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Sur la dette, on dit tout…sauf l’essentiel !

mercredi 2 septembre 2026, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 2 septembre 2026).

Sur la dette, on dit tout… sauf l’essentiel ! [L’Agora]

https://www.breizh-info.com/2026/09…

2 septembre 2026

Jean Goychman
Cercle Patria

La campagne présidentielle de 2027 a commencé avant la rentrée, ce qui peut être interprété comme un signe de fébrilité. L’immense majorité de nos concitoyens perçoivent le déclin de notre pays et, parmi les nombreux sujets d’inquiétude et leurs conséquences sur notre futur, il y en a un qui surplombe tous les autres : la dette publique de la France.

Pourquoi atteint-elle des sommes faramineuses alors notre niveau de vie est orienté à la baisse et que la part de notre industrie dans le produit des richesses nationales est divisée de moitié depuis le début des années 1970. Quelle est cette étrange corrélation qui fait augmenter notre dette et diminuer simultanément notre activité industrielle ?

L’intégration européenne, catalyseur d’un monde futur unifié par la monnaie-dette

Le premier acte de la mondialisation a été celle de la monnaie. En 1944, le dollar est devenu la monnaie mondiale parce qu’il était convertible en or. En 1971, cette convertibilité, envers laquelle de plus en plus de gens émettaient des doutes, disparut et le dollar-papier allait devenir l’étalon de toutes les monnaies, ce qui était probablement prévu dès 1944. C’est également le moment où le « serpent monétaire européen » apparut. Tout ceci concourrait à unifier les différentes monnaies mondiales non pas en leur donnant le même nom, mais en les émettant de la même façon dans le réseau des banques centrales qui allait se constituer. Leurs principales caractéristiques sont d’être indépendantes des pouvoirs politiques et d’émettre de la monnaie en créant de la dette.

L’une des premières fut la Banque d’Angleterre, créée en 1694 et c’est sur son modèle que la Réserve Fédérale américaine apparut en décembre1913. Le traité de Maastricht fit naître la BCE (Banque Centrale Européenne) qui émet l’Euro sous un principe un peu différent mais qui renoua avec la méthode traditionnelle de l’émission sur de la dette lors du « quantitative easing » fait par Mario Draghi. Visiblement, les euro-mondialistes voulaient à tout prix l’émission « d’euros-bonds »

analogues dans leur principe aux « US Bonds » mais la forte réticence des Allemands a différé ce projet, obligeant la BCE à faire du « coup par coup » (en infraction avec les traités européens) en rachetant aux banques privées européennes les dettes des États.

Quelque soit la banque centrale, la question de savoir d’où vient la monnaie est primordiale. Cette monnaie vient de nulle part. Elle est crée sous forme de billets, de pièces ou de lignes comptables à partir du néant. Or, c’est un peu la caractéristique de ce qui est appelé « la fausse monnaie » et qui est d’être créée à partir de rien.

La désindustrialisation génère la dette publique

L’émergence d’une « classe moyenne » est une caractéristiques des pays industrialisés. Les emplois industriels sont à l’origine de cette classe sociale particulière car le capitalisme industriel était par nature redistributeur alors que le capitalisme financier est par nature concentrateur des richesses produites. Lorsque les emplois industriels disparaissent, rien ne peut les remplacer et c’est l’erreur commise par nos gouvernants à partir de 1973, qui ont inventé l’ère « post-industrielle » qui est un leurre. On nous dit aujourd’hui que notre dette publique provient de ce qu’ils appellent « l’État-providence » et qu’il faut plus de rigueur budgétaire. On nous dit aussi que nous devons travailler plus longtemps. Le calcul est simple, quasiment « biblique ». Si vous travaillez, vous n’êtes pas en retraite donc plus de problème pour financer les retraites. Simple question : où sont les emplois ? Le piège de la désindustrialisation débouche nécessairement sur le problème de la dette car l’État doit assurer à chacun un revenu minimum afin de maintenir la paix sociale.

Comment fonctionne la « monnaie-dette » ?

