
Les gogos de la gogauche bienpensante qui se croient « revenus » en 1936 pensent avoir « remporté une victoire sur le fascisme » : une « victoire » d’opérette dans un prétendu « remake » qui n’est qu’une bouffonnerie appuyée sur la démagogie et le communautarisme, soit la même démarche que celle des supposés « fascistes » qu’ils prétendent combattre…
L’imagerie médiatique d’une prétendue « menace fasciste » a suffisamment bien fonctionné pour barrer la route à l’un des trois « blocs », mais le rapport avec l’idéologie "fasciste" et/ou "antifasciste" là dedans n’est que de la poudre aux yeux pour masquer cette réalité pourtant évidente que l’on a affaire à trois « blocs » de Kollaboration de classe atlantistes et banco-centralistes…
L’hégémonie dans la soumission de ces trois blocs aux forces économiques banco-centralistes est la véritable nouvelle "peste brune" contre laquelle il est désormais réellement nécessaire d’unir les travailleurs et tout le peuple de France, sans distinction de type ethnique ou communautaire.
Pour reprendre notre indépendance économique, et politique, par voie de conséquences, il faut donc une volonté énergique de s’en donner les moyens.
Maîtriser notre économie, c’est d’abord et avant tout maîtriser les mouvements de fonds qui la concernent, et en premier lieu, le crédit bancaire. Indépendamment du signe, euro ou autre, le crédit bancaire reste la principale source de création monétaire sur notre territoire. Le maîtriser à l’échelle nationale, c’est déjà arracher notre économie des griffes de l’UE et de la Banque Centrale Européenne, ainsi que de son « antenne » abusivement dite Banque de France, qui n’appartient plus que pour la forme à l’Etat républicain français.
A la Libération, après la lutte contre le fascisme (le vrai… !), et également face aux tentatives de mainmise US (AMGOT) sur notre économie, le Général De Gaulle avait donc entrepris de réformer notre système bancaire et de créer le Conseil National du Crédit afin de piloter la politique économique de reconstruction de la France, et en premier lieu, le crédit, et donc la création monétaire qui lui était nécessaire, en fonction des besoins réels de la société, suite aux ravages de la guerre.
Moins spectaculaires, à priori, que ceux de la guerre, les ravages économiques de la macronie n’en sont pas moins à l’origine de la situation ubuesque dans laquelle se trouve le pays au lendemain des législatives décidées par M. Macron pour tenter de dissimuler l’étendue de son échec à tous points de vue, sauf de celui de l’intérêt des banco-centralistes…
Face à cet échec et à cette destruction économique du pays aucun des trois blocs, et notamment pas le macronien, évidemment, ne présente la moindre solution crédible pour en sortir et le relever, tout en lui redonnant, au passage, mais c’est en fait la condition sine qua non, son indépendance vis-à-vis des forces atlantistes et banco-centralistes mondialisées.
Avec le départ du Général De Gaulle en 1946, la IVe République était entrée pour une douzaine d’années dans le « régime des partis », c’est-à-dire de l’instabilité permanente et de la soumission à l’atlantisme, déjà.
Le CNC, lui, s’est peu à peu perdu dans les sables de la bureaucratie. Néanmoins ses débuts ont efficacement contribué à la reconstruction du pays. En 1951 Pierre BESSE tentait donc d’en tirer en quelque sorte un premier bilan, n’hésitant pas à pointer également ses faiblesses.
Avec le recul du temps on comprend bien, également, qu’un tel organisme, pour réellement fonctionner durablement et efficacement a besoin à la fois d’une représentativité démocratique et de pouvoirs constitutionnels, face auxquels, précisément, le prétendu « droit européen » de la BCE et de l’UE ne peut rien opposer que la complaisance et la lâcheté de ses gauleiters et des kollabos du système, qu’ils soient de gauche, de droite ou du centre (…sans oublier les "extrêmes" !).
En reprenant le contrôle de la vie économique de la France un nouveau CNC lui redonnera son indépendance, et y compris de sa politique monétaire, tout à fait indépendamment du signe, à réadapter éventuellement uniquement en fonction des nécessités et non pas d’une obsession de type « gadget frexiteur ».
