Ellen Alaverdyan et Anushik Alaverdyan (tante et nièce) - Chanson folklorique arménienne "Summer Night / کګַրր" - 27_juin_2025 - vidéo_2’16’’
Comme le génocide des Juifs, celui des Arméniens fut connu pratiquement « en temps réel », en particulier grâce aux témoignages des missionnaires et diplomates des nations alliées de l’Empire ottoman – l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie – et neutres – Suisse, pays Scandinaves, et surtout États-Unis.
Aussi Morgenthau est-il sans doute l’un des diplomates les mieux aptes à percevoir le sens des premières mesures à l’encontre des Arméniens.
Morgenthau ne se borne pas, en effet, à transmettre au Département d’État les dépêches concordantes envoyées d’un bout à l’autre de l’Empire par les consuls et les missionnaires américains, lesquels, très vite – à la différence des massacres de masse de 1894-1896 (200000 morts) et d’avril 1909 (30000 morts) –, prennent la mesure de ce qui leur apparaît comme une entreprise d’« extermination d’une race », le « meurtre d’une nation », l’« assassinat de l’Arménie ».