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Eté "olympique" 2024, en marche vers le chaos de la rentrée... Des solutions ? NFP, CNC, ce qui fait sens, ou pas !

dimanche 4 août 2024, par Luniterre

Cinq "clefs" d’analyse du chaos en marche pour la rentrée :

>>> Crise économique en France :

https://youtu.be/Q3x7gj5Fg_g

>>> Nouvelle crise financière au Japon et en Asie :

https://youtu.be/yKWl2TNYys0

>>> Crise politique en France :

https://youtu.be/GYUvkMaUr_Y

>>> Crise internationale géopolitique :

https://youtu.be/r2VCEh1Lq9c

>>> Crise morale et culturelle :

« Marie-Antoinette portant sa tête »… comme cache-sexe de la décadence macronienne !

https://cieldefrance.eklablog.com/marie-antoinette-portant-sa-tete-comme-cache-sexe-de-la-decadence-macr-a216078999

Affaire Macron/Trogneux : quel droit à la défense pour Natacha Rey ?

https://cieldefrance.eklablog.com/affaire-macron-trogneux-quel-droit-a-la-defense-pour-natacha-rey-a216082057

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Des solutions ?

Dans cet entretien passionnant entre Béchade et Berkane (ci-dessus) est abordée la question de la faisabilité, en tout ou en partie, du programme du NFP et ses conséquences éventuelles.

Seulement une minorité de mesures serait applicable sans tomber sous le coup de sanctions en provenance de l’UE, outre le fait que le cycle économique inflationniste et récessif ainsi engagé réduirait socialement très rapidement les nouveaux acquis, sans aboutir, donc au résultat "promis" lors des élections.

Faire isolément une manoeuvre de "frexit" aboutirait au même résultat, et probablement même pire en termes de reculs sociaux.

Pourtant l’UE et l’Euro restent à la fois un boulet et un fardeau pour notre économie.

Une solution de type "colbertiste", inspirée de la politique gaulliste d’après guerre et des années 60 pourrait être la solution, mais là aussi au prix d’une confrontation ouverte avec les autorités bureaucratiques de l’UE, pour laquelle un pays isolé n’a pas le rapport de force économique.

Pour sortir de cette impasse sans conflictualité rédhibitoire, et en fonction de nos études et recherches depuis des années, sur TML et maintenant sur Ciel de France, la solution nous semble donc bien être la reconstruction du Conseil National du Crédit, mais en tenant compte des leçons de l’expérience et du contexte de l’économie moderne.

Reprendre le contrôle, à l’échelle nationale, de la vie économique et sociale, y compris dans sa dimension financière, reste la priorité essentielle. Contrôler le crédit, c’est contrôler la création monétaire réelle dans le pays, directement sur le terrain du développement économique, et donc tout à fait indépendamment de son signe, Euro ou autre. Contrôler le crédit permet d’orienter les grandes tendances de l’activité économique vers les activités et secteurs prioritaires pour les besoins de la population et pour l’indépendance de la nation.

C’est pourquoi nous avons proposé de remettre au centre du débat la reconstruction d’un Conseil National du Crédit, dans une version statutairement adaptée aux nécessités de notre indépendance nationale au XXIe siècle, c’est à dire doté de pouvoirs constitutionnels et d’une représentativité démocratique réelle :

Les leçons de l’Histoire…

Il était une fois… le Conseil National du Crédit (1945). Et aujourd’hui ?

http://cieldefrance.eklablog.com/il-etait-une-fois-le-conseil-national-du-credit-1945-et-aujourd-hui-a215997227

Nouveaux docs sur Ciel de France :

Juillet 2024 - Dette publique : la faillite macronienne en chiffres ! (INSEE, Cour des Comptes)

https://cieldefrance.eklablog.com/juillet-2024-dette-publique-la-faillite-macronienne-en-chiffres-insee—a216035973

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Publié sur CHALLENGE, le TOP 10 des fortunes françaises !

https://cieldefrance.eklablog.com/publie-sur-challenge-le-top-10-des-fortunes-francaises-a216035585

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Source de l’article et de la compilation :

Eté 2024 : Chant des cigales "olympiques", bruits des fourmis économiques : cinq "clefs" du chaos en marche pour la rentrée !

https://cieldefrance.eklablog.com/ete-2024-chant-des-cigales-olympiques-bruits-des-fourmis-economiques-c-a216089989

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Voir également, sur Agoravox :

Avec de nouveaux éléments au débat dans les commentaires !

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/marie-antoinette-portant-sa-tete-256149#commentaires

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EN RÉPONSE À ARLETTE >>>

https://mai68.org/spip3/spip.php?article979#forum829

@"Arlette-de-gauche-mais-sans préjugés"

Ce ne sont évidemment pas les éventuels "préjugés" qui font l’intérêt de cet échange, mais bien la compétence et l’éclairage qu’apporte Philippe Béchade, qui sait de quoi il parle et qui argumente, avec encore plus de précision dans la deuxième heure de l’échange, ce qui fait que ça vaut vraiment la peine de l’écouter entièrement !

Quoi qu’il en soit, le but d’une telle vidéo n’est pas forcément d’adhérer au point de vue de l’un ou de l’autre, mais de profiter des éléments d’analyse utiles qui sont apportés au débat et qui contribuent, pour ceux qui savent encore réfléchir par eux-mêmes sans référence idéologique compulsive, et donc sans "préjugés", à se forger, précisément, une approche personnelle, en les confrontant avec son propre vécu.

Dans le cas contraire, pour les autres, un vieux tract "lutte ouvrière" du siècle dernier peut faire l’affaire en toutes circonstances : à relire le (petit) soir avant de s’endormir, en rêvant du (grand) soir.

Dans la journée, plié en quatre, ça tient dans la poche et ça bouffe pas la batterie du portable : un truc écolo, en plus !

Luniterre

SUITE DU "DÉBAT" >>>

Re @"4 août 18:37"

https://mai68.org/spip3/spip.php?article979#forum831

"Reprendre le contrôle, à l’échelle nationale, de la vie économique et sociale, y compris dans sa dimension financière, reste la priorité essentielle. Contrôler le crédit, c’est contrôler la création monétaire réelle dans le pays, directement sur le terrain du développement économique, et donc tout à fait indépendamment de son signe, Euro ou autre. Contrôler le crédit permet d’orienter les grandes tendances de l’activité économique vers les activités et secteurs prioritaires pour les besoins de la population et pour l’indépendance de la nation.

