Le château, connu en Israël sous le nom de « Beaufort », est situé à une altitude d’environ 700 mètres au-dessus du niveau de la mer, ce qui lui confère une capacité exceptionnelle à dominer de vastes zones du sud du Liban et du nord de la Palestine occupée. Pour cette raison, au fil des siècles, il a été un site militaire de grande importance, successivement contrôlé par les Croisés, les Mamelouks et les Ottomans, avant de devenir, à l’ère moderne, un point de confrontation permanent dans le conflit arabo-israélien.
Dans des tranchées et des fortifications en béton, des combats au corps à corps ont eu lieu sous une résistance féroce. Les Israéliens décrivent cette nuit comme une « victoire à un coût insupportable », après que plusieurs officiers et soldats israéliens aient été tués, y compris des commandants supérieurs de l’unité Golani. Depuis lors, l’image du château s’est enracinée en Israël comme un lieu qui « engloutit des soldats » et épuise les forces, transformant Qal’at al-Shaqif en un symbole de peur et de pertes plutôt que de victoire militaire : le « monstre sur la montagne » mérite-t-il d’y retourner à nouveau ?