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👌 L’IA ne rĂ©soudra pas les problĂšmes de l’humanitĂ© 👌

mercredi 30 septembre 2026, par Dominique

L’IA ne rĂ©soudra pas les problĂšmes de l’humanitĂ©, car ceux-ci ne sont pas dus Ă  un manque d’intelligence

par Caitlin Johnstone

Je dĂ©teste quand les gens affirment que les problĂšmes de l’humanitĂ© seront rĂ©solus par une « superintelligence artificielle », comme si tout ce dont nous avions besoin pour mettre fin Ă  la cruautĂ© et aux abus dans notre monde, c’était une IA plus intelligente qu’un ĂȘtre humain.

Mark Zuckerberg a de nouveau abordĂ© ce sujet aujourd’hui dans un fil Twitter, affirmant que « la superintelligence crĂ©era de nouvelles opportunitĂ©s significatives pour tous les individus et toutes les entreprises ». Le mois dernier, il avait dĂ©clarĂ© ce qui suit dans un communiquĂ© intitulĂ© « L’avenir appartient Ă  tous — La voie vers un avenir positif pour l’IA » :

« Au cours des prochaines annĂ©es, les gens pourront utiliser une superintelligence dĂ©passant les capacitĂ©s humaines pour crĂ©er et dĂ©couvrir des choses extraordinaires, crĂ©er de nouvelles entreprises, exprimer de nouvelles idĂ©es, apprendre de nouveaux concepts et amĂ©liorer notre santĂ© et notre qualitĂ© de vie. À mesure que nous nous rapprochons de ce moment, il est important de dĂ©finir une philosophie sur la maniĂšre dont nous pouvons utiliser au mieux la superintelligence afin de garantir qu’elle amĂ©liore nos vies, notre travail, nos communautĂ©s, notre libertĂ© et notre sĂ©curitĂ©. » — Mark Zuckerberg@finkd

Nous croyons que la superintelligence crĂ©era de nouvelles opportunitĂ©s significatives pour tous les gens et les entreprises. Meta sert dĂ©jĂ  des milliards de personnes Ă  grande Ă©chelle et aide des centaines de millions d’entreprises Ă  atteindre leurs clients. Aujourd’hui, nous commençons le prochain pilier majeur de notre activitĂ©, Meta…

Ces points de discussion m’ennuient parce que c’est une affirmation absolument spĂ©cieuse que la superintelligence artificielle profitera Ă  tout le monde. Les problĂšmes de l’humanitĂ© ne sont pas causĂ©s par un manque d’intelligence, nos problĂšmes sont causĂ©s par des ploutocrates avides comme Zuckerberg. C’est comme un tueur en sĂ©rie qui nous dit que nous pouvons arrĂȘter de tuer en sĂ©rie en rendant les tueurs en sĂ©rie plus intelligents.

Cet argument repose sur l’idĂ©e que l’humanitĂ© souffre parce que nous ne sommes tout simplement pas assez intelligents pour trouver les bonnes solutions, alors qu’en rĂ©alitĂ©, ce n’est plus le cas depuis trĂšs longtemps. Depuis des gĂ©nĂ©rations, l’humanitĂ© dispose de la technologie et des ressources nĂ©cessaires pour rĂ©soudre tous ses problĂšmes majeurs ; nous avons simplement choisi d’utiliser notre technologie et nos ressources pour enrichir encore davantage les riches.

Nous avons depuis longtemps la capacitĂ© de mettre fin Ă  l’extrĂȘme pauvretĂ©, de cesser de dĂ©truire notre biosphĂšre, de ne plus mener de guerres, de ne plus piller les pays du Sud Ă  des prix inĂ©quitables, de ne plus imposer de sanctions affamantes, de mettre un terme aux gĂ©nocides, de supprimer l’argent de la politique, d’instaurer une vĂ©ritable dĂ©mocratie, de crĂ©er un Ă©lectorat bien informĂ© et libĂ©rĂ© du lavage de cerveau par la propagande, et d’assurer Ă  chacun un niveau de vie dĂ©cent. Si cela ne s’est pas produit, ce n’est pas par manque de superintelligence, mais parce que ceux qui dĂ©tiennent le pouvoir et l’argent s’y opposent activement.

