Rappelons une vérité : les dissolutions sont l’arme d’un régime qui craint la dissidence. Elles sont un aveu de faiblesse, un outil d’intimidation, un poison lent pour toute vie politique digne de ce nom. Applaudir la dissolution d’un ennemi, c’est légitimer celles qui nous frappent. C’est faire le jeu de l’État profond, du ministère de l’Intérieur, de la police de la pensée.
Nous devons tirer les bonnes leçons de cette affaire : toute attaque contre la liberté politique doit nous alerter, quelle que soit la cible. Il n’y a pas de victoire dans une répression qui, demain, reviendra frapper ceux qui aujourd’hui applaudissent. L’extrême gauche paie le prix d’avoir voulu museler tout le monde ; qu’elle s’en morde les doigts est une chose. Mais que la droite s’en félicite est une faute stratégique et morale.
Note de do : Bien que je sois d’extrême extrême gauche, et que cet article provienne de l’extrême droite, j’ai cru bon de le porter à la connaissance des visiteurs de ce site, car Il est particulièrement intelligent. J’aurais aimé que l’extrême gauche soit capable d’une réflexion similaire.