou de dollars dont elle et son compagnon avaient la charge qu’ils avaient planqués dans un vieux container de Bolloré Africa Logistics ?

    Le spectateur est plongé dans l’amnésie partielle de Mata et son pathos (des images de son partenaire chantant une ritournelle sur fond noir apparaissent de temps à autre).

    C’est son regard globuleux et son tourment qui balladent le script de la France vers la Suisse. Si bien qu’à la fin du film, nous avons l’impression d’être avec elle dans un délire schizophrénique, une sorte de purgatoire avant réforme définitive du personnage.

    La dernière image du film est l’amoureux transi, vivant et souriant assis sur un banc quai de Bercy, avec en face la fillette sourde de celui-ci.

    La cinéaste joue avec les hallucinations : on croit reconnaître dans l’enquête la personne recherchée dans le chanteur travesti en blonde platine d’un cabaret nocturne.

    Le langage des signes est la seule communication possible dans cet univers froid où tout est faux semblant et "réduction de signature".

    Le nouveau poste de Mata à la DGSI et sa mission de former une recrue qu’elle essaye d’entraîner dans une quête personnelle étaient en fait un contre-interrogatoire mené par des commissaires politiques.

    On assiste-là à un singulier debriefing d’un officier blessé avec visite obligatoire chez le psychiatre.

    Stress post traumatique dépassé par la Raison d’état.

    Himalove

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Attaq…

    https://www.youtube.com/watch?v=cF1…

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