C’est pourquoi nous avons proposé de remettre au centre du débat la reconstruction d’un Conseil National du Crédit, dans une version statutairement adaptée aux nécessités de notre indépendance nationale au XXIe siècle, c’est à dire doté de pouvoirs constitutionnels et d’une représentativité démocratique réelle."

>>> "Proposer de remettre au centre du débat"

>>> Ce n’est donc pas ni prétendre ni encore moins affirmer avoir forcément raison, selon la logique la plus élémentaire de la langue française.

>>> Selon votre "logique" ne peut avoir de "raison" que ce qui est auto-estampillé "de gauche" par des gens qui pensent forcément avoir raison, vu qu’ils se prétendent "de gauche".

>>> Selon la logique de votre langage il y a donc une « raison de gauche » que la simple raison et la logique élémentaire ignorent.

>>> Dans un monde « parallèle » imaginaire : celui des « vieux » tracts (pardonnez le pléonasme) de LO, mais ça doit marcher dans la plupart des partis « de gauche » qui fonctionnent peu ou prou sur le même modèle depuis un demi-siècle, voire plus…

>>> Prenez soin de vous, et surtout, n’oubliez pas de relire votre tract LO (ou autre, selon votre « tendance ») avant de vous endormir ce soir : ça vous évitera la migraine !

Luniterre

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EN RÉPONSE À >>>

https://mai68.org/spip3/spip.php?article979#forum837

6 août 01:19, par do Salut Luniterre,

Je ne dis pas qu’il ne faut pas se servir de ces vidéos de droite, mais qu’il fallait attendre encore un ou deux mois avant de faire de la pub à celle-ci. C’est de la tactique. Combien de fois pour être efficace j’ai dû dire les choses d’une façon et pas d’une autre ? pour ne dire vraiment comment je pensais que plus tard. Notamment pour le référendum de 2005.

Quant à LO, ils savent au moins les bases du marxisme, la baisse tendancielle, etc. Or tu as souvent reproché aux gens d’extrême gauche de ne même pas savoir ça. Et puis, il y a aussi l’honnêteté révolutionnaire qui compte, l’intention. Pas seulement le fait qu’ils aient ou non tout compris.

Quant au fait de savoir si tu as une efficacité avec tes publications, sache que l’Internationale situationniste était distribué à 300 exemplaires. Ça n’a pas empêché leur efficacité.

Amicalement, do http://mai68.org

Une crise, et possiblement, une crise majeure, est en train d’éclater à partir du Japon : la vérité sur l’économie n’attendra donc pas « encore un ou deux mois »… J’ai particulièrement commenté la vidéo Béchade-Berkane pour les propos de Béchade, évidemment, qui m’ont permis de remettre en avant le thème du CNC, qui est pour moi le thème stratégique, actuellement, au sens où s’il venait à être réellement débattu et développé, il peut être un levier pour catalyser un projet politique autour.

Un levier qui permettrait donc une perspective réelle d’aboutissement de quelques revendications, et plus, éventuellement, en fonction de la mobilisation qui reste à construire…. Pour l’instant, ça n’a donc évidemment pas du tout « décollé », mais le principe reste juste, dans le contexte de la mondialisation banco-centraliste, et en Résistance contre ce fléau, alors que le NFP, lui, malgré l’embryon d’un décollage, est d’entrée de jeu condamné à l’échec.

A ce propos, encore une analyse « de droite » mais particulièrement pertinente dans le contexte de la mondialisation banco-centraliste, et en plus, bien documentée :

« Le NFP chez DURALEX : Symbole de l’hypocrisie de la classe politique »

https://youtu.be/AKnAXc_pMBE

Sinon, comparer la diffusion d’une revue situ dans les années 60 et un clic sur le net, je pense que ce n’est pas du tout la même chose, pas le même « engagement »…

Quand j’ai commencé TML, en 2013, je pensais qu’avec une vingtaine de lecteurs et une trentaine de vues par jour en moyenne, il y aurait déjà de quoi bouger, vu que dans les années 70 un groupe ML pouvait démarrer avec moins de militants que ça… Erreur, donc, il ne s’agissait plus du tout de la même chose, déjà (ni de la même « époque », non plus !).

Quant à LO, même s’ils rappellent de temps à autre l’équation « baisse tendancielle du taux de profit = crise », cela ne justifie pas pour autant un demi-siècle d’immobilisme « théorique ».

A partir de 2017-18, l’incapacité du système à résorber la masse monétaire issue du « Quantitative Easing », une dizaine d’année, donc, après la crise dite des « subprimes », était suffisamment flagrante pour une remise en question de ce type de logorrhée "standard" pseudo-marxisante. Avec la « crise » de 2020 ça nous a carrément pété à la figure, mais pourtant la plupart refusent encore de comprendre, préférant continuer de radoter leur sempiternel laïus du siècle dernier.

Donc, pour ce qui me concerne, je pense que les choses vont en rester là, pour l’instant. Par la suite je pense toujours à me rapprocher, éventuellement, de la Fondation Pierre De Gaulle, dont j’ai mis le lien à la suite de mon dernier article, sur Ciel de France.

Pierre De Gaulle n’est certes pas « de gauche » mais il s’est clairement positionné sur les questions du racisme et des dérives de l’extrême-droite « néo-pétainiste ». A ce titre sa Fondation peut constituer le noyau d’une unification des forces de Résistance populaire et également nationales de la part des tenants du capitalisme « classique » qui refusent d’être « banco-centralisés ».

En ce moment, le fait est que Pierre De Gaulle semble plutôt silencieux, mais quand on voit que 85% des spectateurs français ont semble-t-il « apprécié » le gloubi-boulga « artistique » de l’ouverture des JO, on peut très bien comprendre sa prudence !