Hong BingSong, économiste chinois auteur du livre « La guerre des monnaies » (2007, Editions Le retour aux sources et traduit en français par Lucien Cerise) décrit le mécanisme en mettant en évidence les choses qui ne doivent pas être apparentes :

« Dans une brochure, la Banque de réserve fédérale de New York disait ceci :

La monnaie ne peut être compensée ou échangée contre de l‘or du Trésor ou tout autre actif utilisé comme garantie. La question de savoir exactement quels actifs « garantissent » les billets de la Réserve fédérale a peu d‘importance autre que comptable […] Les banques créent la monnaie en se basant sur la promesse des emprunteurs de rembourser (reconnaissance de dette) […] Les banques créent la monnaie en « monétisant » les dettes privées des entreprises et des particuliers. Et, dans une autre brochure, de la Banque de réserve fédérale de Chicago : Aux États-Unis, ni le papier-monnaie ni les dépôts bancaires n‘ont valeur de marchandises. Intrinsèquement, le dollar n‘est qu‘un bout de papier et les dépôts bancaires ne sont que des écritures comptables. Les pièces ont bien une valeur intrinsèque en tant que métal, qui est généralement bien inférieure à leur valeur faciale.

Alors, qu‘est-ce qui rend ces instruments ― chèques, papier-monnaie et pièces ― acceptables en paiement de toute dette et pour les autres utilisations monétaires ? C‘est principalement la confiance qu‘ont les gens de pouvoir échanger une telle monnaie contre d‘autres actifs financiers et des biens et des services réels à chaque fois qu‘ils le décident.

Autrement dit, c’est la monétisation de la dette qui permet de créer des dollars, tandis que la valeur nominale du dollar doit être imposée par un agent extérieur. Alors, comment la dette a-t-elle pu se transformer en dollars ? Afin de comprendre ce processus en détail, il faut prendre une loupe pour observer les mécanismes de la monnaie américaine. Le lecteur non versé dans la finance devra peut-être lire ce qui suit à plusieurs reprises pour bien saisir le processus de création de la monnaie par le système de Réserve Fédérale et les institutions bancaires. Cela relève d’un quasi-secret commercial que garde jalousement l’industrie financière. Étant donné que le gouvernement ne détient plus le pouvoir de battre monnaie, mais qu’il ne peut émettre que des obligations, puisque la dette nationale est utilisée comme garantie par la Réserve Fédérale, ce n’est qu’en passant par la Fed et d’autres banques commerciales qu’on émet la monnaie, de sorte que la source du dollar provient de la dette nationale. Quatre étapes sont nécessaires dans ce processus. (1) La première étape est l’approbation par le Congrès de l’ampleur de l’émission des obligations d’État. Le Trésor programme la dette pour qu’elle se transforme en différents types d’obligations : les billets du trésor (T-bills ou Treasury bills) à échéance d’un an ou moins ; les bons obligataires à moyen terme (T-notes), valables de deux à dix ans ; et les bons du trésor (T-bonds) dont l’échéance peut atteindre jusqu’à trente ans.

Ces obligations, à des fréquences différentes et à des moments différents, sont vendues aux enchères sur le marché libre. Puis le Trésor envoie toutes les obligations invendues à la Fed, qu’elle accepte toutes et, à ce moment, elle les enregistre comme actif dans ses livres en tant que titres. Puisque la dette nationale est utilisée en garantie des futurs impôts encaissés par le gouvernement américain, elle est considérée comme l’actif le plus fiable au monde. Après que la Fed a inscrit ces titres dans la colonne « actif », elle crée une somme équivalente qu’elle inscrit dans la colonne « passif », qui représente les chèques que la Réserve Fédérale imprime. Cette étape clef ne part de rien. Ces « chèques en blanc » ne sont adossés à aucune monnaie. C’est une étape dont la conception est raffinée et le camouflage complet, dont l’existence permet au gouvernement de mieux contrôler l’offre et la demande lors de la vente des obligations aux enchères. La Fed touche des intérêts sur l’argent prêté, le gouvernement obtient facilement de la monnaie, mais il n’y a pas beaucoup de traces révélant l’impression de monnaie. Les tours de passe-passe de la Fed permettent d’équilibrer les livres de comptes, les actifs de la dette nationale et les passifs monétaires s’équilibrent. C’est vraiment cette étape simple mais cruciale qui crée la plus grande injustice au monde. Les futurs impôts des gens qui sont tenus en garantie par le gouvernement permettent à la banque centrale privée de fixer la masse monétaire, c’est-à-dire l’argent qui sera créé par les banques commerciales. Et le gouvernement est redevable d’une somme énorme d’intérêts sur de l’argent créé à partir de rien. Cette injustice se détaille en trois points.