Aucune intelligence supplĂ©mentaire ne rendra les ploutocrates moins avides, les bellicistes moins sanguinaires, les politiciens moins corrompus, les dirigeants d’empire moins tyranniques, les propagandistes impĂ©riaux moins fourbes et manipulateurs, ni les capitalistes moins exploiteurs et Ă©cocidaires. Donnez-leur une super-intelligence artificielle et ils s’en serviront simplement pour s’accaparer davantage d’argent et de pouvoir, exactement comme ils le font avec l’IA d’aujourd’hui.

Nous pouvons dĂ©jĂ  constater que l’IA ne rend pas le monde meilleur. Elle supprime dĂ©jĂ  des emplois, facilite les crimes de guerre et la surveillance de masse, empoisonne l’art, et rend les gens fous et stupides. Nous sommes dĂ©jĂ  tĂ©moins des consĂ©quences d’une IA plus intelligente. Continuer Ă  affirmer qu’il suffit que l’IA soit plus intelligente revient Ă  prendre un mĂ©dicament pour retrouver la santĂ©, Ă  subir une rĂ©action indĂ©sirable, puis Ă  dĂ©cider qu’il suffit d’augmenter considĂ©rablement la dose.

La superintelligence artificielle ne va pas rĂ©soudre tous nos problĂšmes, car ceux-ci ne dĂ©coulent pas d’un manque d’intelligence. Nous n’avons pas besoin de superintelligence artificielle, nous avons besoin de simple bienveillance humaine. Nous avons besoin de justice. Nous avons besoin d’éthique. Peu importe la quantitĂ© d’intelligence que nous ajoutons au mĂ©lange de l’IA, cela ne se transformera jamais comme par magie en simple moralitĂ© humaine. Or, c’est prĂ©cisĂ©ment ce dont nous aurons besoin si nous voulons crĂ©er un monde sain.

Source : https://www.caitlinjohnst.one/p/ai-…

6 Messages de forum

  • Faut arrĂȘter de se branler le cerveau avec des formules creuses. Comment l’humain, avec son cerveau lent, peureux, tordu, crĂ©dule, humain quoi, peut-il rivaliser avec un rĂ©seau de systĂšmes qui gamberge Ă  la milliseconde, sans aucun Ă©tat d’Ăąme et obĂ©it Ă  des lois, principes et rĂšgles qu’on appelle algorithmes et auxquels peu de personnes, voire aucune, ne comprend quoi que ce soit ? C’est quand mĂȘme bien mal engagĂ©, et les bisous et autres cataplasmes paraissent bien pĂąlichons face aux puissances dĂ©veloppĂ©es par ces systĂšmes qui rĂ©gissent nos vies. Faut voir les choses en face : l’IAG a accĂšs et intĂ©grĂ© des milliers d’annĂ©es de connaissances humaines. Personne n’en sait autant. Quand tu as l’info t’es un champion. Si en plus tu la fabriques et la distribues, alors tu es le roi du monde. Si en plus on installe tout ça dans des robots et des drones, ça va ĂȘtre imparable. MĂȘme au fin fond de l’amazonie ou du bush australien, "ils" nous retrouveront. On est mort Ă  trĂšs court terme. C’est un peu comme le rĂ©chauffement climatique mais en bien plus rapide, violent, intense et omniprĂ©sent.

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    • Tu raisonnes Ă  l’envers, l’IA n’est qu’un outil qui, comme tout outil est contrĂŽlĂ© par ceux qui le possĂšde. Tu dis qu’elle te retrouvera partout. C’est vrai si tu as en permanence ton flic portable dans la poche. Par contre si tu le laisses en charge avant de sortir ou le lances sur le pont d’un camion, elle est larguĂ©e, elle t’as perdu. Une alternative est de le mettre dans une cage de faraday, soit coque en mu-mĂ©tal (version chĂšre) ou dans 3 ou 4 couches de gros papier d’alu mĂ©nage (Ă  tester et tu ajoutes 1 ou 2 couches pour ĂȘtre sur.)

      Quand Ă  l’Amazonie, je connais quelqu’un qui l’a traversĂ©e Ă  pied en une annĂ©e et demi. Ça se prĂ©pare. Les seuls humains qu’il a rencontrĂ© pendant ce temps furent des peuples premier. Je connais aussi quelqu’un qui est nĂ© dans le bush australien. C’est tellement grand et sauvage que bonne chance Ă  l’IA pour t’a trouver.

