À juste titre, on le surnomme le « Mandela palestinien ». Les sondages en témoignent : aucun autre leader palestinien ne dispose d’une telle légitimité populaire. Sa libération est exigée par le Hamas dans les négociations, redoutée par Mahmoud Abbas qui voit en lui son rival, et redoutée par Israël qui craint qu’un Barghouti libre ne devienne le catalyseur d’une nouvelle unité nationale. Chaque jour passé en prison ajoute à sa légende. Malade, maltraité, privé de ses droits, il demeure debout dans la mémoire collective de son peuple.