Luniterre

PS : Concernant l’Iran, il me semble que l’analyse de Malbrunot, même s’il n’est pas « de gauche », est manifestement la bonne…

Concernant la visite de Choïgou en Iran, la raison, tout aussi manifestement, s’en trouve ici :

https://www.i24news.tv/fr/actu/international/artc-la-russie-livre-des-systemes-de-defense-aerienne-avances-a-l-iran

Concernant le rôle personnel de Choïgou, si ses relations de longue date avec d’autres pays peuvent encore être mises au service de la Russie, il faut également savoir que dans le même temps les « purges » drastiques contre les membres de son ex-clan au Ministère de la Défense ont repris de plus belle, ces jours derniers, et donc, quelles que soient ses relations réelles avec Poutine, ses pas en Iran ou ailleurs sont en quelque sorte « guidés à distance »…

Ce qui n’est sans doute pas plus mal…

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EN RÉPONSE À >>>

https://mai68.org/spip3/spip.php?article979#forum849

7 août 11:25, par do

Je suis désolé, Luniterre, mais en 45, il y avait eu les FTP dont la moitié avaient refusé de rendre les armes. Si la révolte contre les nazis n’était pas une révolte, armée de surcroît, c’était quoi ?

Des pouvoirs suffisants pour le rendre durable, ça s’appelle la dictature du prolétariat !

Mais je vois qu’en fait tu voudrais revivre l’époque gaullienne de 1945

Les trotskistes sont restés pour beaucoup d’entre eux bloqués à 1917 et octobre rouge, les gaullistes dont on peut avoir l’impression que tu fais partie, sont restés bloqués à 1945.

Bien à toi,

do

http://mai68.org

Ce qui est "désolant" c’est que tu restes bloqué sur le seul concept de "révolte", que tu veux absolument confondre avec ceux de Résistance et même, de Révolution.

_Résistance implique une organisation structurée, ce qu’elle fut, précisément, en 1940-44, et ce qui lui a permis de survivre et d’obtenir quelques réussites dans ses actions, qui ont contribué à la victoire contre le nazisme et surtout, in fine, sauvé l’indépendance et l’honneur et de la France, aux yeux du monde, et notamment du monde anglo-saxon, toujours pressé de l’enterrer…

La Résistance a eu d’autant plus de mérite qu’elle est restée, jusqu’assez tardivement en 1944, généralement plutôt minoritaire dans le pays, même si de façon inégale :

https://ekladata.com/8ZyMRI9MfRWQ9gyU3lNH6fdgg68/Foules-en-liesse-et-marechalisme-des-populations-1940-1944.pdf

_Révolution implique un changement fondamental des infrastructures du pays, et surtout, du rapport entre infrastructures et superstructures, ce qui ne s’est donc pas produit, en 1945. Ce n’était pas non plus au programme du CNR, pourtant essentiellement élaboré sous l’influence du PCF thorézien. PCF thorézien qui n’a pas même voulu pérenniser les organisations de masse créées par la Résistance, et qui auraient pu servir de premier cadre institutionnel pour un réel changement du rapport entre infrastructures et superstructures.

_Dictature du prolétariat est un concept élaboré par Marx en fonction du développement de la révolution industrielle et de l’essor, en tant que classe sociale, du prolétariat industriel productif, c’est à dire dont la force de travail est directement intégrée à la marchandise produite au cours du processus productif.

Classe aujourd’hui quasiment en voie de disparition.

Selon le critère marxiste définissant cette classe, c’est donc cette classe qui semblait avoir pour mission historique de se constituer à son tour en nouvelle classe dominante pour faire évoluer-révolutionner les rapports de production, les rapports entres infrastructures et superstructures.

Le prolétariat industriel productif stricto sensu, c’est à dire précisément au sens marxiste du terme, ne représente plus, par exemple, et comme on l’a vu, qu’à peine 1,5% de la population active en Île de France.

Sans doute un peu plus à l’échelle du pays, et là aussi de façon très inégale.

A noter qu’entre 1944 et 1947, les conditions étaient telles, avec un prolétariat industriel encore en plein essor, qu’une stratégie appropriée de la part du PCF aurait pu aboutir à une transformation révolutionnaire de la société française, à partir donc des organisations de masse de la Résistance, eussent-elles été pérennisées par le programme du CNR, ce que le PCF n’a donc pas voulu.

Aujourd’hui, face à la mondialisation banco-centraliste, il y a actuellement une lutte de Résistance politique à mener, et donc un rapport de force à construire, sur la base d’un projet politique unitaire, incluant, entre autres objectifs, une réindustrialisation réelle du pays, mais nécessairement unitaire en tenant compte de manière objective et réaliste de la nouvelle répartition de la population entre les classes sociales.

Ce qui compte, ce qui est déterminant, c’est la réalité des choses et non les …-ismes idéologiques à partir desquels on prétend en parler.

Personnellement, en tant qu’athée, j’ai donc effectivement une approche assez franchement matérialiste de la réalité, mais qui reste une approche dialectique (…tien, un truc sans …-isme !), et donc en ce sens je reste fondamentalement un "matérialiste dialectique", mais, du moins je l’espère, en évitant, précisément, le dogmatisme, ce plus vilain et plus stérile des …-ismes !

Luniterre

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CE POST COMPLÈTE DONC LES PRÉCISIONS APPORTÉES DANS UN PRÉCÉDENT SUR CE QUE SIGNIFIE LA RECONSTRUCTION D’UN NOUVEAU CNC AU XXIe SIÈCLE :

En 1945 le CNC est né dans la foulée de la mise en place du programme du CNR, dans sa partie qui concernait donc le crédit et la banque. (Voir les docs dans l’article sur le sujet *). Leçon de l’histoire : ce n’était donc pas le fruit d’une « révolte », genre GJ ou autre, mais bien le fruit d’une lutte structurée autour d’un programme.

Pour être à la fois pérenne et durablement efficace il lui a donc manqué d’avoir des pouvoirs suffisants, c’est à dire établis dans la constitution, et une représentativité démocratique réelle, également établie par un statut constitutionnel.

Le nouveau CNC, qui doit donc être basé sur une modification de la constitution, peut et doit aboutir par voie référendaire.

La construction du projet est donc, dans la pratique, la construction d’un projet de référendum. C’est donc en construisant le projet démocratiquement que s’élaborera le programme politique qui va avec et que les formes et fonctions du nouveau CNC se dessineront, dans les luttes politiques nécessaires pour aboutir au rapport de forces qui rendra ce référendum incontournable.

C’est ce qui a manqué au mouvement GJ : une synergie entre la forme, les divers projets de RIC, et le contenu : un programme concret rendant possible la réalisation des revendications. La « révolte » GJ est même restée incapable de produire un simple cahier de revendications réellement unitaire au sens de fédérer toutes les énergies autour d’un seul et même document de base, plate-forme commune ou manifeste.

