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2 juillet 2026
Audrey LE GUELLEC
Le cancer des pesticides (1’52)
- Selon une récente étude, les nouvelles générations présenteraient un terrain favorable au vieillissement biologique accéléré.
- Cela pourrait être lié à la hausse des cancers d’apparition précoce à l’échelle mondiale.
Un fossé qui se creuse entre l’âge du corps et l’âge réel. C’est en substance ce que met en évidence une récente étude menée par des chercheurs de la faculté de médecine de l’université Washington à Saint-Louis (États-Unis) qui s’est intéressée à l’évolution du vieillissement biologique chez les personnes nées après 1950. Il en ressort que les nouvelles générations vieillissent plus vite sur le plan biologique que leurs aînées, ce qui s’observe notamment au niveau cellulaire et moléculaire.
Les participants nés entre 1965 et 1974 présentent un âge biologique plus élevé que celles nées entre 1950 et 1954, tout comme ceux nés entre 1990 et 1999, dont le vieillissement biologique est plus marqué que chez ceux nés entre 1965 et 1969, pointe cette étude basée sur des données issues de la UK Biobank et parue le 22 juin dans "Nature Medicine".
""Nos résultats suggèrent que certains jeunes adultes peuvent connaître ces changements biologiques plus tôt que prévu et que cela pourrait être lié à la hausse des cancers observés dans les jeunes générations"," commente auprès du site "Oncology Central", Yin Cao, professeure associée de chirurgie et de médecine à la Washington University School of Medicine de Saint-Louis et coautrice de l’étude.
Un lien avec les cancers à apparition précoce ?
Si cette étude n’établit pas avec certitude un lien de cause à effet entre le vieillissement biologique accéléré et l’incidence accrue du cancer à apparition précoce chez les personnes nées après 1950, elle corrobore cette piste.
""Ce qui rend ces travaux particulièrement importants, c’est qu’ils vont au-delà des cellules cancéreuses prises individuellement et s’intéressent aux changements plus larges qui s’opèrent dans l’organisme au fil du temps", "commente auprès du SMC (Science Media Centre) John Riches, maître de conférences clinicien en immunométabolisme du cancer au Barts Cancer Institute, au Royaume-Uni. Et d’ajouter : ""Les résultats renforcent l’idée que des facteurs comme notre environnement, notre mode de vie et notre état de santé global peuvent avoir des effets à long terme sur les processus biologiques de l’organisme.""