Enregistré sur BFM le 27 août 2026 à 18h43
jeudi 27 août 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 27 août 2026).
Enregistré sur BFM le 27 août 2026 à 18h43
Le cycle de la dette et le cycle du capital ont toujours coexisté, du moins depuis l’émergence du capital comme élément central de l’économie, et surtout depuis la révolution industrielle, mais le fait que le cycle de la dette soit devenu dominant par rapport au cycle du capital, c’est ce qui est nouveau, au XXIe siècle, et de façon extensive et caractéristique, depuis la « crise » de 2007-2008, et de façon encore plus flagrante avec celle de 2019-2021 ;
Un tel changement du rapport de domination n’est pas encore acté par la plupart des « acteurs » politiques qui continuent à jouer entre eux comme ils le faisaient dans le « monde d’avant », et c’est ce que l’on voit avec les éléments du « débat » actuel tel qu’exposé dans cet extrait vidéo.
Dans l’histoire de l’humanité il y a presque toujours un décalage entre le vécu subjectif qui s’exprime et le mouvement de la réalité infrastructurelle sous-jacente.
Les transformations infrastructurelles n’apparaissent pour telles qu’à la très petite minorité qui en est le premier vecteur et bénéficiaire principal. Une poignée de banquiers centraux n’ont aucun besoin de proclamer qu’ils sont le pouvoir décisionnaire "en dernier ressort", mais le premier sur lequel s’alignent les intervenants qui ont autrement formellement et officiellement le "pouvoir démocratique" en ce bas monde.
La bourgeoisie a pris son essor en tant que classe en soi et pour soi dans les cités médiévales italiennes portuaires (Cf H. Pirenne) huit siècles avant d’apparaître réellement comme la nouvelle classe dominante aux yeux de tous. Et cette domination n’est vraiment apparue comme irréversible qu’avec la révolution industrielle.
Du commerce méditerranéen à l’industrie manufacturière à grande échelle, il y a évidemment plusieurs étapes qui ont été franchies, plusieurs « transitions de phase » au sens de Prigogine et/ou d’Ingo Piepers.
Dans un temps beaucoup plus court et encore inachevé il y en a aussi déjà plusieurs, de l’industrie manufacturière « primitive » embauchant des millions d’ouvriers à l’industrie robotique excluant progressivement, mais de plus en plus rapidement, tout personnel réellement productif.
Le passage à l’industrie robotique, c’est le passage à l’hégémonie du capital fixe et de son cycle de renouvellement, qui est structurellement et organiquement lié au cycle de la dette.
Tant que cette réalité n’est pas actée par les intervenants sur le champ politique il n’y a pas de débat qui puisse réellement signifier quoi que ce soit d’utile.
On en a donc ici un exemple parmi d’autres, avec néanmoins cette nouvelle « spécificité » que la dette apparaît enfin comme étant au cœur du « débat ».
De là à en comprendre le rôle actuel, la genèse et les causes, il y a encore beaucoup de chemin à faire…
Le décalage entre « débat » et réalité demeure, même s’il semble se réduire, au moins en apparence, vis à vis des électeurs potentiels…
Luniterre
Dans la version finale du post, tel que republié sur Ciel de France, le deuxième paragraphe est complété et reformulé ainsi >>>
"Un tel changement du rapport de domination n’est pas encore acté par la plupart des « acteurs » politiques qui continuent à jouer entre eux comme ils le faisaient dans le « monde d’avant », et c’est ce que l’on voit avec les éléments du « débat » actuel tel qu’exposé dans cet extrait vidéo, où même Besancenot n’apparaît jamais que comme ce qu’il est déjà depuis longtemps, un dinosaure parmi les autres."
Luniterre