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FN - Président des Patriotes à l’UE, Bardella choisit un admirateur de Mussolini comme Vice-Président ! vidéo 

jeudi 25 juillet 2024, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 25 juillet 2024).

https://www.youtube.com/watch?v=xnS…

Pour Jordan Bardella et le RN, les revers s’enchaînent

C dans l’air - 24 juillet 2024

Cliquer ici pour télécharger la vidéo

Cela rappelle la candidate du Front National à la casquette nazie lors des législatives 2024.

Législative 2024 - Ludivine Daoudi, candidate RN de la 1re circonscription du Calvados

https://mai68.org/spip3/spip.php?article671

2 juillet 2024 La candidate RN à Caen se retire après la diffusion d’une photo d’elle portant une casquette nazie

5 Messages de forum

  • François Mitterrand, en son temps, en 1981, s’est fait élire avec les voix, et sans lesquelles il ne serait pas "passé" au second tour, du très pétainiste avocat Tixier-Vignancour, lui-même membre du gouvernement de Vichy, comme secrétaire général adjoint à l’information, et donc directement sous les ordres de Laval, semble-t-il. François Mitterrand, également fonctionnaire du gouvernement de Vichy, le restera jusqu’en 1943, même si en commençant à jouer "double jeu" à partir de la mi-42. Alors que Tixier-Vignancourt, lui, avait déjà rompu avec Vichy dès mai 41…

    Et Mitterrand est maintenant en outre bien connu pour avoir par la suite protégé un anciens kollabo particulièrement criminel en la personne de Bousquet, etc…, et cela en toute connaissance de cause, alors qu’ici, selon cette vidéo, il ne semble pas que Bardella ait été conscient des sympathies mussolinienne de ce Vannacci, et qu’il a même tenté de rattraper cette très grosse boulette, mais pas forcément plus grosse que le passé pétainiste de Tonton…

    Et on pourrait une fois de plus revenir longuement sur les "porosités" et "passerelles" diverses entre la gauche française et la kollaboration…

    On peut toujours se cantonner à divers aspects plus ou moins anecdotiques de chaque époque et circonstances historiques sans jamais en faire l’analyse en termes d’évolution des rapports de production et des rapports de classes dont ces anecdotes ne sont jamais que des épiphénomènes, et non de réels marqueurs en termes de détermination historique, sauf peut-être en ce qui concerne l’instabilité des classes moyennes dans le champ politique.

    Bref, on ne voit pas en quoi ce type d’anecdote contredit l’analyse de la nature historique réelle du fascisme et de sa disparition en tant que force politique en soi et pour soi au cours de la seconde moitié du XXe siècle, même si avec des résurgences minoritaires en marge des partis d’"extrême-droite" modernes adaptés aux conditions du cirque politique actuel, en tant que spectacle profondément insignifiant, même si tu sembles néanmoins le suivre assez assidument.

    Il y a par contre plus d’intérêt et d’utilité dans ton approche du passage du "banksterisme" au banco-centralisme, même si le changement de mode de production n’y apparaît pas encore de manière suffisamment explicite, alors que c’est la différence essentielle entre les deux époques et celle qui empêche précisément de pouvoir définir une continuité historique entre les deux types de totalitarisme.

    Luniterre

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  • (Note de Luniterre >>> ceci est la version définitive d’un post en réponse à la suite de https://mai68.org/spip3/spip.php?article6246#forum3621 mais qui s’est trouvé posté ici par erreur du fait du lien dans le post cité. Le sujet étant néanmoins connexe…)

    François Mitterrand, en son temps, en 1981, s’est fait élire avec les voix, et sans lesquelles il ne serait pas "passé" au second tour, du très pétainiste avocat Tixier-Vignancour, lui-même membre du gouvernement de Vichy, comme secrétaire général adjoint à l’information, et donc directement sous les ordres de Laval, semble-t-il. François Mitterrand, également fonctionnaire du gouvernement de Vichy, le restera jusqu’en 1943, même si en commençant à jouer "double jeu" à partir de la mi-42. Alors que Tixier-Vignancour, lui, avait déjà rompu avec Vichy dès mai 41…

    Et Mitterrand est maintenant en outre bien connu pour avoir par la suite protégé un anciens kollabo particulièrement criminel en la personne de Bousquet, etc…, et cela en toute connaissance de cause, alors qu’ici, selon cette vidéo, il ne semble pas que Bardella ait été conscient des sympathies mussoliniennes de ce Vannacci, et qu’il a même tenté de rattraper cette très grosse boulette, mais pas forcément plus grosse que le passé pétainiste de Tonton…

    Et on pourrait une fois de plus revenir longuement sur les "porosités" et "passerelles" diverses entre la gauche française et la kollaboration…

    On peut toujours se cantonner à divers aspects plus ou moins anecdotiques de chaque époque et circonstances historiques sans jamais en faire l’analyse en termes d’évolution des rapports de production et des rapports de classes dont ces anecdotes ne sont jamais que des épiphénomènes, et non de réels marqueurs en termes de détermination historique, sauf peut-être en ce qui concerne l’instabilité des classes moyennes dans le champ politique.

