« L’Iran a gagné la guerre et Trump, désespérément, essaie de sauver la face » : le général Yakovleff, qui fait cette analyse iconoclaste de la situation au Moyen-Orient, n’est pas un partisan du régime de Téhéran. Cet ancien vice-chef d’état-major de l’Otan n’ignore évidemment rien de l’écrasante supériorité militaire de l’armée américaine.
Pour autant, la paix est loin d’être acquise : la tentation est forte, pour Trump, soit de doubler la mise, en pariant sur l’envoi de troupes au sol – « une erreur catastrophique », selon le général –, soit de se livrer depuis les airs à une sorte de vengeance de la « grande puissance » humiliée contre ceux qui lui résistent, ce que Trump a appelé, avec son cynisme et sa vulgarité coutumiers, « ramener l’Iran à l’âge de pierre ».
Sauf à prendre une responsabilité ineffaçable devant l’histoire, la France, l’Europe, la « communauté internationale » en général ne peuvent continuer à rester inertes face à ces monstruosités en cascade de la part de la première puissance mondiale.