Au stade actuel il s’agit donc d’un programme refondant l’indépendance nationale face à la mondialisation banco-centraliste, et donc unitaire entre les classes sociales parties prenantes, à l’instar du CNR, donc, mais dans le contexte de Résistance face à cette mondialisation banco-centraliste. Il ne concerne donc pas que le prolétariat mais bien toutes les classes sociales qui veulent défendre la liberté et l’indépendance contre le banco-centralisme. Il concerne donc aussi les PME et TPE, et toutes les entreprises productives et de services « moyennes » au sens général de refuser le fonctionnement financiarisé et banco-centralisé de l’économie : c’est un programme d’unité populaire du prolétariat et des classes moyennes et productives en général, adapté au contexte actuel, au XXIe siècle.

Luniterre

(* http://cieldefrance.eklablog.com/il-etait-une-fois-le-conseil-national-du-credit-1945-et-aujourd-hui-a215997227

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EN RÉPONSE À >>>

https://mai68.org/spip3/spip.php?article979#forum854

7 août 23:47, par do

Luniterre,

Tu crois vraiment que la résistance était structurée dès le début ?

"Prolétaire" et "ouvrier" ne sont pas synonyme.

Le prolétaire est celui qui n’a aucun contrôle sur l’emploi de sa vie et qui le sait.

La vraie révolution n’arrive pas avant la dictature du prolétariat.

Et c’est à lui de décider de ce que sera la révolution.

Bien à toi, do http://mai68.org

Là je constate qu’on tourne en rond sur le sens des mots et des concepts, alors que ce débat me semble avoir clairement fait le tour de la question, même si, précisément, il ne peut donc pas nous mettre d’accord.

Chez Marx il y a effectivement aussi une définition au sens large et donc "transhistorique" du mot prolétaire, mais lorsqu’il parle de dictature du prolétariat, il n’y a pas la moindre ambiguïté sur le fait qu’il parle évidemment du prolétariat industriel productif, producteur de la plus-value, et donc de l’élargissement du capital ! Vu ???

Le prolétariat industriel constituait une classe potentiellement révolutionnaire, en outre, et même surtout, de ce point de vue, du fait de sa concentration sur les lieux de production, et c’est même précisément ce qui lui conférait donc une capacité "naturelle" à s’ériger en classe dominante, d’où l’idée marxiste de dictature du prolétariat.

Maintenant le fait est bien que cette période historique est déjà derrière nous, et qu’elle ne reviendra donc pas, même s’il peut y avoir quelques sursauts ici et là, vu l’inégalité du développement économique.

Maintenant, tu peux également tordre le sens des mots pour entretenir tes illusions éventuellement anarchistes et plus ou moins gauchisantes, et tenter de les faire coller à tout prix à une réalité que tu as beaucoup de mal à admettre telle quelle, même si tu sembles parfois faire quelques efforts méritoires que d’autres ne font même pas.

Il n’en reste pas moins que les "révoltes" interclassistes de type GJ ne parviennent pas à se structurer autour d’un projet politique cohérent, faute, précisément, de faire une analyse réelle des forces mêmes qui les composent, et qui ne sont donc pas du tout socialement homogènes, ne forment donc pas une classe en soi, comme l’était le prolétariat industriel, et encore moins une classe pour soi, comme cela n’a jamais été davantage qu’ébauché, mais a donc tout de même abouti à la naissance de l’URSS et à la victoire sur le nazisme.

Dès le début, donc, la Résistance a été le fait de noyaux politiques préexistants, et notamment communistes, donc, même s’il a fallu le temps nécessaire pour une coordination plus efficace des luttes.

Elle n’a jamais été une "révolte de masse", n’apparaissant comme "mouvement ce masse" que dans les derniers mois de la guerre, en 1944, à la remorque, en fait, des organisations de Résistance effectivement forgées de façon minoritaire, et souvent même, ultra-minoritaire, selon les régions.(*)

Luniterre

(* Cf le document en lien dans mon précédent post.)

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24 Messages de forum

  • Idriss Aberkane et Philippe Béchade ayant tous deux des préjugés de droite, on peut se demander à juste titre si leur conclusion n’est pas arrivée avant une justification qui par conséquent serait artificielle.

    Résultat : ils ne font que justifier la position de Macron de ne pas nommer Lucie Castets Première ministre.

    Arlette

    Répondre à ce message

    • @"Arlette-de-gauche-mais-sans préjugés"

      Ce ne sont évidemment pas les éventuels "préjugés" qui font l’intérêt de cet échange, mais bien la compétence et l’éclairage qu’apporte Philippe Béchade, qui sait de quoi il parle et qui argumente, avec encore plus de précision dans la deuxième heure de l’échange, ce qui fait que ça vaut vraiment la peine de l’écouter entièrement !

      Quoi qu’il en soit, le but d’une telle vidéo n’est pas forcément d’adhérer au point de vue de l’un ou de l’autre, mais de profiter des éléments d’analyse utiles qui sont apportés au débat et qui contribuent, pour ceux qui savent encore réfléchir par eux-mêmes sans référence idéologique compulsive, et donc sans "préjugés", à se forger, précisément, une approche personnelle, en les confrontant avec son propre vécu.

      Dans le cas contraire, pour les autres, un vieux tract "lutte ouvrière" du siècle dernier peut faire l’affaire en toutes circonstances : à relire le (petit) soir avant de s’endormir, en rêvant du (grand) soir.

      Dans la journée, plié en quatre, ça tient dans la poche et ça bouffe pas la batterie du portable : un truc écolo, en plus !

      Luniterre

      Répondre à ce message

      • Oui, tu as raison Luniterre, on en a marre d’être de gauche ou d’extrême gauche. Maintenant, on va être de droite. Cela nous changera un peu !

        Répondre à ce message

        • Re @"4 août 18:37"

          "Reprendre le contrôle, à l’échelle nationale, de la vie économique et sociale, y compris dans sa dimension financière, reste la priorité essentielle. Contrôler le crédit, c’est contrôler la création monétaire réelle dans le pays, directement sur le terrain du développement économique, et donc tout à fait indépendamment de son signe, Euro ou autre. Contrôler le crédit permet d’orienter les grandes tendances de l’activité économique vers les activités et secteurs prioritaires pour les besoins de la population et pour l’indépendance de la nation.