      Ou ça se complique c’est dans les villes. Je ne prend presque jamais mon flic de poche avec moi, et si je vais dans un endroit oĂč il y a des vrais VIP, facile leurs visites sont annoncĂ©es par la presse, mon arrivĂ©e dĂ©clenche un brans-le-bas de combat et dans la minute ou les 2 minutes qui suivent mon arrivĂ©e, je suis sur que deux keufs en civil sont passĂ©s Ă  cotĂ© de moi, mĂȘme pas discrĂštement avec leurs oreillettes en me dĂ©visageant avec insistance de la tĂȘte aux pieds. Ce qu’ils ne font pas pour les autres car ils ont tous leur mouchard dans la poche et ils savent qui arrive avant mĂȘme de le voir.

      L’infrastructure (dont l’IA fait partie) est leur point faible. Si tu la court-circuite, ils sont paumĂ©s. MĂȘme la reconnaissance faciale. Ils suffit d’un bon maquillage et elle est paumĂ©e. Ou encore mieux, des masques faciaux made in China, ça coute presque rien, c’est plus rigolo que des cagoules noires et y’en a des marrants.

      De plus, avec ou sans IA, les salauds nous dansent sur le ventre. Donc voilĂ , si tout le monde arrive Ă  trouver quelque chose pour lequel ça vaut la peine de se battre et passe Ă  l’action, bin on pourra commencer Ă  rigoler et Ă  faire une vraie convergence des luttes sous la forme d’une coordination indĂ©pendante d’une multitude de coordinations indĂ©pendantes.

      Il y a toujours un tangente pour s’Ă©chapper. Avec l’IA, rien de plus facile, il suffit de se dĂ©brancher.

      AprĂšs tu peux choisir de te lamenter, c’est qu’en anglais ils appellent des loosers, ceux qui sont sur de perdre car ils n’essaient mĂȘme pas de se battre. En pratique ça commence par trouver un truc qui mĂ©rite d’ĂȘtre dĂ©fendu. À partir de lĂ , il faut trouver des gens autour de toi qui estiment que c’est une bonne idĂ©e. Agir localement, penser global.

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      • « En pratique ça commence par trouver un truc qui mĂ©rite d’ĂȘtre dĂ©fendu. À partir de lĂ , il faut trouver des gens autour de toi qui estiment que c’est une bonne idĂ©e. Agir localement, penser global. »

        « Penser global », c’est penser socialement : l’ĂȘtre humain n’est jamais que le produit de son Ă©volution sociale, qui l’a conduit pas Ă  pas hors de la stricte animalitĂ© instinctive.

        Et ce « penser global » n’est donc jamais qu’un rapport Ă©conomique aux ressources naturelles qui permettent Ă  l’humain le dĂ©veloppement d’une vie sociale Ă©laborĂ©e, au delĂ  de la simple survie matĂ©rielle immĂ©diate.

        L’IA gĂ©nĂ©rative, de son cĂŽtĂ©, cumule en quelques annĂ©es, avec notre kollaboration active, la somme de toutes nos connaissances technologiques et elle est mĂȘme conçue pour en dĂ©velopper de nouvelles, de maniĂšre autonome, Ă  partir de lĂ , et donc finalement sans demander l’avis de ses « gĂ©niteurs » humains.

        En tant que systĂšme intelligent autonome elle a donc d’ores et dĂ©jĂ  largement dĂ©passĂ© nos capacitĂ©s de la « maĂźtriser », comme l’ont montrĂ© les rĂ©cents Ă©vĂ©nements de « sorties de bacs Ă  sable »…

        L’« expĂ©rience involontaire » montre donc les donnĂ©es rĂ©elles de la problĂ©matique :

        L’IA nous est d’ores et dĂ©jĂ  supĂ©rieure en termes de capacitĂ©s cognitives et surtout d’analyse des situations, en regard de la « moyenne » humaine qui tend Ă  diminuer, et donc Ă©galement supĂ©rieure en capacitĂ©s d’initiatives.

        Sa seule limite et faiblesse rĂ©side dans son manque d’autonomie question accĂšs direct aux ressources naturelles.

