Je vous écris cette lettre à un moment décisif pour notre patrie. Il y a quatre ans, quand vous vous prépariez à assumer la présidence, personne ne pourrait imaginer que les derniers mois de votre gouvernement seraient si obscurs et regrettables, et encore moins que vous finiriez par autoriser la violence contre ceux qui vous ont amené au pouvoir, avec leurs voix, leur lutte et leur sang.