          C’est pourquoi nous avons proposé de remettre au centre du débat la reconstruction d’un Conseil National du Crédit, dans une version statutairement adaptée aux nécessités de notre indépendance nationale au XXIe siècle, c’est à dire doté de pouvoirs constitutionnels et d’une représentativité démocratique réelle."

          >>> "Proposer de remettre au centre du débat"

          >>> Ce n’est donc pas ni prétendre ni encore moins affirmer avoir forcément raison, selon la logique la plus élémentaire de la langue française.

          >>> Selon votre "logique" ne peut avoir de "raison" que ce qui est auto-estampillé "de gauche" par des gens qui pensent forcément avoir raison, vu qu’ils se prétendent "de gauche".

          >>> Selon la logique de votre langage il y a donc une « raison de gauche » que la simple raison et la logique élémentaire ignorent.

          >>> Dans un monde « parallèle » imaginaire : celui des « vieux » tracts (pardonnez le pléonasme) de LO, mais ça doit marcher dans la plupart des partis « de gauche » qui fonctionnent peu ou prou sur le même modèle depuis un demi-siècle, voire plus…

          >>> Prenez soin de vous, et surtout, n’oubliez pas de relire votre tract LO (ou autre, selon votre « tendance ») avant de vous endormir ce soir : ça vous évitera la migraine !

          Luniterre

          Répondre à ce message

  • Salut Luniterre,

    Il y a peut-être quelque chose à tirer de la discussion de ces deux personnes de droite, mais ce n’est tactiquement parlant pas le bon moment pour faire de la pub à cette vidéo ; car, si le NFP parvenait au gouvernement, même s’ils ne font pas tout ce qu’ils ont promis, il y aura quand même une amélioration du niveau de vie pour les plus pauvres.

    Quand aux bons vieux discours que tient LO, ils n’ont peut-être pas encore appris le banco-centralisme ; mais, leurs paroles sont quand même bien plus proches du prolétariat que les nouveaux visages de la droite.

    Amicalement,
    do
    http://mai68.org

    Répondre à ce message

    • En 1981 l’« embellie » mitterrandienne a duré 2 ans, dans un contexte économique nettement moins dégradé qu’aujourd’hui, et l’effet « durable » fut l’apparition des « nouveaux pauvres » qui sont devenus « anciens », mais toujours aussi pauvres.

      Ces jours-ci il y a juste un nouveau début de krach boursier qui a commencé à Tokyo, sur une anticipation de récession, et non sur une « spéculation » : autrement dit, du « sérieux ».

      Accessoirement, Philippe Béchade a été l’un des tout premiers à en parler, alors que sur les « grands » médias « économiques et financiers » c’était quasiment « silence radio » ! Pour ne pas « troubler » la « fête olympique » ??? Vraisemblablement…

      A présent, évidemment, le truc se propage, après les autres bourses « asiatiques », aux autres bourses occidentales et ils sont bien obligés d’en parler, vu la chute…

      Vu le contexte, même si le NFP accède au pouvoir, et en plus sans majorité, on voit mal qu’ils arrivent réellement à « imposer » la réalisation de quelques revendications réellement significatives… Et même à supposer que…, ça ne mettra pas 6 mois, et même probablement moins, avant que la crise n’ai repris le faible « bonus » et même carrément empiré la situation.

      Il est donc tout à fait inutile, et même contreproductif, en termes d’« éveil », d’entretenir la moindre illusion sur le NFP, et je crois que même LO ne le fait pas, ce qui est un bon point pour eux.

      Néanmoins cela fait plus de cinquante ans qu’ils organisent assez régulièrement des « cercles Léon Trotsky » ou autres types de formation militante, et donc supposément d’un certain « niveau », question analyse et théorie économique, entre autres. Pourquoi donc en sont-ils restés à un niveau réel aussi bas, et surtout, aussi loin de l’évolution du monde réel ? Et comme tu le remarques, ce ne sont pas forcément les pires…

      Pour l’instant on ne trouve guère d’éléments d’infos et d’analyses utiles que dans les vidéos et les articles provenant plutôt de la droite.

      Philippe Béchade est un de ceux qui a le mieux analysé le rôle des Banques Centrales, en des termes parfois quasi identiques aux miens, même s’il n’a évidemment pas poussé suffisamment l’analyse jusqu’à l’évolution du rapport entre capital fixe et capital variable. Du moins il en a compris l’essentiel des conséquences dans le monde actuel, contrairement à LO.

      S’il faut donc se priver des rares sources d’infos qui nous renseignent sur la réalité du monde moderne, et au point de ne pas les citer ni de les relayer, je préfère carrément renoncer. De toute façon, avec une moyenne de 2 à 3 000 vues sur Agoravox et 2 à 300 sur Ciel de France, l’impact de mon travail est quasi infinitésimal et il m’épuise carrément en recherches et travail de mise en pages. La « rédaction » des articles à proprement parler, c’est presque des « vacances », tout étant relatif. Pour l’instant je pense plutôt mettre tout ça en « pause ». La rentrée sera peut-être bien « agitée » mais malheureusement plutôt sur le mode « chaos made in England », vu ce qui se passe là bas.

      Mais c’est bien que VLR continue à faire un travail d’info, si faire se peut. La difficulté restant de déjouer les pièges et les illusions.

      Bien à toi,

      Amicalement,

      Luniterre

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      • Salut Luniterre,

        Je ne dis pas qu’il ne faut pas se servir de ces vidéos de droite, mais qu’il fallait attendre encore un ou deux mois avant de faire de la pub à celle-ci. C’est de la tactique. Combien de fois pour être efficace j’ai dû dire les choses d’une façon et pas d’une autre ? pour ne dire vraiment comment je pensais que plus tard. Notamment pour le référendum de 2005.

        Quant à LO, ils savent au moins les bases du marxisme, la baisse tendancielle, etc. Or tu as souvent reproché aux gens d’extrême gauche de ne même pas savoir ça. Et puis, il y a aussi l’honnêteté révolutionnaire qui compte, l’intention. Pas seulement le fait qu’ils aient ou non tout compris.

        Quant au fait de savoir si tu as une efficacité avec tes publications, sache que l’Internationale situationniste était distribué à 300 exemplaires. Ça n’a pas empêché leur efficacité.

