Il y a un seul point positif dans le blabla de ce bateleur de foire qu’est Mélenchon, c’est quand il explique que les économies européennes misent sur l’industrie d’armement et donc sur la guerre : mais ça vaut aussi pour la France et il « oublie » de le mentionner réellement, mettant ça essentiellement sur le compte de l’Allemagne, qui lui sert donc de bouc émissaire bien commode dans son propos.
Ensuite, par contre, il est caractéristique qu’il ne voit « qu’un peu d’inflation » : il est clair que ce monsieur n’est pas trop gêné aux entournures pour ses fins de mois !!!
Et surtout, il montre là son incompétence en économie, ou sa pure démagogie opportuniste, au choix, (…ou les deux !), mais le fait est bien pourtant qu’il y a une relation quasi « mécanique » entre baisse des taux directeurs et hausse de l’inflation, qui pénalise déjà les plus pauvres, dont il n’a donc pas réellement le souci.
Ensuite il est « incapable » de nommer les choses par leur nom, à commencer par le QE, Quantitative Easing, qu’il « confond » ou « mélange », ensuite avec les opérations de refinancement des banques à taux zéro ou même « négatifs ». Alors que le QE est un rachat de titres et surtout, de titres de dette publique, par la Banque Centrale, c’est à dire un financement de l’Etat, et en l’occurrence, par la BCE.
Ce qui a permis précisément de maintenir l’Etat à flots, ce qui devrait donc logiquement lui plaire, mais donc dans la dépendance de la BCE, soit un déni d’indépendance nationale, mais c’est précisément ce que Mélenchon préconise de faire de manière systématique et on ne peut plus explicite selon son agit-prop citée ici par le camarade Do :
« Exiger de l’Union européenne que la Banque centrale européenne (BCE) transforme la part de dette des États qu’elle possède en dettes perpétuelles à taux nul »
https://melenchon2027.fr/programme2…
Sa prétendue « annulation » de la dette passe donc d’abord et avant tout par une inféodation encore plus totale à la BCE : la réalité brutale, une fois retiré le vernis démagogique de son propos, c’est que Mélenchon est bien le Kollabo N°1 du banco-centralisme en France, loin devant ses « confrères » politiciens des autres partis, au demeurant tous Kollabos, chacun à sa façon.
Mélenchon est le type même du Kollabo fayot, quasiment Kapo, qui en rajoute encore au delà de ce qui suffit déjà au système, malheureusement, pour dépouiller notre pays et notre peuple.
Malheureusement, ce piège démagogique fonctionne assez bien pour capter une partie de l’électorat en réalité donc peu concernée par des problèmes de fin de mois, et une autre, attirée par sa démagogie à l’égard de l’immigration, et qui ne cherche pas vraiment à comprendre, au delà du discours en réalité « communautariste » vaguement déguisé en « nouvelle France », mais qui ne fonctionne évidemment pas au delà du monde « bobos + immigration », sinon il aurait été élu dès 2017, évidemment… Donc la logique de sa démarche indique qu’il n’a pas d’intention réelle d’élargir son « fond de commerce électoral » au delà de cet attelage qu’il tente simplement de maintenir sur sa route politique personnelle, avant de prendre sa retraite… ce qui explique aussi pourquoi il ne s’embarrasse pas trop de logique dans ses propos, conçus de facto comme « sans lendemains », quoi qu’il en soit, au delà de sa « fin de carrière ».
Autre exemple, et de plus, quasiment en « tête d’affiche », juste après ses vœux de soumission totale à la BCE :
« Faire racheter par la BCE la dette publique qui circule sur les marchés financiers sans passer par les banques privées et mettre en place une autorisation de découvert des États auprès de la BCE, afin de sortir le financement de l’État de la main des marchés financiers »
« La dette publique qui circule sur les marchés financiers sans passer par les banques privées » >>> exemple type de formule qui relève soit de l’ignorance crasse, soit d’une volonté délibérée de prendre ses électeurs pour des cons : la circulation de la dette ne se fait de toute façon que par les banques et les marchés financiers, par définition. Jusqu’à preuve du contraire, les titres de dette publique ne sont pas encore en vente libre dans les supermarchés… !!!
Et pour Mélenchon, encore une fois, la seule « alternative » qu’il propose à celle de l’inféodation aux marchés, c’est l’inféodation encore plus grande et plus totalitaire à la BCE.
Il y a donc Kollabos et Kollabos+++, dont Mélenchon !
Ce qui est dommage, regrettable et même consternant, c’est que le camarade Do valide, pour l’essentiel, ce genre de « propositions » :
Note de do : ce n’est pas suffisant, mais ça va dans le bon sens. Il faudrait, en attendant la révolution qui supprimera l’argent, créer une banque centrale française publique qui détienne intégralement la dette française. Et que cette dette soit absolument sans intérêt. Car, l’essentiel est de VOIR que si la France ne payait pas d’intérêt sur la dette tout irait bien mieux. Mais le vrai pouvoir, c’est-à-dire les banques centrales actuellement privées, veulent noyer le poisson afin qu’on ne le VOIT PAS !
Alors qu’il y a précisément une contradiction entre le fait de vouloir « re-nationaliser la dette », une évidence, quelle qu’en soit la forme, et le fait de soumettre encore davantage le pays au joug banco-centraliste de la BCE.
Ceci dit, affirmer que les Banques Centrales sont privées ne correspond pas non plus à la réalité : elles ont un statut d’indépendance qui leur est propre en termes de définition juridique, c’est à dire qu’elles constituent désormais entre elles une zone de droit « nouvelle », ou plutôt de « non droit », vu qu’elles n’ont in fine de comptes à rendre à personne, sauf, pour la BCE, à la « cour européenne », mais qui est de facto un « appendice juridique » qui est lui-même dans la dépendance des institutions de l’UE, et donc de la BCE… !!!
La nouvelle classe dominante banco-centraliste est une ultra minorité entièrement construite par cooptation au sein de cette bureaucratie financière d’un type nouveau, mais qui a donc bien sa propre base économique dans le circuit de la dette, et essentiellement, de la dette publique des Etats, utilisée comme levier pour contrôler le cycle de renouvellement du capital fixe, plus que jamais à la base du système productif, contrairement aux prétendues théories d’une ère « post-industrielle », un non-sens dans un monde plus que jamais dominé, voire même écrasé, par la technologie.
Et pour finir, on en revient donc bien, et très logiquement, à cette réalité que le banco-centralisme n’est pas l’invention de quelques banquiers mégalomanes, que ce soit à travers la « Loi Rothschild » (*) ou autres passages anecdotiques, mais bien l’aboutissement inéluctable de l’évolution des rapports de production sous l’effet de la robotisation et de la tertiarisation sociale qui en résulte.
Luniterre
(* à ce sujet, voir :
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/07/blast-un-media-kollabo-de-plus-au-service-du-banco-centralisme.html )
D’autres éléments utiles au débat, sur AgoraVox :
La nouvelle version également republiée sur Ciel de France :
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