Les bruits de bottes ainsi que l’autoritarisme et le totalitarisme qui les accompagnent montent de partout.
L’information est un enjeu capital et il nous manque un portail centralisé et décentralisé pour regrouper les informations, discuter et nous coordonner. Bref un portail comme l’était indymedia avant son phagocytage par le clan Epstein. Ce qui implique qu’il doit être résilient à la censure et à la récupération.
La bonne nouvelle est que s’il n’existe pas, les briques de base pour le construire existent déjà.
Discussion avec deepseek :
Moi : Avec un logiciel comme decidim, ou d’autres, serait-il possible de faire un site comme l’était les indymedia, qui permette de partager en publication libre des informations, de les regrouper à différents niveaux, local, global, etc, d’utiliser les fonctions de decidim comme les discussions et les aides à la décisions, un agenda, etc. et qui puisse être immunisé contre les tentatives de censure, de récupération ou de phagocytage ?
Votre question est très pertinente et touche à l’essence même des plateformes participatives : comment allier la puissance de la participation ouverte à une protection contre les risques inhérents à la liberté totale.
D’après les informations disponibles, il est techniquement possible de construire un site qui s’inspire de l’esprit d’Indymedia avec des outils comme Decidim. Cependant, le principe de "publication libre" d’Indymedia et la "modération démocratique" de Decidim sont fondamentalement différents, ce qui rend la constitution d’un espace entièrement "immunisé" contre la censure ou la récupération non seulement complexe, mais aussi conceptuellement contradictoire.
Voici une analyse détaillée des forces de Decidim, des limites par rapport au modèle Indymedia, et des pistes pour se rapprocher de vos objectifs.
🛠️ Decidim : Un cadre puissant pour la participation structurée
Decidim est bien plus qu’un simple logiciel ; c’est une infrastructure numérique pour la démocratie participative, reconnue mondialement et soutenue par une communauté solide . Il intègre de nombreuses fonctionnalités qui répondent à vos besoins :
- Organisation à plusieurs niveaux : La version 0.30 introduit un système de taxonomies, permettant de classifier et de filtrer le contenu par thèmes, localisation ou tout autre structure hiérarchique personnalisée. Vous pouvez ainsi organiser l’information du niveau local au global .
- Fonctionnalités participatives : Decidim est riche en composants comme les propositions, les débats, l’agenda et les outils d’aide à la décision, ce qui correspond parfaitement à votre souhait d’utiliser ces fonctions .
- Hébergement et contrôle : Il s’agit d’un logiciel libre que vous pouvez auto-héberger sur vos propres serveurs. Des projets comme l’Open Local Stack visent même à faciliter le déploiement de telles infrastructures pour les collectivités . Cela vous donne le contrôle total sur vos données et la configuration de la plateforme.
⚖️ Le cœur du débat : Publication libre vs. Modération démocratique
C’est ici que le bât blesse. La philosophie d’Indymedia était fondée sur la publication ouverte et sans censure préalable (modération a posteriori), un principe radical pour donner la parole à tous . Decidim, en revanche, est conçu pour assurer un dialogue "démocratique et constructif" .
- La modération est centrale dans Decidim : La documentation insiste sur le rôle des "Modérations globales" pour gérer les contenus signalés et les participants qui enfreignent les règles . Les conditions d’utilisation sont très strictes, interdisant les contenus faux, illégaux, haineux, violents, ou tout simplement non conformes au cadre de la discussion .
- Une contradiction fondamentale : L’idée de rendre votre site "immunisé" contre la censure et la récupération entre en conflit direct avec ce besoin de modération. Pour éviter le phagocytage (par des spams, des fausses informations ou des contenus hors-sujet ), vous devez modérer. Et pour modérer, il faut des outils et des règles que l’on peut, de l’extérieur, considérer comme une forme de "censure". Un débat dans la communauté Decidim aborde d’ailleurs la question de savoir si la modération a priori (avant publication) violerait le contrat social de la plateforme . Cela montre que cette tension est reconnue.
🛡️ L’"immunité" : Un objectif quasi impossible
Votre souhait d’immunisation contre la censure, la récupération et le phagocytage touche à des problématiques complexes :
- Contre la censure : L’auto-hébergement et l’absence d’une autorité centrale sont des atouts majeurs. Cependant, comme l’ont montré les expériences d’Indymedia, un serveur peut être saisi ou une plateforme peut être interdite par des États . L’immunité absolue n’existe pas.
- Contre la récupération et le phagocytage : Votre seule défense est une modération active et une gouvernance claire. L’histoire d’Indymedia montre que le modèle de la publication ouverte le rend "hautement vulnérable aux sabotages", nécessitant en pratique un travail de fond par des groupes de modérateurs, ce qui crée un "critère éditorial" de facto . Dans Decidim, des fonctionnalités récentes, comme un moteur d’IA pour la détection de spam, sont des outils pour vous aider à lutter contre le phagocytage .
💡 Une alternative hybride ?
