La chute de Damas n’est pas seulement la fin d’une guerre, c’est le début d’une longue nuit sans lune, une nuit où nous serons obligés de faire la distinction entre les ombres du chaos, en nous demandant s’il y aura une issue. C’est une nuit habitée par un silence pesant et une tristesse sans bornes, où il ne reste plus qu’à accepter la défaite, non pas dans une bataille spécifique, mais dans la lutte pour la conscience, l ’identité et la dignité. En fin de compte, la chute de Damas n’est pas seulement la perte d’une capitale, mais la signature finale de l’acte de décès d’une « nation arabe » qui n’a peut-être jamais vu le jour.