― Les futurs impôts des contribuables ne devraient pas servir de garantie, car l’argent n’a pas encore été gagné ; la garantie ne peut que conduire inévitablement à la baisse du pouvoir d’achat et à la dévaluation de la monnaie, nuisant à l’épargne. ― Les futurs impôts des contribuables doivent encore moins servir de garantie quand il s’agit d’une banque centrale privée ; dans une situation où les banquiers n’ont sorti aucun argent de leur poche, ils utilisent comme par enchantement l’engagement des citoyens à payer leurs futurs impôts… c’est-à-dire obtenir quelque chose pour rien. ― Le gouvernement doit payer des intérêts énormes sans raison apparente, et ce paiement des intérêts devient au final le fardeau du peuple. Les citoyens sont obligés de mettre en gage leur avenir et doivent en outre payer immédiatement des impôts pour rembourser les intérêts que le gouvernement doit aux banques commerciales. Plus on émet de dollars, plus lourd est le fardeau des intérêts supporté par le peuple, et cela endette les générations futures qui ne seront jamais en mesure de payer !

(2) La deuxième étape du processus de la monétisation de la dette survient après que le gouvernement fédéral a reçu et approuvé les chèques de la Réserve Fédérale. Ces certificats magiques retournent à la Réserve Fédérale, puis deviennent subitement des dépôts du gouvernement avant d’être déposés sur les comptes de la Réserve Fédérale.

(3) La troisième étape survient lorsque le gouvernement fédéral commence à dépenser de l’argent. Les petits et gros chèques constituent la « première vague » de devises qui jaillit dans l’économie. Les entreprises et les personnes qui reçoivent ces chèques les déposent sur leur propre compte dans des banques commerciales, comptabilisés en tant que dépôts des banques commerciales. Sur le plan comptable, ces dépôts représentent le passif de la banque, puisque cet argent appartient aux déposants et que tôt ou tard il faudra leur rendre, mais ils constituent également les actifs de la banque, qui peuvent être utilisés pour accorder des crédits. Les livres comptables sont donc équilibrés, la même quantité d’actifs s’équilibre avec la même quantité de passif. Cependant, les banques commerciales créent également de l’argent à l’aide du coefficient multiplicateur basé sur les réserves fractionnaires.

(4) La quatrième étape représente les dépôts bancaires qui sont de nouveau séparés en réserves bancaires. À ce stade, ces dépôts qui étaient des actifs ordinaires des banques sont déjà devenus des « fonds de réserves » produisant de l’argent. Sous le système des réserves fractionnaires, la Fed autorise les banques commerciales à ne retenir que 10 % des dépôts comme fonds de réserves et à prêter les 90 % restants.

Il existe cependant un problème, car après que 90 % des dépôts ont été prêtés, que se passe-t-il si les déposants d’origine signent des chèques ou ont besoin de liquidités ? En fait, quand les prêts sont émis, ils ne proviennent pas des dépôts originaux, ils ne sont que des écritures comptables, c’est-à-dire de l’argent scriptural créé sur du vent. Cet « argent neuf » correspond à la création monétaire par les banques commerciales. C’est ainsi que la seconde vague de monnaie jaillit dans l’économie. Lorsque la seconde vague de monnaie retourne dans les banques commerciales, cela induit encore plus de vagues de création « d’argent neuf ».

Si l’augmentation de la masse monétaire, générée par les répercussions de l’émission d’obligations et de la création de la monnaie par les banques commerciales, est plus importante que les besoins de l’économie, se crée un déséquilibre entre l’offre et la demande, qui ne peut être compensé que par l’inflation, entraînant une baisse du pouvoir d’achat, réduisant à son tour la demande. Entre 2001 et 2006, les États-Unis ont ajouté à leur dette la somme de 3 000 milliards de dollars endettés, dont une partie conséquente est directement entrée en circulation. En ajoutant à ceci le rachat de la dette de l’État et le paiement des intérêts durant plusieurs années, le dollar a connu une dévaluation importante et le prix d’un grand nombre de produits de base, de l’immobilier, du pétrole, de l’éducation, des soins de santé, et des assurances, ont fortement augmenté.