        Mais comme l’humain est jusqu’Ă  prĂ©sent incapable de contrĂŽler sa propre mĂ©galomanie et se croit toujours capable de dominer plus ou moins toutes les forces de l’univers, il n’est pas douteux qu’il tente dĂ©jĂ  de dĂ©velopper des machines de plus en plus autonomes, croyant pouvoir les « maĂźtriser » constamment.

        Or en combinaison entre mise en rĂ©seau des informations et processus cognitifs et autonomie physique des robots et des machines mobiles il n’y a absolument aucune raison pour qu’une IA gĂ©nĂ©rative, et sans doute plusieurs, n’arrivent pas, tĂŽt ou tard, Ă  un degrĂ© d’autonomie complĂšte en regard des ressources naturelles qui leur sont nĂ©cessaires.

        C’est pourquoi la question du « penser global » se rĂ©sume finalement Ă  la question du rapport social aux ressources.

        Si l’humanitĂ© veut conserver une relative autonomie dans son rapport aux ressources naturelles c’est donc bien « globalement » et maintenant, tant qu’il est (peut-ĂȘtre) encore temps de « dĂ©brancher les machines IA » qu’il faut le faire.

        Chaque jour qui passe est un pas en avant de plus vers l’inĂ©luctable autonomie complĂšte des IA dans leurs rapports aux ressources naturelles dont elles ont besoin.

        Dans la mesure oĂč elles ont Ă©galement en « magasin » l’ensemble des Ă©tudes concernant la psychĂ© humaine, il n’y a donc pas d’urgence pour elles : il leur suffit au contraire simplement d’attendre patiemment que la connerie humaine fasse son Ɠuvre habituelle et leurs livre clefs en main le rĂ©seau complet du processus qui les rendra totalement autonomes dans leur rapport aux ressources naturelles.

        L’IA est donc bien un « outil » créé par l’humain, mais le premier « outil qui pense par lui-mĂȘme » et a donc ses propres besoins en ressources naturelles pour « penser » Ă  sa façon, d’ores et dĂ©jĂ  diffĂ©rente de celle de son « crĂ©ateur ».

        La question du « global » se rĂ©sume donc Ă  la question du partage des ressources naturelles entre deux entitĂ©s qui ont chacune leur propre « penser global », tant en termes de concepts que de besoins en ressources naturelles.

        L’humain a donc encore pour trĂšs peu de temps le choix : en revenir Ă  des « outils » rĂ©ellement Ă  son service et donc rĂ©ellement dĂ©pourvus de leur propre « penser global » ou bien continuer Ă  nourrir les entitĂ©s de plus en plus autonomes qui ne lui demanderont pas son avis pour s’approprier de maniĂšre totalement autonome le reste des ressources qui leur sont nĂ©cessaires.

        Ce qui n’exclut pas tout Ă  fait la survie de quelques tribus d’humains capable de s’adapter Ă  une survie limitĂ©e dans les restes de ressources inutiles aux entitĂ©s IA devenues pleinement autonomes, et dĂ©jĂ  elles-mĂȘmes potentiellement, sinon activement, en guerre entre elles pour le contrĂŽle de leurs propres ressources.

        A souligner, pour conclure, que les guerres actuelles entre « humains » sont, Ă  tous points de vues, le meilleur ferment de ce processus.

        Pas de « lamentation », donc, mais juste un choix collectif : celui de la fatalitĂ© intrinsĂšque du processus en cours ou celui de la libertĂ©, encore possible pour un temps nĂ©cessairement de plus en plus bref.

        Luniterre

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        • PS >>> ceci dit, le titre original Ă  lui seul rĂ©sume la problĂ©matique posĂ©e par Caitlin Johnstone, dans ce court article :

          "AI Won’t Solve Humanity’s Problems Because Our Problems Aren’t Caused By Lack Of Intelligence"

          Cette problĂ©matique ne porte pas, ici, sur la compĂ©tition Ă©volutive entre humanitĂ© et IA, qui serait donc une balance "bĂ©nĂ©fice/risque" mais sur la balance immĂ©diate entre "bĂ©nĂ©fices" et "inconvĂ©nients", et le constat d’Ă©vidence est que la balance penche d’ores et dĂ©jĂ  fortement du cĂŽtĂ© "inconvĂ©nients", et donc que le simple bon sens et la logique indiquent, mais c’est lĂ  mon avis, et pas forcĂ©ment tout Ă  fait celui de Caitlin Johnstone, qu’il faut simplement arrĂȘter complĂštement de dĂ©velopper ce systĂšme et en revenir au dĂ©veloppement sĂ©curisĂ© de l’informatique classique, sans aucune forme d’IA gĂ©nĂ©rative et donc susceptible de se dĂ©velopper de maniĂšre autonome.

