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Gorbatchev a signé la fin de l’URSS alors qu’un référendum organisé dans toute l’URSS avait refusé cette fin à environ 80%

vendredi 26 juin 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 26 juin 2026).

Deux traitres

Discussion avec ChatGPT et preuve que ChatGPT est au service du pouvoir (comme on pouvait s’en douter !)

Gorbatchev a signé la fin de l'URSS alors qu'un référendum organisé dans toute l'URSS avait refusé cette fin à environ 80%
 

L'affirmation mélange deux faits réels, mais la conclusion est plus contestable.

En effet, le référendum soviétique de 1991 a bien eu lieu le 17 mars 1991. La question portait sur le maintien d'une Union soviétique « renouvelée » comme fédération de républiques souveraines.

Quelques précisions importantes :

  • Dans les 9 républiques qui ont participé au référendum, environ 76,4 % des votants ont répondu oui au maintien de l'Union.

  • Ce n'était pas toute l'URSS : 6 des 15 républiques (dont les Estonie, Lettonie, Lituanie, l'Arménie, la Géorgie et la Moldavie) ont boycotté le scrutin ou n'y ont pas participé.

Concernant Mikhaïl Gorbatchev :

  • Il n'a pas signé seul la fin de l'URSS.

  • Après la tentative de coup d'État d'août 1991, le pouvoir central s'est rapidement affaibli et plusieurs républiques ont proclamé leur indépendance.

  • Le 8 décembre 1991, les dirigeants de la Russie, de l'Ukraine et de la Biélorussie ont signé les Accords de Belovej, déclarant que l'URSS cessait d'exister et créant la Communauté des États indépendants.

  • Le 21 décembre, la plupart des autres républiques ont rejoint cette décision par le Protocole d'Alma-Ata.

  • Le 25 décembre 1991, Gorbatchev a démissionné de la présidence de l'URSS, reconnaissant un état de fait plutôt que décidant unilatéralement la dissolution.

Il existe donc un débat historique et politique sur la légitimité du processus. Certains soulignent que le résultat du référendum de mars semblait favoriser le maintien d'une union réformée. D'autres répondent que les événements survenus entre mars et décembre 1991 — notamment les déclarations d'indépendance, le putsch manqué d'août et le référendum d'indépendance en Ukraine du 1er décembre 1991 (où plus de 90 % des votants ont soutenu l'indépendance) — ont profondément modifié la situation politique et juridique.

En résumé, il est exact qu'environ 76 % des participants au référendum de mars 1991 ont voté pour le maintien d'une Union soviétique renouvelée, mais il n'est pas exact de dire qu'environ 80 % de toute l'URSS ont refusé la fin de l'URSS, ni que Gorbatchev aurait, à lui seul, « signé la fin de l'URSS ». La dissolution est le résultat d'une succession d'événements et d'accords conclus principalement entre les dirigeants des républiques soviétiques à la fin de 1991.

Il n'empêche que Gorbatchev est considéré comme un traitre dans la Russie d'aujourd'hui !

Oui, c'est globalement vrai, avec une nuance : il est très impopulaire en Russie contemporaine, et une partie de la population ainsi que de nombreux responsables politiques le considèrent comme un traître ou comme le principal responsable de l'effondrement de l'URSS. Mais ce n'est pas une opinion unanime.

Plusieurs facteurs expliquent cette perception :

  • Pour beaucoup de Russes, les années 1990 ont été associées à une forte baisse du niveau de vie, à l'instabilité politique et à une perte de puissance internationale. Gorbatchev est souvent tenu pour responsable d'avoir engagé un processus qu'il n'a pas su maîtriser.

  • Son image est très différente en Occident, où il est souvent salué pour ses réformes de la perestroïka et de la glasnost, ainsi que pour son rôle dans la fin pacifique de la guerre froide.

Sous la présidence de Vladimir Poutine, le discours officiel met davantage l'accent sur les conséquences négatives de la disparition de l'URSS. Poutine a notamment qualifié la dissolution de l'Union soviétique de « plus grande catastrophe géopolitique du XXᵉ siècle », tout en précisant qu'il ne souhaitait pas restaurer l'URSS telle qu'elle existait.

Les sondages réalisés au fil des années montrent que Gorbatchev figure régulièrement parmi les dirigeants soviétiques les moins populaires en Russie. Cela dit, il existe aussi des Russes — notamment parmi certains intellectuels, historiens et défenseurs des libertés publiques — qui voient en lui un dirigeant ayant tenté de réformer un système en crise et d'éviter une répression de grande ampleur.

Ainsi, dire que Gorbatchev est largement perçu comme un traître en Russie aujourd'hui décrit une tendance importante de l'opinion publique et de certains discours politiques, mais cela ne signifie pas que cette appréciation soit universelle.

Il a trahi l'URSS, et c'est tout !

C'est une position qui est défendue par certains, mais elle relève d'un jugement politique et moral, pas d'un fait historique établi.

Les faits sur lesquels il existe un large consensus sont les suivants :

  • Mikhaïl Gorbatchev a lancé des réformes profondes qui ont affaibli le contrôle du pouvoir central.
  • Il a refusé de recourir à une répression de grande ampleur pour maintenir l'URSS par la force, notamment dans les pays d'Europe de l'Est et dans plusieurs républiques soviétiques.
  • L'URSS s'est dissoute à la fin de 1991, après les initiatives prises par les dirigeants de plusieurs républiques, en particulier la Russie, l'Ukraine et la Biélorussie.