Cependant, la plupart des obligations d’État émises ne sont pas directement entrées dans le système bancaire, mais ont été achetées par les banques centrales étrangères, les institutions américaines non financières et des particuliers. Dans ce type de situation, les acheteurs dépensaient des dollars qui existaient déjà, aucun nouveau dollar n’étant créé. Ce n’est que lorsque la Fed et les institutions bancaires américaines achètent la dette américaine que de nouveaux dollars sont créés, et c’est par ce mécanisme complexe que les États-Unis parviennent à contrôler temporairement l’inflation. Cependant, la dette qui se trouve entre les mains de banques non-américaines arrive tôt ou tard à échéance. En outre, des intérêts sur cette dette doivent être payés tous les six mois (bons du Trésor à 30 ans). C’est à ce moment que la Réserve Fédérale est obligée de créer de nouveaux dollars. C’est essentiellement le système de réserves fractionnaires et la monétisation de la dette qui sont responsables de l’inflation à long terme. Sous le régime de l’étalon-or, le nombre de billets de banque émis dépassa progressivement les réserves d’or, conduisant à la désintégration de l’étalon-or. Dans le cadre du système de Bretton Woods, cela conduisit inévitablement à l’effondrement du système de la convertibilité en or. Dans le système de la monnaie fiduciaire, cela conduit inexorablement à une hyper-inflation, avant d’aboutir à une sévère récession mondiale. Sous le régime de la monnaie endettée, les États-Unis ne seront jamais en mesure de rembourser la dette nationale, la dette des entreprises et celle des particuliers, car son remboursement signifierait la fin du dollar. »

Pardonnez-moi cet extrait un peu long, mais indispensable pour comprendre ce mécanisme qui tire tous les pays qui l’utilisent vers une dette exponentielle qu’ils ne seront jamais en mesure de rembourser.

Du reste, jamais personne ne leur demandera de rembourser la dette mais seulement de continuer à payer ad vitam æternam les intérêts de cette dette. C’est là ou devrait intervenir l’aléa moral : Doit-on continuer à payer des intérêts sur ce qui n’est, somme toute, que de la « fausse monnaie » même si celle-ci est « légale » ?

Et c’est bien là l’essentiel.

Suite à une demande de Luniterre, je rajouteen complément cette conversation avec l’IA de google

Song Hongbing 2007
 
L'économiste que vous cherchez est Song Hongbing (宋鸿兵).
En 2007, il a publié son livre le plus célèbre et le plus controversé : La Guerre des monnaies (Currency Wars / 货币战争).
Voici les points clés à retenir sur cet ouvrage :
  • Un immense succès littéraire : Publié en Chine juste avant la crise financière mondiale de 2008, le livre est devenu un immense best-seller, lu par des millions de personnes, y compris par de hauts dirigeants politiques et économiques chinois.
  • La thèse principale : L'auteur affirme que l'histoire financière mondiale est secrètement contrôlée par un petit groupe de banquiers occidentaux (notamment la famille Rothschild). Selon lui, ces élites manipulent les banques centrales (comme la Réserve fédérale américaine) pour provoquer des crises économiques et s'enrichir.
  • L'or comme valeur refuge : Face à ce qu'il décrit comme un système de monnaie fiduciaire (papier) manipulable, Song Hongbing conseille à la Chine de sécuriser son économie en accumulant d'importantes réserves d'or physique.
  • Critiques et controverses : Bien que très populaire, le livre a été largement critiqué par les économistes et historiens occidentaux pour son manque de rigueur scientifique. Beaucoup le qualifient d'ouvrage conspirationniste basé sur des théories du complot financier.
Le livre a eu un tel impact qu'il a donné lieu à plusieurs suites (Currency Wars 2, 3, 4 et 5) publiées les années suivantes.
Souhaitez-vous en savoir plus sur les prédictions spécifiques de ce livre, sur les critiques qu'il a reçues, ou sur le parcours professionnel de Song Hongbing ?
Y a-t-il un lien pdf ?
 
Oui, il existe des versions numérisées accessibles en ligne, bien que le livre soit protégé par le droit d'auteur.
La plateforme publique de préservation numérique Internet Archive propose des fichiers complets à la consultation et au téléchargement légal sous certaines conditions :
Note réglementaire : Selon les fichiers, l'accès peut nécessiter la création d'un compte gratuit sur la plateforme pour pouvoir "emprunter" le livre numériquement pour une durée limitée.
Souhaitez-vous des extraits spécifiques ou un résumé détaillé des chapitres pour éviter d'avoir à parcourir tout le document ?

