C’est dans un régime politique fragilisé, ayant perdu sa légitimité, et dans une société fragmentée en communautés aux intérêts de plus en plus divergents que s’inscrivent le génocide à Gaza et la pratique de la « chasse à l’homme » en Cisjordanie. Cette traque mortifère est à la fois méthode de contrôle, stratégie militaire, outil politique, et facteur de cohésion sociale.
L’occupation de la Palestine connaît un tournant militaire brutal. Le déploiement de force contre les Palestiniens semble ne pas connaître de limite : affamer Gaza, assoiffer la Cisjordanie, accomplir un nettoyage ethnique. Et pourtant. Fondée sur la complicité collective d’une société israélienne divisée, révélant la fragilité du pouvoir, cette violence de l’État israélien pourrait se retourner contre lui.