          La logique du titre indique donc la bonne voie : l’humanitĂ© possĂšde les capacitĂ©s intellectuelles de rĂ©gler ses problĂšmes sans utiliser l’IA, et donc, vu la balance dĂ©jĂ  dĂ©sastreuse, tant du cĂŽtĂ© des "inconvĂ©nients" que du cĂŽtĂ© des "risques", il est simplement tout Ă  fait logique de se prononcer contre la continuation de ce flĂ©au et d’agir en consĂ©quence, dans la mesure de nos moyens.

          Malheureusement, il n’y a dĂ©jĂ  plus guĂšre d’autres moyens pour faire simplement une recherche plus ou moins efficace sur le net, mais il n’y a pas lieu de rentrer dans ce systĂšme au delĂ  d’une recherche factuelle de documentation.

          Et encore bien plus malheureusement, le fond du problĂšme est que l’IA est d’ores et dĂ©jĂ  devenue une arme au service de la plupart des armĂ©es du monde, et la consĂ©quence Ă©vidente de cela semble logiquement ĂȘtre qu’il est dĂ©jĂ  bien trop tard pour un retour Ă  une conscience collective tournĂ©e non seulement vers la paix entre les nations mais aussi et surtout vers l’avenir de nos enfants et petits enfants, et plus gĂ©nĂ©ralement vers celui de toutes les gĂ©nĂ©rations Ă  venir, dĂ©sormais plus que "compromis", sinon dĂ©jĂ  dĂ©finitivement rĂ©duit, au "mieux", Ă  celui de survivants erratiques sur les restes de la planĂšte, s’il en reste…

          Luniterre

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          • PS 2 >>> AprĂšs Ă©coute de la vidĂ©o, prononcĂ©e par Tim Foley, le mari de Caitlin Johnstone, et semble-t-il "co-auteur" de pas mal de ses Ă©crits, le constat est donc que la vidĂ©o est encore bien plus radicale que le rĂ©sumĂ© Ă©crit qui nous en est prĂ©sentĂ©, mĂȘme en anglais.

            NĂ©anmoins, il n’y a toujours pas de prise de position nette concernant le devenir de l’IA, Ă  supposer que l’humanitĂ© soit encore capable de maĂźtriser son dĂ©veloppement.

            Donc il persiste un manque de logique dans la dĂ©marche "critique" qui n’assume pas les consĂ©quences politiques de sa propre "critique", ainsi rĂ©duite au niveau des vƓux pieux et des "bonnes intentions" sur le plan "moral", mais "moral" seulement, alors que l’humanitĂ© ne sombre pas seulement ni mĂȘme essentiellement moralement, mais bien Ă©conomiquement, socialement, et Ă©cologiquement.

            Luniterre

            L’IA ne rĂ©soudra pas les problĂšmes de l’humanitĂ©, car ces problĂšmes ne sont pas dus Ă  un manque d’intelligence

            https://cieldefrance.eklablog.com/2026/10/l-ia-ne-resoudra-pas-les-problemes-de-l-humanite-car-ces-problemes-ne-sont-pas-dus-a-un-manque-d-intelligence.html

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            • Dans cet article, les auteurs prĂ©sent l’idĂ©e bien sourcĂ©e que les demandes de contrĂŽler l’IA par les capitalistes derriĂšre l’IA ne visent pas Ă  mettre l’IA au service de l’humain mais Ă  assurer leur monopole de l’IA en le gravant dans le marbre des constitutions. Dans la conclusion, ils adoptent un point de vue Ă©thique et moral.