 
Il parle d'une une brochure, la Banque de réserve fédérale de New York
 
Dans son livre La Guerre des monnaies, Song Hongbing cite effectivement une publication officielle de la Banque de réserve fédérale de New York pour appuyer l'un des arguments les plus célèbres de son ouvrage : le fait que la Réserve fédérale (Fed) n'est pas une institution purement étatique, mais une entité privée détenue par des banques commerciales. [1, 2]
Pour illustrer cela, l'auteur s'appuie sur des extraits de brochures éducatives (telles que The Story of the Federal Reserve System ou d'anciens livrets d'information de la Fed de New York), mettant en avant les points suivants : [3]
  • Le statut des actions (Stockholders) : Il rappelle que, selon les documents de la Fed, les banques commerciales membres de chaque district régional (comme celui de New York) ont l'obligation légale d'acheter des actions de leur banque de réserve régionale.
  • Le versement de dividendes : Les brochures officielles stipulent que ces banques privées actionnaires reçoivent un dividende annuel fixe (historiquement de 6 %) sur les actions qu'elles détiennent dans la Fed.
  • Le contrôle des votes : Ces mêmes institutions financières privées élisent la majorité des membres du conseil d'administration de leur Banque de réserve régionale.

L'interprétation de l'auteur vs La réalité institutionnelle

Song Hongbing utilise ces faits réels tirés de la brochure pour développer sa théorie : selon lui, cela prouve que la monnaie américaine et l'économie mondiale sont contrôlées en coulisses par des intérêts bancaires privés. [1, 4]
Toutefois, les économistes et la Fed rappellent que ce fonctionnement (détaillé dans leurs guides) est un système hybride unique : [5]
  • Les actions détenues par les banques privées ne fonctionnent pas comme des actions de Wall Street (elles ne peuvent être ni vendues, ni échangées, ni mises en gage).
  • Le véritable pouvoir décisionnel (la politique monétaire) appartient au Board of Governors à Washington, dont les membres sont nommés par le président des États-Unis et confirmés par le Sénat. Les profits excédentaires de la Fed ne vont pas aux banques privées, mais sont reversés directement au Trésor américain. [5]
Souhaitez-vous que nous examinions le texte exact de cette brochure ou la manière dont le mécanisme de création monétaire de la Fed est décrit dans l'ouvrage ?
 
Un lien vers cette brochure ?
 
Il existe deux brochures éducatives majeures publiées par la Banque de réserve fédérale de New York qui traitent spécifiquement de l'organisation et du fonctionnement du système, et qui servent de fondement aux arguments cités par Song Hongbing :
  • La bande dessinée éducative moderne : Pour visualiser le fonctionnement vulgarisé par l'institution, le livret officiel en couleur est accessible en téléchargement direct via le Fichier PDF officiel de The Story of the Federal Reserve System hébergé par la Federal Reserve Bank of New York. [1]
  • La brochure historique sur les mythes économiques : L'autre document célèbre souvent cité dans la littérature critique de la Fed s'intitule I Bet You Thought... (publié initialement à la fin des années 1970 et réédité dans les années 1980). Il détaille explicitement le statut des banques membres et l'illusion que la Fed est une simple agence gouvernementale. Sa numérisation historique complète est accessible sur la Plateforme FRASER de la Fed de St. Louis. [2, 3, 4]
Ces documents détaillent la structure organisationnelle publique/privée, que l'auteur interprète ensuite dans son livre comme une preuve d'ingérence d'intérêts privés. [4]
Souhaitez-vous que nous analysions un passage ou un concept précis extrait de ces brochures, comme le mécanisme de création des dépôts ou la rémunération des banques actionnaires ?

Sauvegarde du PDF du livre de SONG Hongbing La Guerre Des Monnaies de 2007 :

https://mai68.org/spip3/IMG/pdf/La-…

Sauvearde du PDF The Story of the Federal Reserve System :

https://mai68.org/spip3/IMG/pdf/the…

5 Messages de forum

  • Sur la dette, on dit tout…sauf l’essentiel ! 2 septembre 19:32, par Luniterre

    Tel quel, c’est assez peu clair, et il serait bon de disposer du texte original, en anglais US "d’affaires", donc…

    Néanmoins, il en ressort assez nettement un lien similaire, dans ce circuit US de la dette, avec celui que nous avons ici avec la BCE.

    Il en ressort donc bien aussi nettement, malgré tout, qu’il n’y a pas de séparation entre le circuit de la dette publique et celui des capitaux privés.