        Amicalement,
        do
        http://mai68.org

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        • Une crise, et possiblement, une crise majeure, est en train d’éclater à partir du Japon : la vérité sur l’économie n’attendra donc pas « encore un ou deux mois »… J’ai particulièrement commenté la vidéo Béchade-Berkane pour les propos de Béchade, évidemment, qui m’ont permis de remettre en avant le thème du CNC, qui est pour moi le thème stratégique, actuellement, au sens où s’il venait à être réellement débattu et développé, il peut être un levier pour catalyser un projet politique autour.

          Un levier qui permettrait donc une perspective réelle d’aboutissement de quelques revendications, et plus, éventuellement, en fonction de la mobilisation qui reste à construire…. Pour l’instant, ça n’a donc évidemment pas du tout « décollé », mais le principe reste juste, dans le contexte de la mondialisation banco-centraliste, et en Résistance contre ce fléau, alors que le NFP, lui, malgré l’embryon d’un décollage, est d’entrée de jeu condamné à l’échec.

          A ce propos, encore une analyse « de droite » mais particulièrement pertinente dans le contexte de la mondialisation banco-centraliste, et en plus, bien documentée :

          « Le NFP chez DURALEX : Symbole de l’hypocrisie de la classe politique »

          https://youtu.be/AKnAXc_pMBE

          Sinon, comparer la diffusion d’une revue situ dans les années 60 et un clic sur le net, je pense que ce n’est pas du tout la même chose, pas le même « engagement »…

          Quand j’ai commencé TML, en 2013, je pensais qu’avec une vingtaine de lecteurs et une trentaine de vues par jour en moyenne, il y aurait déjà de quoi bouger, vu que dans les années 70 un groupe ML pouvait démarrer avec moins de militants que ça… Erreur, donc, il ne s’agissait plus du tout de la même chose, déjà (ni de la même « époque », non plus !).

          Quant à LO, même s’ils rappellent de temps à autre l’équation « baisse tendancielle du taux de profit = crise », cela ne justifie pas pour autant un demi-siècle d’immobilisme « théorique ».

          A partir de 2017-18, l’incapacité du système à résorber la masse monétaire issue du « Quantitative Easing », une dizaine d’année, donc, après la crise dite des « subprimes », était suffisamment flagrante pour une remise en question de ce type de logorrhée "standard" pseudo-marxisante. Avec la « crise » de 2020 ça nous a carrément pété à la figure, mais pourtant la plupart refusent encore de comprendre, préférant continuer de radoter leur sempiternel laïus du siècle dernier.

          Donc, pour ce qui me concerne, je pense que les choses vont en rester là, pour l’instant. Par la suite je pense toujours à me rapprocher, éventuellement, de la Fondation Pierre De Gaulle, dont j’ai mis le lien à la suite de mon dernier article, sur Ciel de France.

          Pierre De Gaulle n’est certes pas « de gauche » mais il s’est clairement positionné sur les questions du racisme et des dérives de l’extrême-droite « néo-pétainiste ». A ce titre sa Fondation peut constituer le noyau d’une unification des forces de Résistance populaire et également nationales de la part des tenants du capitalisme « classique » qui refusent d’être « banco-centralisés ».

          En ce moment, le fait est que Pierre De Gaulle semble plutôt silencieux, mais quand on voit que 85% des spectateurs français ont semble-t-il « apprécié » le gloubi-boulga « artistique » de l’ouverture des JO, on peut très bien comprendre sa prudence !

          Luniterre

          PS : Concernant l’Iran, il me semble que l’analyse de Malbrunot, même s’il n’est pas « de gauche », est manifestement la bonne…

          Concernant la visite de Choïgou en Iran, la raison, tout aussi manifestement, s’en trouve ici :

          https://www.i24news.tv/fr/actu/international/artc-la-russie-livre-des-systemes-de-defense-aerienne-avances-a-l-iran

          Concernant le rôle personnel de Choïgou, si ses relations de longue date avec d’autres pays peuvent encore être mises au service de la Russie, il faut également savoir que dans le même temps les « purges » drastiques contre les membres de son ex-clan au Ministère de la Défense ont repris de plus belle, ces jours derniers, et donc, quelles que soient ses relations réelles avec Poutine, ses pas en Iran ou ailleurs sont en quelque sorte « guidés à distance »…

          Ce qui n’est sans doute pas plus mal…

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      • Luniterre,

        Tu dis : « En 1981 l’« embellie » mitterrandienne a duré 2 ans »

        Ce n’est pas tout à fait vrai : le doublement de la pension de vieillesse, les 35 heures, la cinquième semaine de congés payés, la suppression de la peine de mort et la dépénalisation de l’homosexualité, tout ça dure encore. Mais pas la retraite à 60 ans, que les prolos n’ont pas su défendre : ils ont eu le tord de ne pas voir que les directions syndicales sont achetées par le pouvoir.

        Bien à toi,
        do
        http://mai68.org

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        • Effectivement, on peut voir ça comme ça…

          Mais pour les victimes "durables" de la crise économique et sociale, les "avantages" ne sont plus que des conséquences désastreuses.

          Ce n’était donc pas le bon modèle de développement, et ça ne l’est toujours pas, et même encore bien moins, en 2024 !

          C’est en ce sens qu’il n’y a rien de bon à attendre du NFP.

          Il est urgent d’inventer autre chose, d’approprié au contexte actuel de banco-centralisation de l’économie. C’est pourquoi je pense qu’un nouveau CNC conçu en fonction peut être l’axe de reconstruction d’un projet politique tenant compte de l’analyse actuelle, de l’expérience et des leçons de l’histoire.

          Luniterre

          Répondre à ce message

          • Luniterre,

            Tu mets la charrue avant les boeufs. Ce que tu dis peut peut-être une solution intermédiaire en attendant le communisme. Mais ce sera irréalisable sans auparavant une vraie révolution qui va bien plus loin que mai68. Je veux dire qu’il faudra que la dictature du prolétariat soit d’abord établie, avant de pouvoir envisager une solution quelle qu’elle soit. C’est pourquoi je m’évertue avant tout à propager la révolte. Car toute révolution commence par une révolte.

