Un émetteur de SMS a la taille d’un boîtier d’ordinateur et se range facilement dans un coffre de voiture ou un sac à dos. Il se fait passer pour une antenne de téléphone portable classique.
Grâce à son signal puissant, il brouille les signaux 3G ou 4G et force les smartphones situés dans un rayon de 500 à 1000 mètres à s’y connecter via la 2G. Là, il exploite une vulnérabilité connue (un "chiffrement nul") pour acheminer des messages sans vérification.
L’escroquerie fonctionne même si le réseau 2G est désactivé en Suisse. En effet, les auteurs utilisent leur propre antenne, contournant ainsi les filtres de sécurité des opérateurs de réseau mobile.
Et les smartphones modernes peuvent encore se connecter via la 2G, car cette norme est toujours utilisée dans de nombreux pays.
Une fois les smartphones connectés à la fausse antenne, ils reçoivent automatiquement un SMS frauduleux, sans que les auteurs de l’escroquerie aient besoin de connaître leur numéro de téléphone.
Le nom de l’expéditeur peut également être choisi librement (usurpation d’identité). Cela permet d’adapter précisément les SMS d’hameçonnage au lieu et à la situation.