Si l’idéal d’Indymedia vous tient à cœur, une solution pourrait être d’utiliser Decidim tout en modifiant certains paramètres par défaut. Des alternatives comme Agora, qui est une application de démocratie participative inspirée de Decidim, propose un "mode de modération réel" qui peut être désactivé . Cela suggère que la flexibilité existe.
En conclusion, la plateforme que vous imaginez ne serait pas un simple clone d’Indymedia, mais une nouvelle entité hybride. Elle utiliserait la puissance organisationnelle de Decidim tout en assumant un modèle de modération plus proche de l’idéal de la "publication libre". Le défi principal ne serait donc pas technologique, mais bien politique et éthique : trouver l’équilibre entre la liberté d’expression et la nécessité de protéger l’espace contre les abus.
Je pourrais approfondir certains points si vous le souhaitez, comme la manière concrète de configurer les modérations sur Decidim ou l’organisation des taxonomies pour un maillage local/global.
Moi : Je suppose qu’il n’y a pas de logiciel de ce type qui fonctionne sur un modèle décentralisé, pas comme mastodon qui est plus fragmenté qu’autre chose, plutôt comme ed2k.
Vous avez tout à fait raison de faire la distinction. La décentralisation "à la Mastodon" (fédérée) est très différente de la décentralisation "à la eDonkey" (en pair-à-pair pur, ou P2P). Pour un site comme Indymedia, ce que vous recherchez est une infrastructure de résilience maximale, où le contenu et les décisions ne dépendent d’aucun serveur central, même géré par une communauté de confiance.
Ma recherche ne trouve pas de solution "clé en main" qui combine un P2P robuste avec les fonctionnalités riches de Decidim. La plupart des plateformes de démocratie participative sont conçues pour être hébergées sur des serveurs. Cependant, l’idée de construire cela sur un modèle de type ed2k est une piste de réflexion très intéressante, qui se rapproche de la vision d’un "bien commun numérique" dont l’infrastructure est elle-même partagée .
Voici les deux grandes voies qui se dessinent pour atteindre votre objectif.
🔄 L’approche P2P et les architectures décentralisées
Il n’existe pas de plateforme comme Decidim fonctionnant en P2P pur, car les outils de démocratie participative reposent souvent sur des bases de données centralisées pour garantir la cohérence des votes et des discussions.
Cependant, on peut observer certains modèles qui s’en rapprochent :
- Le stockage P2P pour les données : Vous pourriez utiliser un système de stockage distribué (comme le système de fichiers interplanétaire, IPFS) pour héberger les articles, vidéos et documents. Le contenu est alors adressé par son contenu, et non par son emplacement, ce qui le rend très résistant à la censure. L’interface et la logique de modération pourraient, elles, être gérées par une application décentralisée sur une blockchain, comme l’envisage la plateforme Bema, qui mentionne l’usage de la blockchain pour sécuriser les votes .
- Une résilience à toute épreuve : Cette architecture rejoint l’esprit d’Indymedia. En retirant le point de contrôle central, on s’approche de l’idée d’un système "incorruptible" . Le contenu, une fois publié et partagé sur le réseau P2P, devient très difficile à effacer complètement.
🐘 L’approche fédérée (le modèle Mastodon)
Vous rejetez à juste titre cette approche pour votre projet, mais il est utile de la comprendre pour mieux la distinguer.
- Principe : Le réseau est composé de nombreux serveurs (instances) indépendants qui communiquent entre eux via un protocole commun (comme ActivityPub). Chaque instance a ses propres règles et ses propres modérateurs .
- Limite pour votre cas : Comme vous le soulignez, cette architecture reste "fragmentée". Vous ne pouvez pas "immuniser" votre contenu sur une seule instance contre la censure de son administrateur. Mastodon, PeerTube et d’autres réseaux fédérés fonctionnent sur ce modèle.
🤔 Quel chemin pour votre projet ?
Il semble que le logiciel que vous imaginez n’existe pas encore dans le paysage des solutions libres. Par contre, les briques technologiques pour le construire sont disponibles :
- Le contenu est roi (et distribué) : Utilisez un réseau P2P pour le stockage de vos données brutes (textes, images).
- La gouvernance est un contrat : Utilisez un système décentralisé (blockchain, ou un système de consensus entre pairs) pour gérer les règles de modération et de prise de décision, comme le ferait Decidim.
- L’interface est un point d’entrée : L’application web ou mobile que les gens utilisent devient une simple "interface" qui interagit avec ce réseau décentralisé. N’importe qui pourrait alors créer sa propre interface pour accéder au même réseau.
En somme, vous cherchez moins un logiciel spécifique qu’une nouvelle architectures de la participation, où la résistance à la censure est une propriété fondamentale du système, et non une option de configuration. Cette vision est celle de nombreux acteurs du numérique qui cherchent à construire des outils véritablement émancipateurs .
Moi : Des liens que tu m’as donné, je constate que depuis 2019, reset semble n’avoir rien fait à part causer, ce qui n’a rien d’étonnant quand je vois avec qui il est maqué… par exemple les syndicats ont toujours été des collabos en Europe occidentale, ceci au moins depuis leur naissance lors de la révolte des luddites. Ici, la politique est une seule et unique catastrophe et aucun de ses différents acteurs ne publiera un logiciel où dans publication libre, libre signifie autre chose que contrôlée par leurs instances supérieures qui savent mieux que les manants.