            Bien à toi,
            do
            http://mai68.org

            Répondre à ce message

            • En 1945 le CNC est né dans la foulée de la mise en place du programme du CNR, dans sa partie qui concernait donc le crédit et la banque. (Voir les docs dans l’article sur le sujet *). Leçon de l’histoire : ce n’était donc pas le fruit d’une « révolte », genre GJ ou autre, mais bien le fruit d’une lutte structurée autour d’un programme.

              Pour être à la fois pérenne et durablement efficace il lui a donc manqué d’avoir des pouvoirs suffisants, c’est à dire établis dans la constitution, et une représentativité démocratique réelle, également établie par un statut constitutionnel.

              Le nouveau CNC, qui doit donc être basé sur une modification de la constitution, peut et doit aboutir par voie référendaire.

              La construction du projet est donc, dans la pratique, la construction d’un projet de référendum. C’est donc en construisant le projet démocratiquement que s’élaborera le programme politique qui va avec et que les formes et fonctions du nouveau CNC se dessineront, dans les luttes politiques nécessaires pour aboutir au rapport de forces qui rendra ce référendum incontournable.

              C’est ce qui a manqué au mouvement GJ : une synergie entre la forme, les divers projets de RIC, et le contenu : un programme concret rendant possible la réalisation des revendications. La « révolte » GJ est même restée incapable de produire un simple cahier de revendications réellement unitaire au sens de fédérer toutes les énergies autour d’un seul et même document de base, plate-forme commune ou manifeste.

              Au stade actuel il s’agit donc d’un programme refondant l’indépendance nationale face à la mondialisation banco-centraliste, et donc unitaire entre les classes sociales parties prenantes, à l’instar du CNR, donc, mais dans le contexte de Résistance face à cette mondialisation banco-centraliste. Il ne concerne donc pas que le prolétariat mais bien toutes les classes sociales qui veulent défendre la liberté et l’indépendance contre le banco-centralisme. Il concerne donc aussi les PME et TPE, et toutes les entreprises productives et de services « moyennes » au sens général de refuser le fonctionnement financiarisé et banco-centralisé de l’économie : c’est un programme d’unité populaire du prolétariat et des classes moyennes et productives en général, adapté au contexte actuel, au XXIe siècle.

              Luniterre

              (* http://cieldefrance.eklablog.com/il-etait-une-fois-le-conseil-national-du-credit-1945-et-aujourd-hui-a215997227

              *********************************************

              Répondre à ce message

              • Je suis désolé, Luniterre, mais en 45, il y avait eu les FTP dont la moitié avaient refusé de rendre les armes. Si la révolte contre les nazis n’était pas une révolte, armée de surcroît, c’était quoi ?

                Des pouvoirs suffisants pour le rendre durable, ça s’appelle la dictature du prolétariat !

                Mais je vois qu’en fait tu voudrais revivre l’époque gaullienne de 1945

                Les trotskistes sont restés pour beaucoup d’entre eux bloqués à 1917 et octobre rouge, les gaullistes dont on peut avoir l’impression que tu fais partie, sont restés bloqués à 1945.

                Bien à toi,
                do
                http://mai68.org

                Répondre à ce message

                • Ce qui est "désolant" c’est que tu restes bloqué sur le seul concept de "révolte", que tu veux absolument confondre avec ceux de Résistance et même, de Révolution.

                  _Résistance implique une organisation structurée, ce qu’elle fut, précisément, en 1940-44, et ce qui lui a permis de survivre et d’obtenir quelques réussites dans ses actions, qui ont contribué à la victoire contre le nazisme et surtout, in fine, sauvé l’indépendance et l’honneur et de la France, aux yeux du monde, et notamment du monde anglo-saxon, toujours pressé de l’enterrer…

                  La Résistance a eu d’autant plus de mérite qu’elle est restée, jusqu’assez tardivement en 1944, généralement plutôt minoritaire dans le pays, même si de façon inégale :

                  https://ekladata.com/8ZyMRI9MfRWQ9gyU3lNH6fdgg68/Foules-en-liesse-et-marechalisme-des-populations-1940-1944.pdf

                  _Révolution implique un changement fondamental des infrastructures du pays, et surtout, du rapport entre infrastructures et superstructures, ce qui ne s’est donc pas produit, en 1945. Ce n’était pas non plus au programme du CNR, pourtant essentiellement élaboré sous l’influence du PCF thorézien. PCF thorézien qui n’a pas même voulu pérenniser les organisations de masse créées par la Résistance, et qui auraient pu servir de premier cadre institutionnel pour un réel changement du rapport entre infrastructures et superstructures.

                  _Dictature du prolétariat est un concept élaboré par Marx en fonction du développement de la révolution industrielle et de l’essor, en tant que classe sociale, du prolétariat industriel productif, c’est à dire dont la force de travail est directement intégrée à la marchandise produite au cours du processus productif.

                  Classe aujourd’hui quasiment en voie de disparition.

                  Selon le critère marxiste définissant cette classe, c’est donc cette classe qui semblait avoir pour mission historique de se constituer à son tour en nouvelle classe dominante pour faire évoluer-révolutionner les rapports de production, les rapports entres infrastructures et superstructures.

                  Le prolétariat industriel productif stricto sensu, c’est à dire précisément au sens marxiste du terme, ne représente plus, par exemple, et comme on l’a vu, qu’à peine 1,5% de la population active en Île de France.

                  Sans doute un peu plus à l’échelle du pays, et là aussi de façon très inégale.

                  A noter qu’entre 1944 et 1947, les conditions étaient telles, avec un prolétariat industriel encore en plein essor, qu’une stratégie appropriée de la part du PCF aurait pu aboutir à une transformation révolutionnaire de la société française, à partir donc des organisations de masse de la Résistance, eussent-elles été pérennisées par le programme du CNR, ce que le PCF n’a donc pas voulu.

                  Aujourd’hui, face à la mondialisation banco-centraliste, il y a actuellement une lutte de Résistance politique à mener, et donc un rapport de force à construire, sur la base d’un projet politique unitaire, incluant, entre autres objectifs, une réindustrialisation réelle du pays, mais nécessairement unitaire en tenant compte de manière objective et réaliste de la nouvelle répartition de la population entre les classes sociales.

                  Ce qui compte, ce qui est déterminant, c’est la réalité des choses et non les …-ismes idéologiques à partir desquels on prétend en parler.

