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Comment Doctolib s’apprête à aspirer des millions de donnés de santé pour un projet d’IA… et comment y échapper

mercredi 5 août 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 4 août 2026).

https://nanterrereseau.blogspot.com…

2 août 2026

Assawra

Le programme, prévu sur trois ans, s’inscrit dans le cadre du laboratoire de recherche en « IA clinique » lancé par Doctolib avec des chercheurs de plusieurs institutions publiques : l’Inria, l’Inserm et l’Université Paris Cité. / JPL REA

Doctolib utilisera les données de santé de ses quelque 50 millions d’utilisateurs dans le cadre d’un programme de recherche consacré à l’intelligence artificielle. Présenté comme un moyen d’améliorer les parcours de soins, le projet suscite les critiques de la Ligue des droits de l’Homme.

C’est une information passée inaperçue pour nombre de Français ayant recours à Doctolib. La plateforme de santé a commencé au mois de juillet à informer ses utilisateurs, via un simple mail, qu’elle lancerait en août un projet de recherche scientifique en utilisant leurs données de santé.

Le but : développer des outils d’intelligence artificielle capables d’aider les professionnels de santé à « mieux anticiper certains risques médicaux » et à « améliorer les parcours de soins », assure le groupe. Mais son initiative suscite de vives critiques de la part d’associations de défense des droits comme la Ligue des droits de l’Homme.

Le programme, prévu sur trois ans, s’inscrit dans le cadre du laboratoire de recherche en « IA clinique » lancé par Doctolib avec des chercheurs de plusieurs institutions publiques : l’Inria, l’Inserm et l’Université Paris Cité.

Un projet « IA Clinique » qui soulève des interrogations

Nicolas Barascud, responsable scientifique du projet, assure auprès de l’AFP, que ces outils d’IA pourraient à terme aider les médecins à anticiper l’évolution d’une maladie, recommander un examen complémentaire, orienter un patient vers un spécialiste ou encore détecter un risque accru de développer certaines pathologies.

Reste que durant ce projet, les chercheurs pourraient donc avoir accès aux données démographiques et de santé des utilisateurs majeurs, ainsi que celles des proches rattachés à leur compte, à l’exception des enfants. Cela comprend aussi les antécédents médicaux, les traitements, les diagnostics, les ordonnances, les résultats d’analyses ou encore des examens d’imagerie. Autant de données ultrasensibles.

Le fondateur de Doctolib, Stanislas Niox-Chateau, se voulant rassurant, a affirmé, dans une publication sur LinkedIn le 17 juillet, que les éléments reccueillis ne seront pas utilisés pour alimenter des IA génératives comme ChatGPT et que « les données de santé des patients sont pseudonymisées ». « Chacun peut s’opposer à l’utilisation de ses données pour la recherche à tout moment », ajoute-t-il.

Mais ces déclarations de bonnes intentions sont loin de suffire à convaincre. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) appelle ainsi, dans un communiqué publié le 16 juillet, « toutes les patientes et tous les patients à refuser l’utilisation de leurs données dans ce cadre ». L’association estime que le programme – qui a choisi une « pseudonymisation » plutôt qu’une anonymisation – n’offre pas une garantie suffisante contre la réidentification des patients et rappelle que les cyberattaques visant le secteur de la santé se multiplient.

Autre hic pointé par l’association : la plateforme a opté pour un consentement accordé par défaut par ses utilisateurs. « Nettement moins protectrice, cette méthode présuppose que la patiente ou le patient ait effectivement reçu le mail, l’ait lu et compris et ait rempli et envoyé le formulaire de refus, accessible par un lien au bas du message, ceci avant le mois d’août, afin que ses données ne soient pas utilisées », critique l’association.

Et à cela s’ajoute, que Doctolib héberge des données chez Amazon, entreprise américaine soumise aux lois des États-Unis et donc « au Cloud Act, un texte permettant aux autorités américaines d’obliger les fournisseurs de services numériques américains à leur fournir des données »… « L’enjeu annoncé étant d’aider chacune et chacun à vivre en meilleure santé, on aurait souhaité que ce soit le ministère de la Santé ou un organisme public comme la Sécurité sociale qui soit chargé de cette recherche, plutôt que Doctolib », dénonce également la LDH.

