La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a annoncé avoir mené, ce mardi 30 décembre 2025, une frappe aérienne contre des cargaisons d’armes en provenance des Emirats arabes unis dans le port de Mukalla, dans le gouvernorat d’Hadramaout, au sud du Yémen… déchargeant une cargaison d’armes destinée au Conseil de transition du Sud (CTS).
Samedi dernier, Mohammad Al-Farah, membre du bureau politique du mouvement de résistance yéménite Ansarullah (Houthis), a affirmé que les actions du CTS ne relevaient pas d’un projet national, mais constituaient un instrument purement émirati visant à fragmenter le Yémen et à transformer le sud du pays en une zone d’influence ouverte au service d’agendas étrangers.
Al-Farah a averti que les événements actuels visent à préparer le terrain pour une présence sioniste directe « dans l’une des zones les plus critiques pour la sécurité nationale yéménite et arabe : le détroit de Bab el-Mandeb et la mer d’Arabie ».
Il a réaffirmé que l’intervention saoudienne n’a jamais été motivée par l’unité ou la souveraineté du Yémen, mais bien par des intérêts personnels et une volonté d’hégémonie, cherchant à imposer son contrôle sur le Hadramaout et Al-Mahra et à les traiter comme des territoires subordonnés plutôt que comme des composantes intégrantes d’un État yéménite indépendant.