En constatant la censure exercée sur la deuxième partie du film Ivan le Terrible, les commentateurs français ont dit n’importe quoi à savoir que Staline était choqué d’être identifié à Ivan le Terrible. C’est faux, Staline préfère être identifié à Ivan, qui n’est pas pro-occidental, plutôt qu’à Pierre le Grand ou Catherine la grande.
Ce dialogue contribue à mieux cerner les relations entre le pouvoir et les artistes en ce temps de construction de l’Union soviétique aux lendemains de la deuxième guerre mondiale, alors que la guerre froide menace y compris du feu nucléaire utilisé à Hiroshima (1945). Cela me fait souvenir de la phrase de Döblin : l’art est politique, il agit. C’est une position que partagent Dzigfa Vertov, Einsenstein et Staline, même si les choix et conséquences peuvent être critiqués, ils ne doivent pas être tronqués