Le "Grand Siècle français", c’est en fait le règne de Louis XIV, et donc davantage au XVIIėme siècle qu’au XVIIIe, mais en fait "à cheval" sur les deux.
En littérature, comme dans la plupart des autres domaines, c’est plutôt l’apogée de l’art classique, et en littérature, plus spécialement, celui du théâtre classique.
Tandis que le XIXe siècle a plutôt "révolutionné" l’art français et la culture française tout en les portant à des sommets ni renouvelés ni dépassés depuis, principalement dans la littérature romanesque et dans la peinture.
Pour la littérature, quoi qu’en pense Lafargue, il n’est guère possible de ne pas mettre sur le "podium" au moins Hugo et Balzac… Dans quel ordre, pour ce qui concerne la première marche, difficile de trancher… Pour la troisième marche, également difficile de trancher, vu, sous cet angle, la presque foule des prétendants potentiels…
Pour ma part, j’y place assez nettement, néanmoins, Eugène Sue. Mais il y a évidemment Zola, les Dumas père et fils, etc…
Balzac appelait Sue "le suif errant" en moquant le titre de l’une de ses œuvres. Ce qui relativise évidemment le jugement qu’un écrivain peut porter sur un autre…
Je juge donc Hugo sur la qualité de son œuvre et non d’après les jugements de ses contemporains.
A l’époque où je lisais beaucoup Hugo, j’ai aussi lu quelques bonnes pages de Lafargue, à la mode dans les années 70-80, mais ça ne m’a donc pas mené à aller beaucoup plus loin avec.
En termes de postérité, de toute façon, il n’y a pas photo…
Lafargue était sans doute plus "avancé" dans le domaine politique, mais la littérature et la politique restent tout de même deux domaines différents.
De plus Hugo était républicain et Lafargue communiste. Donc même politiquement ils seraient à évaluer chacun dans sa catégorie.
Autrement dit, est-ce que Hugo à fait plus ou moins pour la République que Lafargue pour le communisme en France…
Là encore il ne semble pas y avoir "photo"… Ceci dit, il ne me semble pas que quelqu’un en France ait fait quoi que ce soit de décisif pour le communisme, sinon ça se saurait, depuis…
Donc, tout étant relatif, évaluer Lafargue au top du genre communiste français, pourquoi pas, mais c’est ne lui faire donc qu’un honneur historique décidément très relatif…
Quoi qu’il en soit le thème de l’article est la décadence culturelle en marche actuellement en France. Elle va évidemment avec la décadence politique.
Face au banco-centralisme aujourd’hui en marche dans le pays et dans le monde en général, rappeler le niveau culturel, moral et intellectuel de Hugo et de Balzac me paraît donc rester une référence fonctionnelle et efficace, tout étant relatif, alors que Lafargue, sans démériter, n’en reste pas moins un auteur assez secondaire et connu surtout des seuls lecteurs déjà réellement intéressés dans cette époque, le XIXe siècle, et non pas du grand public en général, pour lequel Hugo et Balzac restent encore, malgré tout, des références relativement compréhensibles.
Vu ??? C’est donc semble-t-il cette approche qui a fait le "succès" au demeurant on ne peut plus relatif de cet article (*), resté plusieurs jours en tête des lectures sur Agoravox : un critère d’évaluation lui-même à relativiser, évidemment…
Dans un monde décadent où tout est décidément de plus en plus relatif, mais surtout de plus en plus décadent, il faudrait donc se contenter de très peu, et bientôt de quasiment rien, surtout dans le domaine culturel…
La question de fond reste donc de savoir si un nouveau mouvement politique, social et culturel peut aujourd’hui se construire en alternative au banco-centralisme en marche.
Pour l’instant il reste même à en créer ne serait-ce que l’embryon…
Luniterre
(* http://cieldefrance.eklablog.com/marie-antoinette-portant-sa-tete-comme-cache-sexe-de-la-decadence-macr-a216078999)
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