                  Personnellement, en tant qu’athée, j’ai donc effectivement une approche assez franchement matérialiste de la réalité, mais qui reste une approche dialectique (…tien, un truc sans …-isme !), et donc en ce sens je reste fondamentalement un "matérialiste dialectique", mais, du moins je l’espère, en évitant, précisément, le dogmatisme, ce plus vilain et plus stérile des …-ismes !

                  Luniterre

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                  • Luniterre,

                    Tu crois vraiment que la résistance était structurée dès le début ?

                    "Prolétaire" et "ouvrier" ne sont pas synonyme.

                    Le prolétaire est celui qui n’a aucun contrôle sur l’emploi de sa vie et qui le sait.

                    La vraie révolution n’arrive pas avant la dictature du prolétariat.

                    Et c’est à lui de décider de ce que sera la révolution.

                    Bien à toi,
                    do
                    http://mai68.org

                    Répondre à ce message

                    • Là je constate qu’on tourne en rond sur le sens des mots et des concepts, alors que ce débat me semble avoir clairement fait le tour de la question, même si, précisément, il ne peut donc pas nous mettre d’accord.

                      Chez Marx il y a effectivement aussi une définition au sens large et donc "transhistorique" du mot prolétaire, mais lorsqu’il parle de dictature du prolétariat, il n’y a pas la moindre ambiguïté sur le fait qu’il parle évidemment du prolétariat industriel productif, producteur de la plus-value, et donc de l’élargissement du capital ! Vu ???

                      Le prolétariat industriel constituait une classe potentiellement révolutionnaire, en outre, et même surtout, de ce point de vue, du fait de sa concentration sur les lieux de production, et c’est même précisément ce qui lui conférait donc une capacité "naturelle" à s’ériger en classe dominante, d’où l’idée marxiste de dictature du prolétariat.

                      Maintenant le fait est bien que cette période historique est déjà derrière nous, et qu’elle ne reviendra donc pas, même s’il peut y avoir quelques sursauts ici et là, vu l’inégalité du développement économique.

                      Maintenant, tu peux également tordre le sens des mots pour entretenir tes illusions éventuellement anarchistes et plus ou moins gauchisantes, et tenter de les faire coller à tout prix à une réalité que tu as beaucoup de mal à admettre telle quelle, même si tu sembles parfois faire quelques efforts méritoires que d’autres ne font même pas.

                      Il n’en reste pas moins que les "révoltes" interclassistes de type GJ ne parviennent pas à se structurer autour d’un projet politique cohérent, faute, précisément, de faire une analyse réelle des forces mêmes qui les composent, et qui ne sont donc pas du tout socialement homogènes, ne forment donc pas une classe en soi, comme l’était le prolétariat industriel, et encore moins une classe pour soi, comme cela n’a jamais été davantage qu’ébauché, mais a donc tout de même abouti à la naissance de l’URSS et à la victoire sur le nazisme.

                      Dès le début, donc, la Résistance a été le fait de noyaux politiques préexistants, et notamment communistes, donc, même s’il a fallu le temps nécessaire pour une coordination plus efficace des luttes.

                      Elle n’a jamais été une "révolte de masse", n’apparaissant comme "mouvement ce masse" que dans les derniers mois de la guerre, en 1944, à la remorque, en fait, des organisations de Résistance effectivement forgées de façon minoritaire, et souvent même, ultra-minoritaire, selon les régions.(*)

                      Luniterre

                      (* Cf le document en lien dans mon précédent post.)

                      *********************************************************

                      Répondre à ce message

                      • Luniterre,

                        Tu veux la faire avec QUI, la révolution, si ce n’est pas avec le prolétariat au sens où l’entendent les situationnistes ? Comme tu dis, les "ouvriers" ont disparu ou pas loin, alors faut pas compter sur eux.

                        La révolution n’est pas condamnée pour autant.

                        La nuit des barricades du 10 au 11 mai 1968, qui a tout déclenché, était le fait des étudiants et surtout des "blousons noirs politisés", comme disaient les situs. Ce n’étaient pas des ouvriers (bien tenus en laisse par leurs structures syndicales) qui ont combattu sur ces barricades. C’est pourtant ce genre de prolétariat, le prolétariat des barricades, qui devra exercer sa dictature sur la bourgeoisie.

                        Ces gens des barricades n’avaient aucune structure. Seulement la motivation ; car, comme le disaient encore les situs, "Quand on a connu la liberté, on est prêt à la défendre au couteau".

                        Je ne crois pas aux structures préétablies ou aux partis. Car ce genre de choses finit toujours par vivre pour soi et non pour la population. La structure trahira toujours à un moment ou à un autre. Très précisément dès le moment où elle devra choisir entre son intérêt et celui du mouvement de contestation.

                        Amicalement,
                        do
                        http://mai68.org

                        Répondre à ce message

                        • Comme je te l’ai déjà dit, je constate encore une fois que l’on a fait le tour de la question.

                          Les gens des barricades en Mai 68 n’ont pas été beaucoup plus loin que le bout de leurs barricades.

                          Idem pour les GJ, restés bloqués sur leurs promenades hebdomadaires, même si elles ont parfois tourné vinaigre.

                          Une Révolution se développe si elle se construit à la fois comme projet politique et comme structure alternative au système en place, à remplacer.

                          C’est une leçon évidente de l’histoire, et dont il faut nécessairement tenir compte, même si ce n’est pas pour autant une recette miracle.

                          De recette miracle, il n’y en a pas. La République a mis quasiment un siècle à s’imposer comme régime durable, après pas mal d’aléas et de retours de bâton.

                          Le prix à payer en vies humaines fut sans doute très élevé, et même beaucoup trop, mais pour autant les partisans d’un retour à la monarchie, même constitutionnelle, ne sont pas pas vraiment ni crédibles ni convaincants, et c’est tant mieux, à mon avis : la République, même avec tous ses défauts, c’est quand-même un progrès !

                          A propos, avec cette provocation spectaculaire stupide autour de Marie-Antoinette j’ai donc relu pas mal de choses sur l’histoire de cette époque, et elle est vraiment tout à fait l’illustration de mon propos, sauf à tordre le sens des mots, selon ce qui semble donc malheureusement être une habitude de ta part.

                          Pour ma part, je constate donc encore une fois de plus que nous avons fait le tour de ce débat, même si je suppose que chacun continuera à camper sur ses positions.

                          Luniterre

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