    Bref, on ne voit pas en quoi ce type d’anecdote contredit l’analyse de la nature historique réelle du fascisme et de sa disparition en tant que force politique en soi et pour soi au cours de la seconde moitié du XXe siècle, même si avec des résurgences minoritaires en marge des partis d’"extrême-droite" modernes adaptés aux conditions du cirque politique actuel, en tant que spectacle profondément insignifiant, même si tu sembles néanmoins le suivre assez assidument.

    Il y a par contre plus d’intérêt et d’utilité dans ton approche du passage du "banksterisme" au banco-centralisme, même si le changement de mode de production n’y apparaît pas encore de manière suffisamment explicite, alors que c’est la différence essentielle entre les deux époques et celle qui empêche précisément de pouvoir définir une continuité historique entre les deux types de totalitarisme.

    Luniterre

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    • Salut Luniterre,

      Voici mon texte sur Mitterrand :

      https://mai68.org/spip/spip.php?article2

      Il date de 1992. Par ironie, je l’avais signé Pierre Péan.

      C’est en 1965 que Vignancourt a fait voter Mitterrand. PAS en 1981.

      J’ai vu à la télé, en 1981, Tixier Vignancourt dire beaucoup de mal de Mitterrand. Il dénonçait que Mitterrand et lui fréquentaient les mêmes bancs à l’université et qu’ils avaient les mêmes idées d’extrême droite.

      Par contre Renouvin de la Nouvelle Action Française a bien fait voter Mitterrand en 1981.

      Le "Parti des fusilliers" C’est le PCF, pas un quelconque parti d’extrême droite !

      Amicalement,
      do
      http://mai68.org

      On peut dire pour caricaturer : quand Mitterrand commence son double-septennat, le PCF a 15 % des voix et Le Pen 1%. Quand il termine, le PCF a 1% et Le Pen 15%. C’est l’oeuvre de Mitterrand. Et c’était volontaire de sa part.

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      • On n’a pas exactement les mêmes souvenirs… >>> Bien sûr, il n’y avait pas d’appel officiel de l’extrême-droite à voter Mitterrand, mais le "climat" anti-giscardien était tel parmi l’électorat de l’extrême-droite que les voix s’en sont naturellement portées sur Mitterrand.

        Et c’est pourquoi, alors que les sondages donnaient Mitterrand perdant avec autour de 48/49% des voix, j’ai fait personnellement le pronostic de la victoire certaine de Mitterrand à cause du basculement du "vote de protestation" de l’extrême-droite, quelles que soient les "consignes officielles", du reste…

        Une évidence telle, qui m’a à l’époque déjà poussé à l’abstention, du reste !

        Tixier-Vignancour avait rompu avec le giscardisme à la fin des années 70 et soutenait le PFN, mais qui n’avait pas réussi à présenter de candidat en 1981. La "base électorale" de l’extrême-droite, avec un potentiel bien plus important que celle, résiduelle, du PFN, quasi inconnu du "grand public", était donc en pratique sans "boussole" et devait logiquement reproduire le réflexe "anti pouvoir en place", quel qu’il soit…

        On connaît la suite… Avec notamment les divers "renvois d’ascenseurs" de Tonton envers ses "ex-amis" de 1940-43, mais qui l’étaient toujours, quant au fond ! Ceci-dit, si la collusion Mitterrand-extrême-droite m’a parue flagrante à l’époque, sur le terrain électoral, le fait est que je n’en connaissais pas encore l’origine historique réelle, qui ne fut dévoilée qu’assez longtemps après, essentiellement par Pierre Péan : mais sans surprise réelle, donc, pour moi !

        Luniterre

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        • Salut Luniterre,

          Mon tract est distribué en 1992. Il n’a aucune signature au moment où je le distribue. Je ne mets la pseudo-signature qu’au moment où je le publie sur internet.

          car, c’est plus tard, en 1994, que parait le livre de Pierre péan pour atténuer les dénonciations de mon tract. C’est pourquoi par dérision je le signe de son nom lors de sa publication sur internet.

          Sinon, on pouvait deviner dès 1978 que Mitterrand allait gagner les présidentielles de 1981. En effet, si aux législatives de 1978 la gauche perd les élections, c’est uniquement à cause du découpage électoral. Il fallait 10 000 voix pour élire un RPR et il en fallait 100 000 pour élire un communiste. Mais, la gauche avait tout de même obtenu 52% des voix.

          Amicalement,
          do
          http://mai68.org

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