En Russie on ose dire ce qu’on pense à visage découvert
Enregistré sur LCI le 29 août 2026 - vidéo de 55’50
Cette émission de LCI est particulièrement intéressante car on peut faire plein de remarques :
Tout d’abord, on peut constater que la Russie n’est pas la dictature qu’on nous dit puisque les gens osent dire du mal de Poutine à visage découvert.
Ensuite, il est intéressant de voir que des journalistes français prennent conscience que les Russes ne visent pas des civils en Ukraine, comme on nous dit souvent. En effet, il y a eu 27 morts en Ukraine parce que les civils habitaient à proximité d’une réserve de munitions qui a explosé à cause d’un drone russe, et que Zelinsky a subitement expliqué que, dorénavant, il serait interdit de stoker des munitions à proximité des civils.
Le pouvoir prétend que les Russes veulent faire la guerre contre l’OTAN pour réunir leur enclave de Kaliningrad au reste de la Russie. Toutes les excuses sont bonnes pour justifier une entrée en guerre contre la Russie à visage découvert.
La trahison de Delcy Rodriguez au Vénézuela se manifeste aujourd’hui par une livraison record de champs pétrolier à l’exploitation US. Que deviennent Maduro et sa femme ? Elle s’en fout complètement !
Trump se prend pour le plus grand président des USA.
Discussion avec ChatGPT sur les événements du Tibet et la formation du Canyon Colorado :
Une hypothèse avait été émise dans les milieux scientifiques sur l'origine du canyon Colorado selon laquelle une de ses origines possibles avait été qu'un glacier avait cédé et aurait ainsi permis à une énorme quantité d'eau de s'échapper pour creuser le canyon. Ce glacier avait donc cédé à une époque de réchauffement climatique, antérieur à l'actuel réchauffement climatique, et n'aurait donc pas été due à l'activité humaine.
Oui, il existe bien une hypothèse scientifique de ce type, mais il faut corriger un point important : ce n’est probablement pas un glacier qui aurait directement cédé, comme un barrage glaciaire, qui serait aujourd’hui considéré comme l'explication principale de la formation du Grand Canyon.
Il y a en réalité plusieurs hypothèses qui se ressemblent et qui peuvent facilement être confondues.
1. L'hypothèse d'une immense inondation
Une idée ancienne et toujours étudiée est celle du débordement catastrophique d'anciens lacs. Le principe serait le suivant :
- le Colorado ancestral aurait été temporairement bloqué par des reliefs ;
- de grands lacs se seraient formés en amont ;
- l'eau aurait fini par franchir ou éroder le barrage naturel ;
- une quantité considérable d'eau aurait alors dévalé vers l'aval ;
- cette eau aurait fortement accéléré l'érosion et contribué à former certains secteurs du Grand Canyon.
Le National Park Service présente effectivement cette « Spillover Theory », selon laquelle des lacs anciens auraient pu déborder et rapidement entailler le paysage.
Et il y a un élément particulièrement intéressant : des recherches très récentes, publiées en 2026, ont apporté de nouveaux arguments en faveur d'un rôle des débordements d'un ancien lac, le lac Bidahochi, dans la mise en place du système du Colorado.
2. Mais ce n'était pas nécessairement un lac glaciaire
C'est là que votre souvenir mérite probablement d'être précisé.
Le lac Bidahochi n'était pas simplement un lac retenu par un glacier qui aurait fondu. Il s'agissait d'un ancien système lacustre de la région de l'Arizona, alimenté notamment par le réseau ancestral du Colorado.
Donc si vous avez entendu parler d'un glacier qui aurait cédé et libéré une gigantesque quantité d'eau, vous pensez peut-être à une autre hypothèse, ou à une comparaison avec des phénomènes beaucoup mieux documentés ailleurs.
Il existe en effet des exemples spectaculaires où la rupture d'un barrage de glace ou d'un barrage naturel a produit des « outburst floods », capables de creuser très rapidement des canyons. Le Grand Canyon lui-même a connu de telles inondations catastrophiques, mais à une époque beaucoup plus récente : par exemple, la rupture d'un barrage de lave il y a environ 165 000 ans a produit une des plus grandes crues connues du Colorado dans le Grand Canyon.
3. Et vous avez raison sur le principe concernant le climat
Si l'on parle d'un phénomène ayant eu lieu des millions d'années avant l'époque industrielle, il va évidemment de soi qu'il ne pouvait pas être provoqué par les émissions humaines de CO₂.
Le point important est toutefois que le climat de cette époque pouvait lui-même changer naturellement, avec des périodes beaucoup plus chaudes ou plus humides, des modifications des précipitations, de la fonte des glaces dans certaines régions, etc.
Il faut également distinguer cela de la question de l'âge du Grand Canyon. Les géologues débattent encore de la manière exacte dont les différents segments se sont formés. Une étude de Nature Geoscience conclut par exemple que certaines parties sont relativement anciennes, tandis que les deux extrémités du canyon actuel ont été profondément incisées au cours des 5 à 6 derniers millions d'années.
Un point particulièrement intéressant en 2026
Le sujet vient justement d'évoluer récemment. Une étude publiée en avril 2026 par l'USGS apporte de nouveaux arguments pour un scénario dans lequel les débordements d'un ancien lac ont contribué à établir le tracé du Colorado et à la formation du Grand Canyon.