Comment refuser ?

Doctolib assure de son côté que leur projet IA respecte le cadre fixé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) et précise que les données seront chiffrées et accessibles uniquement aux chercheurs dans un environnement sécurisé hébergé en Europe. Cette méthodologie, affirme Nicolas Barascud à l’AFP, est déjà employée « dans plus de 10 000 projets de recherche, notamment par des centres hospitaliers universitaires (CHU) exploitant des données hospitalières ».

Toutefois, avant le lancement de la phase d’entraînement technique du modèle, prévue en septembre, les utilisateurs peuvent encore refuser que leurs données soient intégrées à ce programme en écrivant à Doctolib : contact.dataprivacy@doctolib.com

Ce court délai est aussi au cœur des critiques formulées contre cette aspiration géante de données de santé. « Peut-on considérer que les patients sont éclairés, que le consentement donné est libre ? », a interrogé sur France Culture Juliette Alibert, avocate et membre du collectif de médecins et chercheurs InterHop. Selon elle, l’envoi de cette information « en plein été », avec une réponse attendue dans un temps limité, interroge la validité du consentement recueilli.

Zubeyde Cacan
L’Humanité du 1er août 26

Discussion avec l’IA de Google pour savoir comment s’y prendre exactement

Formulaire pour refuser que leurs données soient intégrées à ce programme en écrivant à Doctolib : contact.dataprivacy@doctolib.com
 
Pour refuser l'utilisation de vos données de santé par Doctolib pour leur programme de recherche en IA, vous pouvez utiliser le Formulaire d'opposition Doctolib ou envoyer un e-mail à contact.dataprivacy@doctolib.com. [1]

Comment s'opposer en ligne

  • Connectez-vous à votre compte Doctolib.
  • Ouvrez la section « Mes préférences » ou accédez directement au Formulaire d'opposition Doctolib.
  • Indiquez le prénom, le nom et la date de naissance de la personne concernée.
  • Cochez la case d'opposition pour refuser la réutilisation des données à des fins de recherche.
  • Validez le formulaire (une démarche par proche rattaché au compte est nécessaire). [2, 3, 4]
Si vous le souhaitez, je peux vous aider à rédiger le modèle d'e-mail exact à envoyer à l'adresse de contact pour officialiser votre demande d'opposition.
Quoi dire par email ?
 
Voici un modèle de message clair et direct à copier-coller pour exercer votre droit d'opposition (RGPD) auprès de Doctolib.

Objet : Opposition à la réutilisation de mes données de santé à des fins de recherche et d'apprentissage (IA)
Madame, Monsieur,
En application de l'article 21 du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), je vous informe par le présent e-mail de mon opposition stricte à la réutilisation de mes données personnelles et de santé pour vos programmes de recherche, d'innovation ou d'apprentissage de modèles d'intelligence artificielle.
Voici les informations nécessaires à l'identification de mon compte :
  • Nom : [Votre Nom]
  • Prénom : [Votre Prénom]
  • Date de naissance : [JJ/MM/AAAA]
  • Adresse e-mail liée au compte : [Votre adresse e-mail Doctolib]
  • Numéro de téléphone lié au compte : [Votre numéro de mobile] [1]
Je vous remercie de me confirmer par écrit la prise en compte de ma demande et l'exclusion effective de mes données de ces programmes.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées.
[Votre Prénom] [Votre Nom]

Conseils pour l'envoi

  • Envoyez le message depuis l'adresse e-mail associée à votre compte Doctolib.
  • Si vous avez des proches rattachés à votre compte (enfants, parents), ajoutez leurs noms, prénoms et dates de naissance dans le même e-mail pour les protéger également. [2]
Souhaitez-vous que je personnalise ce texte pour y intégrer les informations de vos proches ou pour demander la suppression complète de votre compte ?
 
 

Note : Bien sûr, si vous n’avez jamais utilisé Doctolib, il faut adapter le texte de votre demande

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