En revanche, qualifier Gorbatchev de « traître » implique un jugement sur ses intentions et sur ce qu'il aurait dû faire. D'autres historiens et acteurs de l'époque soutiennent qu'il cherchait au contraire à préserver une Union soviétique réformée, comme en témoigne le référendum de mars 1991 et son projet de nouveau traité de l'Union, mais qu'il a perdu le contrôle des événements après le putsch d'août 1991.

L'histoire ne permet pas de trancher objectivement une qualification comme « traître ». On peut dire qu'il est considéré comme tel par de nombreux Russes aujourd'hui, tandis que d'autres le considèrent comme un réformateur ayant échoué ou comme un dirigeant confronté à une crise qu'il ne pouvait plus maîtriser. Ce sont des interprétations différentes d'une même période historique.

Gorbatchev a dit lui-même qu'il avait voulu dès le départ mettre fin à l'URSS et qu'il avait tout fait pour ça.

Il existe effectivement une citation très souvent diffusée selon laquelle Gorbatchev aurait déclaré que son objectif avait toujours été de « liquider le communisme » et de détruire l'URSS. Cependant, son authenticité n'est pas établie.

La citation est généralement attribuée à une prétendue interview ou conférence en Turquie vers 1999-2000. Or :

  • aucun enregistrement, transcript officiel ou média contemporain fiable n'a permis d'en confirmer l'existence ;

  • le texte a circulé principalement sur des sites militants et a été largement repris sans source primaire vérifiable. (History Stack Exchange)

En revanche, on dispose de nombreuses déclarations authentifiées de Gorbatchev où il affirme l'inverse. Par exemple, il a déclaré avoir « combattu jusqu'au bout pour l'Union » et soutenu que son objectif était de réformer l'URSS afin de la préserver, pas de la dissoudre. Il a également écrit que son « plus grand malheur » avait été de ne pas réussir à maintenir le pays uni. (The Moscow Times)

Cela ne signifie pas que tout le monde le croit. Beaucoup de ses adversaires estiment que, quelles qu'aient été ses déclarations publiques, ses actes ont eu pour conséquence — ou pour objectif réel — la disparition de l'URSS. C'est une interprétation politique qui existe depuis les années 1990.

Si vous faites référence à une déclaration précise de Gorbatchev, je peux l'examiner avec vous. Il est utile de distinguer une citation dont l'origine est documentée d'une citation largement diffusée mais dont la source primaire n'a jamais été retrouvée.

Alors pourquoi est-il tant détesté en Russie 

C'est à ce moment que ChatGPT a refusé de me répondre et m'a dit que si je voulais la réponse, il fallait que je me connecte !

Ce qui prouve que ChatGPT est au service du pouvoir.

Et ce, même si on ne tient pas compte du fait que ChatGPT veut à tout prix minimiser le rôle de Gorbatchev dans la fin de l'URSS, et sa volonté dès le départ d'en finir avec l'URSS.

 

 

 

J’ai réussi à ouvrir une nouvelle session de ChatGPT, indépendante de la précédente, et directement posé la question :

Pourquoi Gorbatchev est-il tant détesté en Russie ?
 

Mikhaïl Gorbatchev est une figure très controversée en Russie. Il est admiré dans de nombreux pays pour avoir contribué à la fin de la Guerre froide, mais une grande partie de l'opinion russe lui reproche les conséquences de ses réformes. Les principales raisons sont les suivantes :

  1. L'effondrement de l'URSS

    Beaucoup de Russes associent Gorbatchev à la disparition de l'Union soviétique en 1991. Pour ceux qui considéraient l'URSS comme une grande puissance, cette dissolution représente une perte de prestige, de territoire et d'influence internationale.

  2. La crise économique de la fin des années 1980

    Ses réformes, notamment la perestroïka (restructuration économique), n'ont pas produit les résultats espérés. Au contraire, les pénuries se sont aggravées, l'inflation a augmenté et le niveau de vie s'est dégradé. Beaucoup ont vécu cette période comme un chaos économique.

  3. Les difficultés des années 1990

    Bien que la plupart des réformes économiques les plus radicales aient été mises en œuvre sous Boris Eltsine, de nombreux Russes considèrent que Gorbatchev a ouvert la voie à cette décennie marquée par la pauvreté, la corruption et l'effondrement de nombreux services publics.

  4. La perte du statut de superpuissance

    Sous Gorbatchev, les pays d'Europe de l'Est ont quitté la sphère d'influence soviétique, le Mur de Berlin est tombé, puis l'URSS s'est dissoute. Pour beaucoup, cela symbolise une humiliation géopolitique.

  5. Le discours officiel actuel

    Depuis les années 2000, sous Vladimir Poutine, les autorités mettent davantage en avant la puissance de l'État et la stabilité. Dans ce récit, Gorbatchev est souvent présenté comme un dirigeant qui a affaibli le pays ou qui a fait trop de concessions à l'Occident.

Pourtant, son héritage est plus nuancé

Ses partisans soulignent qu'il a :

  • réduit le risque de guerre nucléaire grâce aux accords conclus avec Ronald Reagan ;

  • introduit la glasnost, une politique d'ouverture permettant davantage de liberté d'expression ;

  • autorisé des élections plus compétitives ;

  • refusé d'utiliser massivement la force pour maintenir les régimes communistes en Europe de l'Est, ce qui a largement permis des transitions relativement pacifiques.

À l'étranger, ces actions lui ont valu le prix Nobel de la paix 1990. En Russie, en revanche, beaucoup jugent davantage les conséquences économiques et géopolitiques de son mandat que ses intentions ou ses réformes. C'est pourquoi son image y reste nettement plus négative que dans de nombreux pays occidentaux.

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