Tout le reste n’est que retour aux jeux politiques obscènes de la IVe République et ne peut que contribuer à enfoncer encore un peu plus le pays dans l’abîme où il glisse déjà inexorablement depuis des décennies, et à une vitesse accélérée depuis la macronie, et demain possiblement carrément avec le « turbo » de la « Nouvelle Faillite Programmée » fallacieusement auto-estampillée « populaire ».
Luniterre
Docs historiques 1945-1951, vidéo, photos, c’est sur Ciel de France :
Il était une fois… le Conseil National du Crédit (1945). Et aujourd’hui ?
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RÉCENT SUR CIEL DE FRANCE :
Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !
http://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921

« Le Roi est mort, vive le Roi ! ». La tradition monarchique et aristocratique n’a eu de cesse d’éviter la « vacance du pouvoir », ce qu’elle a finalement résumé par cette formule. Mais déjà, cela lui a pris plusieurs siècles avant que cela ne paraisse une « évidence » aux populations soumises à ce régime.
La bourgeoisie française fête le 14 Juillet comme l’avènement de son propre règne en tant que classe « républicaine », mais elle a encore dû composer avec deux empereurs et trois rois, soit soixante six ans de « compromis » entrecoupés de quatre ans de l’éphémère IIe République…
Mais la bourgeoisie française n’est pas tombée du ciel avec l’orage du 14 Juillet. Comme la plupart des autres bourgeoisie, si elle s’est en quelque sorte lentement « sédimentée » dans les bourgs plus ou moins « francs » du moyen-âge, elle a connu littéralement ses « classes » économiques sur les « bancs » des changeurs, même si parfois précisément avec quelques « ruptures de bancs », banqueroutes de quelques « erreurs de gestion » considérées peu ou prou comme escroqueries.
Bourgeoisie, banque et capital, voilà quelques vocables associés qui ont fait, bien avant 1789, l’histoire de notre pays comme celle de pas mal d’autres, en Occident.
« Le Capital », le mot est lâché, le « maître » mot qui a fait l’histoire de la société industrielle moderne, apparaît avec elle comme la notion centrale de la vie économique, indépendamment des régimes sous lesquels il s’est « épanoui »…
Pourtant, difficile, donc, de préciser la date exacte à laquelle il aurait fallu s’écrier : « Le Roi est mort, vive le Capital ! »
Récemment, un bref billet, dit « Telex », du Monde Diplo, s’exprimait ainsi :
« La dette publique occupe une place singulière dans la boîte à outils des politiques néolibérales. Elle joue à la fois le rôle de croquemitaine et celui de bain de jouvence. D’un côté, son augmentation menacerait l’ensemble de l’économie, la laisser « filer » représentant une forme d’irresponsabilité coupable : la transmission aux générations futures du fardeau amassé du fait de l’égoïsme de celles d’aujourd’hui. De l’autre, elle maintient en vie un système désormais incapable de se passer d’elle. Outre que ses titres alimentent le processus de financiarisation et offrent aux marchés les véhicules d’investissement dont ils ont besoin pour fonctionner, la dette permet d’ajourner les manifestations trop violentes du conflit inhérent aux démocraties libérales en régime capitaliste. »
Ce qui acte on ne peut plus nettement que dette publique et dette privée sont inséparables et complètement interdépendantes, et que la vie « financière » du pays ne peut tout simplement pas continuer sans la dette qui la « soutient »…
Si Marx revenait aujourd’hui analyser d’un point de vue matérialiste et dialectique notre société parfois même qualifiée de « postindustrielle », il n’écrirait donc sans doute pas une œuvre monumentale baptisée « Le Capital », mais chercherait plutôt à comprendre comment s’est opérée cette mutation « postindustrielle » et comment s’opère le « soutien » vital de la dette à ce système « moderne » du XXIe siècle.