    Une évidence de toute façon flagrante depuis les différentes vagues de « Quantitative Easing » et leurs divers succédanés en matière de politique monétaire des Banques Centrales.

    Sans le circuit de la dette publique le circuit des dits « capitaux privés » s’effondrerait en quelques jours dans un grand « krach » final, et cela dure déjà depuis la crise de 2007-2008, que l’on peut donc bien considérer comme la fin du capitalisme au sens classique du terme, même dans sa version financière, qui n’était donc que l’antichambre du banco-centralisme.

    Les « grandes fortunes » de notre époque n’existent que par la grâce de ce système, dont elles sont essentiellement les parasites, mais donc dans la dépendance des politiques monétaires banco-centralisées, et c’est pourquoi il est absurde de continuer à parler de « capitalisme » et encore plus, de « capitalisme libéral », « ultra- » ou non, « néo- » ou non.

    Le problème actuel d’une éventuelle résistance antisystème cohérente c’est donc de s’arracher au mirage de ces « grandes fortunes » qui continuent à renvoyer l’image d’un capitalisme « florissant » et dominateur, alors que pour ce qu’il en reste il n’est plus qu’un cadavre agonisant mais déjà mangé jusqu’à l’os par les parasites banco-centralistes qui se sont partagé ses dépouilles.

    Tant que ce cadavre bouge encore, même si essentiellement agité par les mâchoires de ces vautours, il sert donc de paravent pour détourner encore la colère des populations spoliées de l’appareil productif qu’elles ont pour l’essentiel contribué à développer jusqu’ici.

    Et en guise de paravent, la prétendue « gauche anticapitaliste », même pseudo-« marxiste », fait donc son job de rempart du système.

    Faire l’analyse radicale de cette mutation systémique est plus que jamais la condition sine qua non de l’ébauche éventuelle d’une alternative.

    Luniterre

    Pour comprendre plus simplement ce qu’est, par définition, le capitalisme, et pourquoi il est déjà mort et remplacé par le banco-centralisme :

    https://cieldefrance.eklablog.com/2026/09/d-un-kollabo-l-autre-test-comparatif-historique-melenchon-vs-doriot.une-conclusion-au-debat-sur-agoravox.html

    D’un kollabo l’autre : test « comparatif historique » Mélenchon Vs Doriot… (Une conclusion au débat sur AgoraVox ?)

    *************************************************

    Répondre à ce message

    • Salut Lunitaire,

      Suite à ta demande, j’ai mis un complément en encadré sous l’article

      Amicalement,
      do
      http://mai68.org

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      • Sur la dette, on dit tout…sauf l’essentiel ! 3 septembre 01:58, par Luniterre

        Donc, en fait, l’original est une référence "franco-chinoise" d’origine pour le moins ambigüe et malheureusement plutôt de nature à engendrer une "réduction à complotisme" du propos de son auteur… Ce qui est d’autant plus regrettable que le propos de "Jean Goychman", par contre, est plutôt intéressant et utile, même s’il ne va pas encore au bout de l’analyse de l’évolution de la valeur économique produite et du mode de production qui conditionne les relations monétaires, également, en retour : il y a bien une dialectique de l’interaction des forces productives et de la circulation et de la création monétaire à analyser en fonction pour comprendre l’évolution de la situation actuelle.

        Il y a là néanmoins, indépendamment de cette référence douteuse à "Hongbing Song", un effort de réflexion que l’on ne trouve pas partout, ces temps ci, et c’est déjà ça, si en plus cela nous incite à chercher et à réfléchir par nous-même plus en avant sur le thème.

        Luniterre

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  • Sur la dette, on dit tout…sauf l’essentiel ! 2 septembre 20:40, par Luniterre

    PS >>> comme le montre l’article cité dans mon post précédent, il n’y a pas d’industrie moderne possible sans investissements majeurs en capital fixe, ce qui implique donc bien un circuit de la dette "incompressible" dans la mesure où l’industrie robotique ne génère pas de plus-value au sens originel du terme.

    La question reste donc de savoir si ce circuit d’investissements est développé en fonction des besoins sociaux réels ou bien des intérêts des parasites banco-centralistes.

    C’est la question centrale de la construction d’une alternative, d’où le principe stratégique indispensable et incontournable d’un Conseil National du Crédit, représentatif de la population et de ses besoins sociaux réels, et fondé sur une base constitutionnelle et démocratique qui en fasse à la fois le pilier économique central d’une alternative et le pilier central de l’indépendance nationale, par rapport à la mondialisation banco-centraliste.

