Le modèle de la mondialisation néolibérale asymétrique se désagrège. Celui-ci prévoyait une structure verticale et hiérarchique : les États-Unis au sommet, certains pays développés au niveau intermédiaire et une majorité de pays producteurs en dessous. Avec le dollar américain comme monnaie de réserve internationale de facto, les États-Unis pouvaient régenter le monde et pomper ses richesses à coût faible ou nul. C’est la forme qu’a prise l’impérialisme contemporain.
La Chine a réussi à échapper au contrôle américain et à tirer profit d’une mondialisation instaurée pour favoriser les États-Unis et la tenir en position subalterne. Elle est la première économie du monde en parité de pouvoir d’achat (23 000 milliards de dollars US), une concurrente des États-Unis (20 000 milliards) et un obstacle à leur domination mondiale.
Note de do : La fraction antimondialiste de la classe dominante américaine a pris le pouvoir avec Trump parce que la mondialisation de l’impérialisme américain a échoué. Cela fait penser à la guerre de sécession où le Nord industriel voulait fermer les frontières et où le sud agricole voulait les ouvrir librement au commerce (c’était la VRAIE cause de la guerre de sécession, et pas l’esclavage).