C’est ce que Marx appelle la conception policière de l’Histoire
Enregistré sur LCI le 30 septembre 2026 à 12h09
Un autre exemple de conception policière de l’histoire est donné par l’article Théorie du complot, complotisme, conspirationnisme :
https://www.mai68.org/spip/spip.php?article411
Extrait :
Il faut remarquer que, même si le pouvoir refuse qu’on se serve de la "théorie du complot" pour interprêter l’histoire, par exemple pour le 11 septembre 2001, ça n’empêche en rien le pouvoir et sa police de concevoir, du moins officiellement, certains mouvements sociaux comme étant des complots menés par des groupuscules.
Par exemple, le 4 décembre 1986, un million de personnes ont manifesté dans Paris avec le slogan : « Nous sommes un groupuscule ! ». Il faut dire que peu de temps auparavant, Pasqua, alors chef de la police, avait osé interprêter publiquement le mouvement contre la réforme Devaquet comme n’ayant aucune importance puisque ce mouvement n’était, d’après lui, rien de plus qu’un complot d’un groupuscule d’extrême gauche.
C’est curieux, quand j’ai fait une recherche dans Google, il a transformé ainsi mon texte :
« Le 4 décembre 1986, environ un million de personnes ont manifesté dans les rues de Paris en scandant ironiquement ce slogan : « Nous sommes un groupuscule ! ». Cette formule humoristique et contestataire visait à tourner en dérision les déclarations des autorités ou des médias de l’époque qui tentaient de minimiser l’ampleur du mouvement social en le qualifiant d’action menée par un simple « groupuscule » d’agitateurs.