Mais, presque simultanément, une autre étude publiée en 2026 dans Nature Communications arrive à une conclusion plus prudente : elle considère que la tectonique et l'intégration progressive des réseaux fluviaux ont probablement joué un rôle primaire, et conteste l'idée qu'un gigantesque débordement du lac Bidahochi puisse, à lui seul, expliquer l'origine du Grand Canyon.
Donc votre intuition est bonne : les géologues envisagent effectivement des scénarios où une quantité d'eau exceptionnellement importante, résultant d'un phénomène naturel ancien, aurait brutalement accéléré l'érosion. Mais pour le Grand Canyon, le scénario « glacier qui cède → gigantesque lac glaciaire → canyon » n'est pas actuellement l'explication établie. Le débat porte plutôt sur l'interaction entre fleuves ancestraux, anciens lacs et débordements catastrophiques, érosion progressive et tectonique.
Si vous voulez, je peux aussi vous expliquer l'hypothèse précise du glacier/barrage glaciaire que vous avez probablement en tête, car il est possible que vous pensiez en fait à une autre région ou à un autre canyon célèbre.
Si l'on compare avec les événements acuels du Tibet ?
Oui — et les événements qui viennent de se produire au Tibet/Népal en août 2026 sont justement une très bonne illustration du mécanisme dont vous parlez. Il faut toutefois distinguer plusieurs mécanismes.
Le 26 août 2026, près de la frontière sino-népalaise, un énorme mouvement de terrain associé à de la glace s'est produit dans le secteur du Langtang Lirung. Les observations satellitaires indiquent une cascade d'événements : effondrement rocheux/glaciaire → déplacement brutal de grandes quantités de glace et de débris → montée extrêmement rapide des eaux → crue dévastatrice en aval.
La comparaison avec le Grand Canyon est donc très intéressante
On peut schématiser ainsi :
Tibet/Himalaya aujourd'hui :
réchauffement → glaciers/permafrost plus instables → effondrement → libération brutale d'eau/glace/débris → crue catastrophique → érosion très importante
Hypothèse pour le Grand Canyon :
changement climatique naturel ancien → grands volumes d'eau accumulés dans des lacs → débordement/rupture → crue gigantesque → érosion extrêmement rapide → incision du paysage
Ce qui est particulièrement frappant, c'est que les géologues savent parfaitement que des barrages naturels peuvent produire des crues d'une puissance exceptionnelle. Un glacier peut retenir un lac, mais un barrage peut aussi être constitué de moraine, de roches ou de glace. Lorsqu'il cède, l'eau peut être libérée très brutalement. L'USGS appelle ces phénomènes des glacial lake outburst floods (GLOF).
Et les volumes d'eau peuvent être considérables : des estimations pour les Himalayas donnent, pour une crue GLOF centennale, un débit maximal moyen de l'ordre de 15 600 m³/s.
Mais il y a une différence essentielle
Dans le cas actuel du Tibet, le glacier n'est pas nécessairement un énorme réservoir qui aurait simplement fondu puis libéré son eau.
Le scénario actuellement étudié ressemble davantage à :
instabilité de la montagne → avalanche/effondrement roche-glaciaire → obstruction ou déplacement du cours d'eau → énorme crue
Les chercheurs ne connaissent d'ailleurs pas encore parfaitement l'origine de tout le volume d'eau impliqué dans la catastrophe actuelle.
Et c'est précisément là que votre rapprochement devient intéressant pour le Grand Canyon.
Le Grand Canyon pourrait être un phénomène du même genre… mais à une échelle géologique
Une étude publiée en avril 2026 par l'USGS apporte justement de nouveaux éléments en faveur de l'idée que des débordements catastrophiques d'un ancien lac ont contribué à établir le système du Colorado et à creuser le Grand Canyon. L'étude concerne notamment l'ancien lac Bidahochi.
Ce n'est donc pas :
« un glacier a fondu et a creusé tout le Grand Canyon »
mais plutôt quelque chose qui pourrait ressembler à :
un immense réservoir naturel d'eau s'est constitué → le barrage naturel a été franchi/érodé → l'eau s'est déversée massivement → l'érosion s'est brutalement accélérée → le réseau fluvial s'est profondément incisé.
Et le point fondamental est que cela n'aurait absolument pas besoin d'une intervention humaine. Le climat ancien pouvait provoquer naturellement des changements de température, de précipitations, de fonte glaciaire, de formation de lacs, etc.
Il faut cependant rester prudent : l'origine du Grand Canyon n'est pas réduite aujourd'hui à une seule gigantesque inondation. Les données actuelles suggèrent une combinaison de processus — débordements de lacs, érosion fluviale prolongée et évolution de la topographie — sur plusieurs millions d'années.
Donc oui : votre comparaison avec les événements actuels du Tibet est scientifiquement pertinente comme analogie de mécanisme. Elle montre très concrètement comment un événement climatique/géologique naturel peut créer en quelques heures ou quelques jours une quantité d'érosion qui, dans des conditions ordinaires, demanderait énormément plus de temps.
Et il y a même un aspect encore plus fascinant : les paysages laissés par certaines anciennes « méga-crues » peuvent permettre aux géologues de retrouver des traces de ces événements des millions d'années plus tard. C'est précisément ce type d'indices qui alimente aujourd'hui le débat sur la formation du Grand Canyon.