Plus l’humain uniformise la forêt, plus elle est inflammable, explique la philosophe Joëlle Zask. Pour répondre aux incendies, nous avons une révolution culturelle à mener.
Le feu renvoie dos à dos les idées qu’on pourrait exercer un contrôle absolu sur la nature, et celle qu’il faudrait la sanctuariser pour la sauver. Ce sont les deux faces d’une même pièce : nous ne savons pas trouver notre place sur Terre. Nous avons une idée très abstraite, virtualisée, de ce qu’est un être humain.