    Luniterre

    Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France

    https://cieldefrance.eklablog.com/2026/01/les-quatre-points-cardinaux-du-retour-a-l-independance-de-la-france.html

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    • Sur la dette, on dit tout…sauf l’essentiel ! 3 septembre 01:15, par Luniterre

      Effectivement, aux USA comme en Europe avec la BCE, du reste, le système de nomination va formellement de la classe politique à la classe administrative banco-centraliste, mais le politique est en pratique borné à choisir parmi les candidats déjà cooptés par leurs actuels ou futurs « pairs », comme le montre la « passation de pouvoir » entre Powell et Warsh, aux USA.

      Ce n’est, de toute façon, toujours qu’un système de cooptation bureaucratique et non pas un système démocratique.

      Il y a bien formellement la validation du choix par le Sénat, aux USA, mais quoi qu’il en soit on n’imagine même pas un candidat se présenter à un poste pareil sans avoir été auparavant coopté par ses « pairs » bureaucrates banquiers centraux et financiers privés également…

      De plus, la durée et le timing « décalé » de renouvellement des différents postes empêche tout changement brutal d’orientation de politique monétaire du genre atypique et imprévisible : il n’y a pas de « changement de majorité » réellement possible sans un accord essentiellement interne à cette administration, et qui ne soit donc déterminé selon son statut d’indépendance, et c’est ce que l’on voit avec Warsh comme on l’a déjà vu avec Powell, également nommé par Trump, à l’origine.

      Les décisions importantes, dans les conseils de gouverneurs des principales Banques Centrales « modernes » se prennent donc dans des débats quasiment à huis clos, même si des compte rendus sont normalement publiés ultérieurement.

      Une nouvelle classe dominante ne surgit pas comme un champignon après la pluie…

      Elle se forme à partir d’une fonction rendue nécessaire à l’évolution d’un ensemble de classes déjà existantes et dont elle se détache progressivement jusqu’au moment où elle est suffisamment en position de force pour formaliser sa domination par des institutions qui lui sont propre, avec toutes les situations intermédiaires possibles.

      La bourgeoisie se forme à partir de la classe des marchands qui était essentiellement marginale, selon les pays, jusqu’au XIIe siècle, avec quelques prémisses dans les grandes cités portuaires méditerranéennes. (Cf H. Pirenne)

      Elle ne devient une classe en soi et pour soi qu’à partir du moment où elle arrive à générer ses propres institutions urbaines, qui « grignotent » progressivement le pouvoir féodal et ecclésiastique.

      La bascule institutionnelle ne se fait qu’à la fin du XVIIIe siècle, et ne devient réellement un fait acquis qu’avec la révolution industrielle et la formation du capitalisme productif industriel proprement dit, au XIXe siècle.

      Le processus de formation banco-centraliste actuel est nécessairement très différent en raison de la transformation ultra rapide des forces productives, bien plus rapide et plus radicale, encore, avec la robotique et l’IA, que les différents stades de la révolution industrielle.

      De plus et même surtout, l’hégémonie du capital fixe robotique + IA en train de gagner la plupart des branches de l’activité économique est une révolution encore bien plus radicale des relations économiques que tout ce que l’on a pu voir jusqu’ici.

      Cette hégémonie donne de facto, et même indépendamment du fait qu’elles le veuillent ou non, le pouvoir « central » sur l’économie mondiale aux Banques Centrales, les seules institutions à même de « réguler », de « contrôler », et même, en fin de compte, de « créer », les flux de capitaux qui sont impliqués dans le développement du capital fixe, et donc de l’essentiel des forces productives "modernes".

      Encore une fois, une évidence qui se manifeste sous nos yeux mais que la plupart des « observateurs », « analystes » et autres, même « critiques », restent pour la plupart incapables de regarder en face, selon ce simple tropisme que ce qui dérange les catégories mentales établies depuis des lustres ne fait pas facilement irruption dans la conscience collective, ni, malheureusement, généralement pas sans chocs traumatiques d’une nature ou d’une autre.

      Le mieux est donc de réfléchir posément à toutes ces questions de façon à pouvoir éventuellement ébaucher une alternative autre que collectivement suicidaire, à plus ou moins brève échéance.

      Luniterre

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