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LCI le 28 août 2026 à 6h59
Colombie : ce que l’on sait de l’enlèvement d’un soldat de la Légion étrangère française
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Publié le 28 août 2026 à 11h19
Modifié le 28 août 2026 à 12h37
- José Olger Melo Charry, un soldat colombien de la Légion étrangère, a été enlevé le 6 août 2026 dernier en Colombie.
- Il aurait été capturé par des dissidents de la guérilla des Farc, aujourd’hui dissoute.
- TF1info fait le point.
Un soldat de la Légion étrangère française a été enlevé en Colombie, alors qu’il était en permission dans son pays d’origine. Que s’est-il passé ? Qui est-il ? Qui sont ses ravisseurs ?
Que s’est-il passé ?
José Olger Melo Charry, un soldat de la Légion étrangère, a été pris en otage le 6 août dernier en Colombie, a annoncé l’armée colombienne jeudi 27 août. Le militaire circulait sur une route dans une zone montagneuse du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, lorsqu’il a été approché par ses ravisseurs. Ces derniers sont passés à l’action lorsqu’ils ont réalisé qu’il s’agissait d’un militaire de la Légion, précise un rapport consulté par l’AFP.
""L’affaire est suivie de très près par le ministère des Armées et celui des Affaires étrangères. Les armées françaises remercient la Colombie d’avoir ouvert une enquête judiciaire"", a déclaré à l’AFP le ministère des Armées françaises.
Qui est le soldat enlevé ?
Engagé dans l’armée française depuis quatre ans, José Olger Melo Charry est un soldat colombien. Il dispose du grade de caporal au sein de la Légion étrangère. Au moment de son enlèvement, il se trouvait en permission dans son pays d’origine, a indiqué le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio. Il rendait visite à sa famille. Sa disparition a été signalée par sa femme, rapporte Diana Valderrama, la correspondante de LCI sur place.
""C’est un soldat de la Légion de nationalité colombienne, il n’a pas la nationalité française"" comme peuvent la demander les légionnaires, a précisé le ministère français des Armées, alors que de premières informations faisaient état d’une double nationalité franco-colombienne.
Qui sont ses ravisseurs ?
Le groupe soupçonné de se trouver derrière cette prise d’otage est dirigé par un homme connu sous le nom d’Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie. Il s’agit de rebelles ; des dissidents des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), aujourd’hui dissoutes, qui n’ont jamais accepté le processus de paix entamé en 2016.
Selon les autorités locales, la zone où se sont déroulés les faits demeure sous le contrôle de ce groupe armé dissident. Ce dernier, comme les autres formations rebelles qui continuent de sévir dans le pays, est largement impliqué dans le trafic de drogue et l’exploitation minière illégale. Il a régulièrement recours aux enlèvements pour extorquer de l’argent ou faire pression sur les autorités.
À noter que, depuis l’arrivée d’Abelardo de la Espriella à la présidence, la lutte contre les guérillas et les narcotrafiquants locaux s’est durcie, mettant sous pression lesdits rebelles.