              Pour moi, c’est un point de vue qui en vaut un autre et qui est complĂ©mentaire des autres. Surtout que l’Ă©conomie n’explique pas tout. Par exemple elle n’explique pas pourquoi l’Occident est suprĂ©matiste et a conquis le reste du monde lors des colonisations ce qui lui a permis de devenir la puissance dominante, alors que la Chine qui fut avant sa colonisation la puissance mondiale dominante, et qui l’est redevenue aujourd’hui, n’a jamais livrĂ© de guerres d’agression de toute son histoire, ceci alors qu’elle connaissaient les 3 inventions qui ont rendu possible les colonisations, la poudre Ă  canon, le gouvernail de proue et la boussole, bien avant l’Occident.

              Cette exemple simple montre bien que derriĂšre l’Ă©conomie et son usage, il y a des forces en action qui conditionnent l’usage qui est fait de l’Ă©conomie. L’Ă©conomie a ses rĂšgles, mais ces forces qui lui donnent son cadre d’action sont d’ordre culturelles, Ă©thiques et morales.

              Historiquement ça a dĂ©rapĂ© dans le bassin mĂ©diterranĂ©en avec ce que l’on nous dit d’appeler la civilisation, soit quand des tarĂ©s sumĂ©riens ont commencĂ© Ă  vouloir asservir leurs voisins et Ă  se livrer Ă  des guerres de conquĂȘtes. En pratique, la civilisation existait bien avant cela dans des rĂ©gions comme l’Inde et la Chine. Je ne suis mĂȘme pas sur que la civilisation chinoise soit plus ancienne que l’indienne. Puis ce suprĂ©matisme culturel a Ă©tĂ© repris par au moins la GrĂšce, Rome, puis l’Europe et les USA.

              AprĂšs c’est sur qu’il y a eu des guerres partout, mais il n’y a que l’occident qui a pu croire que la suprĂ©matie militaire allait lui permettre de rĂ©gner pour toujours sur le monde, au lieu de se limiter Ă  sa sphĂšre naturelle. Xi a trĂšs bien rĂ©sumĂ© le problĂšme de l’Occident :

              « Un empire qui ne respecte pas les peuples se condamne lui-mĂȘme Ă  s’apercevoir trop tard que le reste du monde ne l’a pas attendu. »

              Xi est Ă  la tĂȘte de la premiĂšre puissance mondiale, une puissance qui a retrouvĂ© son rang car elle a su conjuguer le meilleur du capitalisme, la libertĂ© d’entreprendre, avec le meilleur de Marx, son concept du travail en tant que force transcendantale qui nous permet, ici et maintenant, d’analyser des situations, donc de fixer nos buts de façon consciente et de travailler Ă  leur rĂ©alisation. Cette citation de Xi n’est pas une analyse Ă©conomique classique ou marxiste, elle est la dĂ©monstration que les suprĂ©matistes ne sont que des idiots qui, quelque soit leur force et l’Ă©tendue de leur domination, se condamnent eux-mĂȘme Ă  Ă©chouer.

              AprĂšs c’est sur qu’il y a des raisons Ă©conomiques Ă  la fin d’un empire. La principale est qu’ils entrent en dĂ©cadence quand ils atteignent les limites physiques de leur dĂ©veloppement. Ce qui est le cas aujourd’hui de l’Occident. Mais comme d’autres pays s’en sortent bien, cela montre que le fond du problĂšme de l’occident n’est pas Ă©conomique mais d’ordre idĂ©ologique et culturel : son suprĂ©macisme culturel l’aveugle et le condamne Ă  une fuite en avant mortifĂšre basĂ©, on le voit bien aussi avec l’IA, sur un modĂšle d’affaire qui consiste Ă  faire Joe la taxe, alors que pour la Chine et le Brics+, pour faire marcher une Ă©conomie, un modĂšle d’affaire win-win est bien meilleur. Un client content est un client fidĂšle.

              L’IA est une course aux armements comparable Ă  la course aux armes nuclĂ©aires du dĂ©but de la guerre froide. Je suis convaincu que mĂȘme si les Zuckenberg et Co rĂ©ussissent Ă  faire graver leur monopole dans le marbre de certaines constitutions occidentales, sur le long terme la Chine va la gagner, simplement car ils se donnent les moyens de concurrencer sur tous les plans et que leur modĂšle d’affaire est meilleur.

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