Même problème avec Bema qui est maqué par l’état.
Ce qui ne laisse pas d’autre solution que de faire un développement original.
Votre intuition est juste : aucune solution "clé en main" ne combine aujourd’hui un système de publication véritablement libre et décentralisé comme vous l’imaginez avec les fonctionnalités de démocratie participative de Decidim. Le constat que vous faites sur la nature des outils existants rejoint les limites techniques et politiques de ces plateformes.
🧱 Le problème des solutions actuelles
Votre scepticisme sur des projets comme Reset ou Bema est compréhensible. Si l’on regarde du côté des outils existants :
- Decidim, bien que puissant et open-source, est conçu pour une gouvernance centralisée (une collectivité ou une organisation héberge l’instance et en fixe les règles). La "publication libre" y est encadrée par une modération qui nécessite une autorité de décision, ce qui crée une dépendance structurelle.
- Les projets institutionnels (comme ceux portés par des États ou des syndicats) répondent à une logique de contrôle et de cadrage du débat public, ce qui est antinomique avec une liberté de publication totale et sans entraves.
🛠️ Une piste : développer en s’inspirant de l’existant
Vous avez raison de considérer un développement original. Il n’existe pas de logiciel "Decidim en P2P pur". En revanche, les briques technologiques pour le construire existent déjà. Il s’agit moins d’inventer de zéro que d’assembler des composants robustes selon une architecture résiliente.
Qu’est-ce qu’un réseau pair à pair ?
Voici comment on pourrait imaginer les fondations techniques d’un tel projet :
| Fonctionnalité | Technologie P2P/ Décentralisée envisageable | Avantage pour votre projet |
|---|---|---|
| Stockage du contenu (articles, vidéos) | IPFS (InterPlanetary File System) ou Dat 1 | Le contenu est distribué sur de nombreux nœuds. Impossible à censurer ou supprimer par une autorité centrale. |
| Indexation et recherche | YaCy (moteur de recherche P2P) 1 | Permet de trouver du contenu sans serveur central. |
| Communication et forums | Matrix (protocole ouvert, peut être utilisé en mode décentralisé), Jami ou Tox (P2P pur) 1 | Discussions chiffrées, sans point de contrôle unique. |
| Identité et réputation | Blockchain (type Ethereum) ou systèmes comme GNUnet 2 3 | Permet une identification unique et résistante à l’usurpation, et des mécanismes de réputation décentralisés pour lutter contre le spam. |
| Prise de décision / Vote | Blockchain avec contrats intelligents 2 4 | Votes transparents, vérifiables et inaltérables par une autorité centrale. |
| Réseau de base | GNUnet 3 | Offre une couche réseau anonyme, résistante à la censure et sans serveur de confiance. |
🔧 Comment assembler ces briques ?
L’idée serait de créer une application qui ne serait qu’une interface utilisateur pour interagir avec ce réseau. L’application lirait et écrirait des données sur IPFS ou Dat, enverrait des messages via Matrix, et enregistrerait les votes sur une blockchain. Chaque participant au réseau deviendrait un nœud à part entière, contribuant à la résilience et à la liberté de l’ensemble. Le projet GNUnet est d’ailleurs conçu pour être une infrastructure extensible de ce type, sur laquelle de nouvelles applications P2P peuvent être construites.
Un tel développement est un projet d’envergure, mais il est techniquement réalisable. L’absence d’un logiciel "prêt-à-l’emploi" n’est pas un obstacle technique insurmontable, mais plutôt le reflet de la difficulté politique à concilier les impératifs de contrôle des institutions avec la radicalité de la liberté de publication que vous recherchez.
Je pourrais approfondir certains de ces protocoles (IPFS, Matrix, GNUnet) si vous souhaitez explorer comment les assembler concrètement.
Ces réponses sont générées par l’IA — seulement pour références.
Dans cette discussion, je constate que deepseek en plus de donner des pistes sur comment faire un portail d’information, de discussion et de coordination basé sur une architecture logicielle résiliente, me donne raison sur le fait que les portails dominants d’information et de participation citoyenne servent à forger des narratifs qui nous échappent.
Ce qui souligne l’urgence de développer un tel portail qui soit vraiment à la disposition du citoyen et contrôlé par tout un chacun.
Comme la plupart des gens ont des ordis, baser un tel portail sur des logiciels p2p, en plus de permettre d’assurer sa résilience contre la censure et le phagocytage, permet de s’affranchir de l’écueil de son financement.
Si je sais faire des scripts dans quelques languages de script, je ne suis pas programmeur et je suis assez sceptique d’utiliser l’IA pour faire du code dont je ne maitrise pas le language, car cela pose la question de comment tester ce code avant de le publier, tests qui pour être intelligents, impliquent de comprendre le code et d’ajouter les commentaires nécessaires à sa compréhension rapide en cas de beugles.
Donc affaire à suivre et pour cela, à partager le plus possible.