Son « maître mot », sinon le titre de son œuvre maîtresse éventuelle, ne serait donc plus « Le Capital », mais « La Dette »…
A quel moment s’est donc opéré ce « glissement sémantique » discret, mais qui a tout, quant au fond, d’un « glissement de terrain », sinon carrément d’un séisme ?
La crise de 2007-2008 nous paraît être le meilleur candidat, mais la crise dite « du covid », avec son cri du cœur, « Quoi qu’il en coûte ! », est sans doute un challenger honorable, sinon même une consécration !
Ce « Quoi qu’il en coûte ! » sonne donc exactement pour nous comme : « Le Capital est mort, vive La Dette ! ».
C’est à partir de ce « cri macronien » que notre réflexion personnelle sur l’évolution de la société « postindustrielle » a pris une tournure telle que l’on a pu considérer réellement la nature profonde de ce changement d’ère historique. Le « soutien » auquel M. Macron se référait à ce moment précis et sans lequel sa « petite phrase » n’aurait pas eu de sens est bien celui de la Banque Centrale Européenne, capable en quelques heures d’ouvrir les vannes d’une « création monétaire » peu ou prou « illimitée » pour renflouer un système « capitaliste » en faillite.
Mais comme le dit si bien le « Monde Diplo » : « elle maintient en vie un système désormais incapable de se passer d’elle »
C’est pourquoi il ne faut, dès lors, plus parler de « capitalisme », mais bel et bien de banco-centralisme !
A la suite du « cri du cœur » macronien recherches et polémiques se sont succédées, pour aboutir, il y a bientôt un an déjà, à cette première synthèse :
« Cinq différences essentielles entre l’époque de Marx et la nôtre »
http://cieldefrance.eklablog.com/ci…
Rééditée en janvier 2024 :
« Cinq différences essentielles entre l’époque de Marx et la nôtre (Nouvelle édition) »
http://cieldefrance.eklablog.com/ci…
Dans le contexte « éruptif » actuel, en voici donc une nouvelle édition, également republiée sur Agoravox :
Capital, capitalisme, de quoi Marx parlait-il ?
…et qu’en est-il aujourd’hui ?
Article, republication, graphes et docs PDF sur la dette mondiale, c’est sur Ciel de France :
http://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921
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A la suite, quelques éléments du débat sur Agoravox
"Annuler la dette", effacer l’ardoise, une stratégie de la "gauche" pour recommencer … sa propre faillite !
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EN RÉPONSE À "Alain" :
au début, on dirait que tu regrettes que le RN n’ait pas eu sa majorité absolu. Aussi, je rappelle qu’il a été engendré historiquement parlant par ce que tu appelles le vrai fachisme. Et qu’il est donc aussi vrai que lui.
https://mai68.org/spip3/spip.php?article726#forum571
Les trois blocs reposant sur les mêmes fondamentaux banco-centralistes et donc totalitaires, au sens du spectacle intégré que présente ce système au XXIe siècle, et donc même si de façon très différente du totalitarisme du XXe siècle, il n’y en a pas un plus "fasciste" que les autres et nous faire croire le contraire c’est nous prendre pour des cons, mais le fait est donc que c’est bien ce qui se passe…
Racisme et communautarisme font partie des différentes facettes du spectacle intégré, selon les acteurs, et ils ne sont pas l’apanage d’un bloc plus que de l’autre. La division fait partie et du spectacle et du système.
Accessoirement si quelques clowns déguisés en fascistes du siècle précédent ont contribué au spectacle il semble bien que ce soit en vue du résultat global à obtenir, qui excluait l’arrivée du RN au pouvoir, en dépit de sa "majorité" de voix relative, maintenue au second tour :
RN = 32,05% ; Ciottistes = 5% ( dits "UXD extrême-droite" >>> https://fr.wikipedia.org/wiki/Union…)
Soit un électorat de 37,05%
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NFP = 25,68%
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Macronistes = 23,14%
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https://www.resultats-elections.interieur.gouv.fr/legislatives2024/ensemble_geographique/index.html
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Le jeu des désistements a donc permis de faire coïncider l’assemblée avec les accords peu ou prou concoctés d’avance entre les blocs en vue d’un nouveau gouvernement de "centre-gauche" plus à même de continuer exactement la même politique, voire en pire, éventuellement après une brève période de démagogie pseudo-revendicative repayée au double ou au triple ensuite en "retour de bâton" comme sous Mitterrand (l’inventeur des "nouveaux pauvres"…) et Jospin ( l’ultra-"Privatiseur").
Luniterre
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EN RÉPONSE AU CAMARADE DO, SUITE À :
https://mai68.org/spip3/spip.php?article726#forum575
Malheureusement, camarade, la vulgarité de ton propos dissimule très mal la faiblesse de ton "argumentation". Pour ma part j’ai donc déjà avancé dès avant le premier tour que le NFP serait obligé de gouverner en "alliance" forcée avec les restes de la macronie et ceux des LR "non-Ciottistes", soit peu ou prou au "centre" de la vie politique traditionnelle française. J’avais donc sous-estimé le "rebond" potentiel de la macronie, ce qui rend l’apport des LR "non-Ciottistes" superfétatoire pour une nouvelle "combinazione" de ce pouvoir mafieux.
Mais pourra néanmoins être "utile" si l’éclatement de la gauche se produit comme initialement prévu par la macronie.
Les chances d’une arrivée au pouvoir du RN étaient donc quasiment nulles, comme d’hab, et c’est aussi pourquoi ils ne cherchent pas spécialement à recruter des cadors crédibles comme candidats, qui risqueraient de faire de l’ombre au clan familial, bien content de sa situation de bouffon du roi, et d’épouvantail en période électorale.
Il n’y a donc pas l’ombre d’une contradiction dans mes analyses sur ce sujet, en réalité secondaire par rapport aux problèmes réels de la société française et occidentale en général.
Bref, et sinon, d’un point de vue dialectique, il est évidemment tout à fait logique que la société occidentale ait évolué depuis la fin des années 80, et encore davantage par rapport aux périodes où Debord a fondé l’essentiel de ses concepts, plus que jamais "actuels", néanmoins, surtout si on les replace dans l’émergence du banco-centralisme, réellement établi à partir de la crise de 2007-2008, même si les germes en sont évidemment perceptibles dans l’évolution du système dès la fin du 20e siècle.
Enfin, les chances de voir éclater une grève générale de type "front populaire" (… le vrai !) ou Mai 68, dans le contexte actuel, sont à peu près du même ordre que celles de voir arriver le RN au pouvoir, c’est à dire très proches de zéro.
Mais on peut toujours rêver… C’est comme les promesses électorales, cela n’engage que ceux qui y croient…
Et pour ce qui est des Russes, je pense que si nuance il y a entre les trois blocs, elle est elle aussi de l’ordre de l’infinitésimal et surtout soumises à l’opportunité des circonstances, et il est donc évident que ce ne peut être qu’un point également extrêmement secondaire pour eux.
De plus mon papier, assez court, pourtant, trace on ne peut plus expressément un signe égal, sur ce plan là comme sur les autres, entre les trois blocs.
La seule différence entre les trois blocs, c’est simplement la répartition des rôles qu’ils sont censés jouer dans le spectacle, et qu’ils jouent donc à merveille, au point de "remobiliser" aussi bien les électeurs…
Luniterre
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POUR TOUS CEUX QUE L’ÉCONOMIE INTÉRESSE :
De la théorie à la pratique, une suite à cet article :
« Et selon le principe stratégique éprouvé de Sun Tzu il est donc primordial de connaître la pensée de son adversaire, et donc d’aller la chercher là où elle s’exprime, même et surtout si c’est un signe des temps selon lequel il fait donc l’éloge de la dette dans un journal nommé « Capital » !
Et on y perd d’autant moins son temps qu’on y apprend ce qui semble bien être le véritable chiffre de la dette publique française détenue par la BCE… »
Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » ! (Suite - La dette française, un cas d’école)
http://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-suite-la-dette-francaise-u-a216004361
Luniterre